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Festival de Fès de la culture soufie
L'humanisme spirituel séduit
Publié dans L'Economiste le 21 - 04 - 2015

D'année en année, le rush autour du festival de Fès de la culture soufie se confirme.
La 9e édition qui a démarré, samedi dernier et qui se tient jusqu'au 25 avril prochain, a accueilli un public de choix venant des quatre coins du monde. Ainsi, le gotha international vient profiter des moments de sérénité, tant recherchés en cette période de crise et de clivage des cultures et des religions. Parmi les personnalités présentes à l'ouverture de l'événement, Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat français, Driss Dahhak, Secrétaire général du gouvernement marocain, et d'autres comme l'expert international en culture, Abdelillah Benarafa, et plusieurs penseurs et écrivains dont Abdessamad Romero, Abdou Hafidi, Alan Williams, Cheikha Nur, l'écrivain Eric Geoffroy, Ines Safi...
Ce festival tenu chaque année sous le Haut Patronage royal, offre des espaces de dialogue pour rétablir la paix. «Sous le chêne du musée Batha, je me définis comme profondément républicaine de confession musulmane...et je dénonce les actes obscurantistes commis au nom de l'Islam sur un Coran dénaturé»,
Le gotha national était présent à l'ouverture, samedi dernier. On reconnaît sur la photo, Driss Dahhak, SG du gouvernement en discussion avec Kamal Lahlou, journaliste et publicitaire, et Fathia Bennis, Pdg Maroc-Lear
indique Bariza Khiari. La co-fondatrice du festival ajoute que l'Islam est devenu un sujet politique et souffre d'une cacophonie, une mise en scène et une surenchère. Et c'est à travers des événements comme le festival de Fès qu'on peut montrer l'image de la spiritualité, la vraie, et la belle image de l'Islam. En clair, la beauté de la spiritualité est donnée grâce à ce festival car les soufis ne dénaturent pas cette religion. Malheureusement, «les saints et les assassins se réfèrent au même livre. Les premiers l'étudient, les autres l'instrumentalisent», renchérit la sénatrice française d'origine algérienne. «Au Maroc, fait remarquable, le préambule de la Constitution est inclusif. Le Royaume se définit comme un pays musulman ouvert sur les religions monothéistes, hébraïque entre autres,...quelle belle définition de l'humanisme et de la quête du savoir pour fonder une société de fraternité», admire Khiari.
De son côté, Faouzi Skali, le président du festival, affirme que son événement conjugue amour et savoir à travers l'exploration et la connaissance d'un patrimoine littéraire, intellectuel, artistique et spirituel d'une immense richesse.
Un patrimoine qui s'est constitué depuis des siècles et qui a produit des œuvres d'une portée considérable.
Les spectacles des chants soufis se sont déroulés à guichets fermés. Voix sublime, Fatim Azzahra Kortobi est la grande révélation de cette édition. Elle a incarné Rabiâa El Adaouiya aux côtés de Marwane Hajji, Samira Kadiri, et Salah Eddîn Mohssine (Ph. Y.S.A.)
Une de ces œuvres est traduite, chaque jour, par le forum du festival ou encore ses spectacles spirituels. En ce sens, le concert création d'Abdallah El Ouazzani, expert et chercheur en soufisme, fut «un festin musical inédit que seul le Maroc peut se permettre aujourd'hui», exprime Salah Stetiié, écrivain et ancien ambassadeur français d'origine libanaise. La fresque unique qui a émerveillé le public du musée Batha, a été dédiée à Rabiâa qui «aimait Dieu parce qu'Il méritait son amour». Incarnée par la voix sublime de Fatim Azzahra Kortobi, Rabiâa a été ressuscitée à travers un ensemble de poèmes présentés pour la première fois. Le spectacle fut une présentation de l'école divine, du tarabe arabe et marocain grâce aussi aux artistes Samira Kadiri, Marwane Hajji et Salah Eddîn Mohssine.
Dimanche 19 avril, la matinée du forum a consacré un hommage au regretté Abdelwahhab Meddeb. Pour rendre audible sa pensée, il ne faut jamais mettre en tension la contradiction de l'occidentalisme et l'arabo-islamisme, selon les spécialistes. Pas besoin d'un retour à la scène primitive pour assurer le combat de l'ouverture contre la fermeture. «Il ne faut jamais arrêter les merveilles de l'Islam», conclut Bariza Khiari comme dans le testament de Meddeb.
De notre correspondant,


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