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Expo sur le Maroc médiéval
L'histoire artistique des dynasties
Publié dans L'Economiste le 03 - 03 - 2015

L'exposition Maroc médiéval retrace une épopée glorieuse de l'histoire du pays.
Les œuvres choisies remontent à une époque où l'empire chérifien rayonnait sur le monde. En effet, «l'exposition invite à parcourir, de façon chronologique, chacune des dynasties qui ont marqué le Maroc par leurs apports artistiques et leurs transmissions de savoir et d'idées», a souligné Bahija Simou, commissaire générale de l'exposition. C'est ce qui permettra, selon elle, de «comprendre les fondements politico-religieux de notre pays, qui demeurent les mêmes jusqu'à nos jours». Surtout que, face à la montée de l'extrémisme et de l'intolérance, il est important «d'envoyer des messages de paix à travers la présentation de la véritable image de l'Islam», comme l'a indiqué Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées. En effet, les objets exposés remontent à plusieurs dynasties, dont les Idrissides qui ont posé les fondements de l'Islam marocain. «Cet Etat a été institué indépendamment du califat au Machreq, en se basant sur la légitimité de la descendance du Prophète Sidna Mohammed», a rappelé Bahija Simou. Ils ont posé les jalons de la religion officielle du Maroc, basée sur le rite malékite, la doctrine achaârite et le soufisme sunnite, qui demeurent des constantes religieuses et spirituelles du Royaume. Les bases de l'Etat mis en place par les Idrissides ont été renforcées par les Almoravides, qui ont élargi ses frontières, à travers la création du Maghreb Al Aqsa. Cet empire s'étendait des rives du fleuve du Sénégal jusqu'en Andalousie au Nord, et au Maghreb central à l'Est. Cette dynastie a été marquée par une grande production artistique. Surtout que les Almoravides
Bannière Abou Al Hassan réalisée à Fès entre 1339 et 1340
«se sont inspirés du style andalou, qu'ils ont adapté aux spécificités marocaines». Cela est notamment le cas pour l'architecture des lieux de culte, comme les mosquées, les minbars, les mihrabs et les minarets... Certains de ces objets historiques, dont quelques pièces sont encore d'usage, seront présentés lors de cette exposition. C'est également le cas des plafonds sculptés comme ceux de la Quaraouiyine à Fès ou la coupole Barudiyin à Marrakech. Les Almohades ont poursuivi la construction de l'Etat marocain, «en préservant les mêmes fondements du pouvoir. Ce qui explique nos vertus religieuses de modération, de juste milieu et d'ouverture historique sur les autres religions monothéistes, loin de tout extrémisme», a expliqué la commissaire de l'exposition. La splendeur de cet Etat s'est traduite par le développement de l'art, notamment à travers les styles architecturaux des grands minarets et leur forme carrée, à l'image de celles de Tinmel et de la Koutoubia. S'y ajoutent les grandes portes des villes, à l'image de Bab Rouah à Rabat ou Bab Agnaou à Marrakech. Les Mérinides, qui ont succédé aux Almohades, se sont démarqués sur le plan artistique, en laissant un legs raffiné de monuments historiques, dont des mosquées et des méderssa. Ils se sont distingués par «l'utilisation de la brique réfractaire à côté du pisé et par l'ornement des ouvrages architecturaux», a fait savoir la commissaire de l'exposition. Ils ont également introduit l'usage du zellige, du plâtre et du bois sculpté, ainsi que les vitraux aux fenêtres ajourées.
Tombouctou, Fès, Cordoue...
Le Maroc médiéval représenté dans cette exposition rayonnait sur le bassin méditerranéen et constituait un carrefour d'échange des biens et des idées. En effet, «plusieurs itinéraires commerciaux qui ont été tracés ont contribué à l'apparition d'un réseau citadin parsemé de villes comme Tombouctou, Fès, Marrakech, Cordoue, Séville et Grenade», a indiqué Bahija Simou. D'autres liens étaient également noués avec les cités-Etats italiennes. Cet essor économique du Maroc et sa position géographique ont favorisé un dialogue d'idées et un transfert de savoir. Au point où plusieurs philosophes et scientifiques occidentaux ont été influencés par leurs homologues marocains. Cet échange entre les deux rives de la Méditerranée «a permis de jeter les ponts entre deux mondes culturels différents», a noté Simou.


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