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Libertés individuelles
L'Etat reprend la main
Publié dans L'Economiste le 03 - 07 - 2015

Après l'agression homophobe dont a été victime un jeune travesti, lundi dernier à Fès, Mohamed Hassad et Mustapha Ramid montent au créneau. Les ministres de l'Intérieur et de la Justice et des Libertés ont choisi de réagir ensemble. En effet, les deux responsables gouvernementaux ont publié, mercredi dernier, un communiqué conjoint dans lequel ils martèlent que «tout acte ou action en vue de se substituer à la justice ou aux forces de l'ordre est totalement illégale».
A travers cet avertissement, le gouvernement fait un rappel à l'ordre à l'ensemble des citoyens. Ainsi, selon les termes du communiqué, «les personnes qui constatent une infraction à la loi doivent en aviser immédiatement les autorités judiciaires et les services de la police ou de la Gendarmerie royale qui entreprendront les actions légales pour faire respecter la loi». Et «toute personne ou groupe de personnes cherchant à se faire justice elles-mêmes seront poursuivies devant les juridictions compétentes conformément aux dispositions des lois en vigueur», ajoute le communiqué.
Cette sortie est intervenue, rappelons-le, suite au cas du jeune «Oussama» qui a été sauvagement agressé dans la nuit du 29 au 30 juin, à Fès. Dans un communiqué précédent, dont L'Economiste possède copie, «Me Mohamed Zouaki, procureur près le tribunal de première instance de Fès, affirmait avoir ordonné l'ouverture d'une enquête en vue d'identifier toute personne dont l'implication a été avérée dans l'affaire de l'agression de ce citoyen sur la voie publique, de la présenter devant la justice avec les effets juridiques qui en découlent». Selon lui, «la rigueur et la fermeté seront employées à l'encontre de quiconque outrepassera la loi et les prérogatives de l'Etat, qui reste le seul habilité à punir les contrevenants à la loi».
D'ailleurs, deux personnes identifiées dans la vidéo de l'agression du jeune travesti ont été interpellées par le service régional de la police judiciaire. «Les deux individus, âgés de 30 ans, fréquentent les milieux salafistes. L'un d'entre eux est un marchand ambulant qui proposait des jus «halal» (raisins secs, dattes, canne à sucre...) aux piétons de l'avenue Hassan II», affirme une source proche de l'enquête. Enquête qui est toujours en cours sous la supervision du parquet général afin d'interpeller les autres personnes impliquées dans cette agression. En attendant, les deux premiers suspects dans cette affaire ont été mis en examen en vue de déterminer les raisons de leur participation à cet acte criminel, conclut un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
Le témoignage d'Oussama
LE jeune homme agressé est sorti de son silence et raconte une autre version des faits. Pour lui, «c'est un chauffeur de taxi qui est derrière son agression, humiliation et blessures morales et physiques».
Le taximan lui aurait volé son argent, sa chaîne en or et ses deux téléphones portables. «Pour dissimuler son acte, il a crié... «au travelo» et tout le monde s'est jeté sur moi»», affirme Oussama. Dans une vidéo diffusée sur des sites d'information, la victime apparaît avec de nombreuses ecchymoses sur tout le corps. Il avoue être encore sous le choc au point de ne plus pouvoir mettre un pied dehors... «Et pour aller où? Mes parents m'ont renié et mes frères sont prêts à me lyncher à cause de l'opprobre qui a été jeté sur l'ensemble de ma famille», raconte-t-il, le ton las.
Sans la bonté de sa soeur et le soutien de ses amis qui l'encouragent, il aurait flanché. «Pourquoi s'acharner sur moi? J'assume ma différence même si je n'en suis pas responsable. Elle est due à un problème hormonal... Dieu m'a voulu comme ça». Ridiculisé devant le monde entier, Oussama veut que justice soit faite et que sa dignité soit rétablie. Il pense même à l'exil dans un autre pays qui lui garantisse ses droits les plus fondamentaux.


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