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Les oasis face aux changements climatiques
Publié dans L'Economiste le 01 - 02 - 2016

Changements climatiques, intervention humaine... les oasis en péril? La 4e édition du Forum international des oasis et du développement local, organisé à Zagora, met en avant l'importance de l'intégration des changements climatiques dans toutes les stratégies relatives aux oasis.
La présence des ministres de l'Environnement et du Tourisme met en exergue l'importance de ces deux secteurs (l'environnement et le tourisme) dans le développement de la région et du territoire oasien de manière générale. Les changements climatiques et leur impact sur le territoire oasien ont été au cœur des interventions. Trois secteurs ont constitué l'essentiel des débats: l'eau, le palmier et le patrimoine oasien. «L'écosystème créé par les pratiques des habitants de la région oasienne mérite d'être reconnu comme exemple de bonne gouvernance en matière d'eau», rappelle Hakima El Haité, ministre déléguée chargée de l'Environnement. Avec une pluviométrie moyenne de 130 mm par an, étalée sur une moyenne de 20 jours par an, la région doit faire face à la fois à la rareté de l'eau et de la rationalisation de son utilisation. «De 2008 à aujourd'hui, 5.600 ha sont entrés dans le programme national pour la rationalisation de l'eau d'irrigation avec un budget de 335 millions de DH», rappelle Mohamed Tazi, de l'Office régionale de mise en valeur agricole de Ouarzazate (ORMVAO). Dans ce sens, une étude de l'impact climatique sur la production agricole a été faite dans le cadre d'une collaboration entre la Banque mondiale, le Fond alimentaire en partenariat avec l'ORMVAO.
Prouesses techniques
Les agences des bassins hydrauliques de Souss Massa et Drâa et du bassin de Ghris Ziz jouent également un rôle stratégique dans la gestion de l'eau sur les territoires oasiens. Des prouesses techniques sont aujourd'hui mises en pratique pour réaliser des projets de barrages et de raccordement de canaux d'eau afin d'alimenter les nappes phréatiques et ramener l'eau potable aux bassins déficitaires. Le plan Maroc Vert prend, de son côté, en considération l'importance de l'eau dans cette région. Sur les 70 projets prévus dans le cadre du plan Maroc Vert décliné dans l'oasis du Drâa, 54 ont été réalisés. Pour le secteur dattier, 6 projets ont été réalisés avec un budget mobilisé de 85,2 millions de dirhams jusqu'à 2015. Le plan palmier a quant à lui mobilisé 1,12 million de dirhams.
Le tourisme reste un secteur à forte valeur ajoutée pour la région et pour la mise en valeur du mode de vie et de l'écosystème oasiens. Cette rencontre fait ainsi la promotion de la région en tant que destination touristique. «Le sujet de cette 4e édition est en relation étroite avec l'activité touristique dans la région, tourisme local et tourisme responsable», rappelle Jawad Naciri, président du forum. En effet, le patrimoine oasien est un produit touristique qui a toute son importance pour le développement de Zagora. «Il faut miser sur le tourisme interne pour développer le tourisme oasien et la destination de Zagora», note Lahcen Haddad, ministre du Tourisme.
D'après le ministre, il n'est plus nécessaire de développer la capacité litière des hôtels, mais d'aller plutôt vers l'hébergement écologique, comme les auberges et les bivouacs. Produits qui sont très en vogue dans les zones du sud du Maroc, si on y ajoute également le logement chez l'habitant. D'ailleurs, le Centre provincial de Zagora travaille sur un contrat-programme avec les propriétaires de bivouacs dans la région afin de réguler ce tourisme de niche et d'instaurer des normes de qualité et de sécurité. En outre, il y a un travail à faire au niveau du développement des lignes aériennes desservant la région, notamment une ligne entre Marrakech et Zagora. «Le Conseil régional de Zagora est prêt à tout genre de partenariat pour promouvoir la région. Il s'engage dans la concrétisation d'un projet de musée pour les oasis de Drâa», affirme Abderrahom Chahid , président du Conseil régional de Zagora.
L'impératif de la protection de l'environnement
LES provinces du Sud on connu une multitude de projets relatifs aux changements climatiques. Trois
pratiques font l'objet de généralisation sur le territoire oasien: le goutte-à-goutte pour l'irrigation, le pompage avec l'énergie solaire et l'assainissement liquide et solide pour protéger l'environnement. Dans ce sens, le ministère de l'Environnement a lancé un projet d'assainissement liquide et solide à Tazaline, d'un montant de 196 millions de DH. Il s'agit d'une station de compostage et la distribution de composteurs au niveau des communes éloignées de la décharge principale.


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