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Bourse: Les sociétés cotées résistent au contexte
Publié dans L'Economiste le 06 - 10 - 2017

Avec le secteur des mines et des assurances, les banques sont le second contributeur à la progression de 8% de la masse bénéficiaire. Elles profitent d'une baisse conséquente du coût du risque du système bancaire
L'optimisme est de retour à la Bourse de Casablanca. Aux dires de plusieurs analystes de la place, les anticipations des investisseurs ont parfaitement matché avec l'évolution de la masse bénéficiaire semestrielle des sociétés cotées. Les émetteurs dans leur globalité sont parvenus à résister à l'attentisme induit par le retard dans l'adoption de la loi de finances au cours des 6 premiers mois. Ils sont même parvenus à «afficher des réalisations semestrielles satisfaisantes, conformes aux attentes», comme l'indique l'analyse de Valoris Capital.
Plusieurs facteurs sont à l'origine de cette bonne forme des sociétés de la cote. Il y a d'abord la maîtrise du coût du risque pour le secteur bancaire et financier et la poursuite du désendettement pour le secteur de l'immobilier. A cela s'ajoutent les effets volume et prix pour les secteurs industriels minier, agroalimentaire et métallurgique, la maîtrise des charges opérationnelles pour les secteurs électricité et distribution. Sans oublier les quelques éléments exceptionnels constatés au premier semestre, comme la plus-value de cession réalisée par Managem (500 millions de DH), le gain d'impôt de Ciments du Maroc (100 millions de DH) ainsi que l'effet positif du passage aux normes IFRS de Résidences Dar Saada.
Tout cela s'est traduit par une amélioration de 3,6% (à périmètre constant) du volume d'affaires agrégé de la cote pour s'élever à 118,2 milliards de DH. Mieux, Upline Research, qui s'est basée sur une analyse par valeur, démontre que sur les 72 sociétés cotées ayant publié, 60% ont affiché des revenus en appréciation. Dans le détail, le CA des secteurs pétrole et gaz, agroalimentaire et assurance contribue fortement à la bonne forme des revenues. Si le premier s'accroît de 26,8%, il participe à hauteur de 1,3 point à la croissance du CA global.
Le second, lui, contribue pour près de 1 point à la croissance du CA de la cote grâce à l'extension de son activité à l'export. Le troisième a augmenté de 12,4%, grâce essentiellement à «l'affermissement de l'activité vie», comme le notent les analystes d'Upline. Concrètement, Cosumar a augmenté ses exportations de 20,5%. Idem pour Managem, Total et Lesieur qui, en plus de la hausse des volumes, ont bénéficié d'un effet prix.
A l'inverse, les contributions des télécoms et de l'immobilier ressortent négatives. D'abord avec IAM qui subit l'environnement concurrentiel et réglementaire contraignant et ensuite Addoha qui a volontairement reporté la production d'un projet pour le second semestre 2017.
A l'analyse des revenus de la cote par secteur, ont constate une forte domination des banques qui réalisent 24,5% du CA de la coté. Elles sont suivies par les télécoms (14,5%) et l'agroalimentaire (9,3%) alors que le transport s'est installé dans le bas du classement avec à peine 0,3% du CA agrégé. En plus de l'activité, les sociétés cotées ont amélioré leur exploitation à travers des politiques de maîtrise des risques qui s'est traduite par une hausse de 6,6% du résultat d'exploitation consolidé de la cote à 27 milliards de DH.
Ceci étant, les analystes d'Upline constatent un recul de 1,9% du rex des sociétés cotées non financières, essentiellement en raison du repli de Maroc Telecom, LafargeHolcim Maroc et Addoha. Les valeurs Sonasid, Taqa Morocco et Résidences Dar Saada ont permis d'atténuer la baisse. Résultat: une marge opérationnelle repliée de 1 point à 18,7%.
Compte tenu de ces réalisations, les bénéfices agrégés des sociétés cotées se bonifient de plus de 8%, s'approchant de la barre des 17 milliards de DH. Outre des éléments non récurrents (plus-value pour Managem), cette évolution reflète une amélioration du résultat financier des sociétés immobilières et un redressement de certaines sociétés en difficulté, à leur tête Sonasid et Snep. Ce niveau de bénéfice correspond ainsi à une rentabilité financière agrégée de 17,5%.
Bon comportement des banques et assurances
Par secteur, l'analyse de la répartition de la masse bénéficiaire laisse apparaître une prédominance des bancaires avec une part de 36,6%. Justement, les sociétés financières se sont bien comportées. Si elles affichent une croissance timide de leur profitabilité, leur rentabilité financière agrégée enregistre une progression plus soutenue grâce, en grande partie, à l'allégement conséquent de la charge de risque (20,6% à 3,7 milliards de DH). Ainsi, le PNB du secteur progresse sous l'effet de la bonne tenue des activités classiques de la banque avec une reprise des crédits.
Les sociétés cotées n'ont pas fait que résister au contexte d'attentisme. Elles en ont profité pour améliorer dans leur globalité leur activité
Cette baisse du coût du risque libère des bénéfices supplémentaires. La capacité bénéficiaire part du groupe de l'ensemble des banques a progressé de 6,9% à plus de 6 milliards de DH. Celle-ci bénéficie également de la baisse de la charge d'impôt pour BMCI suite à la non-récurrence de l'impact du contrôle fiscal dont la banque a fait l'objet en 2016. Dans cette lignée, en raison d'une hausse des fonds propres part du groupe (+5,4%) moins importante que celle du RNPG (+6,9%), le ROE annualisé moyen du secteur a affiché une légère hausse de 18 points de base à 12%.
Suivant la même tendance, les sociétés financières spécialisées ont amélioré leur rentabilité suite à une bonne maîtrise opérationnelle et un allégement du coût du risque. Ce qui se traduit par l'amélioration de la capacité bénéficiaire du secteur de 27% à 232 millions de DH. Cela a permis un gain de 290 points de base à 12,4%.
Dans ce sillage, le secteur des assurances cotées affiche une amélioration notable au titre des six premiers mois de l'année 2017. «La bonne dynamique commerciale principalement pour l'activité vie a permis aux compagnies d'assurances d'améliorer leur résultat financier après avoir constitué un matelas de plus-values latentes très confortable en 2016 suite à un contexte favorable du marché actions (+30,5%)», note Upline.
Les revenus globaux du secteur ont progressé de 12,4% à 9 milliards de DH qui englobent une hausse de 4,5% pour la branche non vie et un rythme bien plus soutenu pour les primes émises brutes du segment vie (33,7%) «profitant de la hausse de la demande sur les produits d'épargne et du repositionnement stratégique de Saham Assurance sur cette branche».
En matière de rentabilité, le résultat technique global du secteur s'est hissé de 13% à 1,4 milliard de DH profitant plus de l'amélioration du résultat financier de 17% principalement pour Wafa Assurance (hausse des dividendes) et Atlanta (hausse du rendement du portefeuille actions). En dépit du déficit non technique, le résultat net part du groupe agrégé ressort en hausse de 13,3% à plus de 1 milliard de DH avec un ROE sectoriel moyen annualisé qui passe à 21,1%.
Les analystes sont donc optimistes pour l'évolution de la Bourse à la fin d'année. Si les sociétés de la cote sont parvenues à réaliser ces performances dans un contexte peu favorable, elles devraient faire mieux aujourd'hui que le marché est plus porteur.


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