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Transformation digitale: 2030, le rendez-vous à ne pas rater!
Publié dans L'Economiste le 21 - 11 - 2017

Au Maroc, l'impact du numérique est davantage sociétal qu'économique. L'impact global est quant à lui similaire à celui de la Tunisie ou de l'Egypte, ou d'autres pays africains
L'On ne parle que de transformation digitale. Opérateurs télécoms, startups, groupes industriels... Tout le monde s'y met. Il faut néanmoins prendre du recul pour pouvoir analyser la situation au Maroc. Une étude de l'IRES en collaboration avec l'Ausim, l'Apebi, la CGEM ainsi que des entreprises privées telles que HPS, vient lever le voile sur la situation au Maroc.
La réponse est sans appel. En raison du développement de la technologie, la transformation numérique incombe d'abord à la gouvernance et aux institutions (comme l'ont indiqué d'ailleurs les travaux de la Banque mondiale sur le capital immatériel).
Sur la base des données disponibles et par rapport à des pays similaires, notamment au Maghreb, le Maroc dispose d'un positionnement concurrentiel intermédiaire, en particulier pour les deux indicateurs-clés proposés par la Banque mondiale, l'indice technologique (indice des usages) et l'indice des compléments (institutions et compétences en particulier).
La transformation numérique est d'abord une mutation des usages dans un écosystème. Pour le cas du Maroc, les enjeux essentiels sont ceux du développement des usages citoyens, de la transformation numérique des administrations et de la mise à niveau des entreprises, notamment les PME et TPE et leur implication dans le monde digital.
Ceci appelle à une gouvernance renouvelée de la part des pouvoirs publics et à une entrée dans un véritable «gouvernement numérique», au-delà des projets spécifiques développés par chaque administration. Les enjeux sont fondamentaux pour le Maroc: il s'agit d'enjeux de développement économique, de souveraineté numérique et de développement de modèles organisationnels alignés sur les besoins de la transformation numérique dans ce qu'elle a de fondamentalement «disruptif». Autrement dit, de remise en cause, souvent radicale, des façons de faire (produire, échanger, socialiser) établies.
L'intelligence artificielle, le déploiement massif des robots et l'industrie 4.0 en général, vont impacter les modes d'interaction sociaux, mais également la façon de produire. Pour le cas du Maroc, cette tendance n'est pas neutre et soulève d'importantes interrogations, notamment s'agissant de l'impact de l'intelligence artificielle et de la robotisation sur les emplois industriels ou de services.
«Fini les carrières linéaires, il va falloir réinventer le modèle économique en intégrant les ruptures technologiques», insiste Benjamin Griveaux, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre français de l'Economie et des Finances. Au niveau de l'industrie, par exemple, les grandes filières globales, telles que l'automobile, sont concernées. Il en va de même pour l'émergence de processus automatisés pour des travaux d'offshoring ou de centres d'appels. Selon le rapport de l'IRES, 10 à 50% des emplois seraient concernés à l'horizon 2030.
Pour répondre à certains défis, il est important pour le Maroc de maîtriser des technologies-clés tant sur le plan scientifique que technique. Le champ des technologies-clés est immense, mais il est toutefois possible de citer au moins deux domaines d'extrême importance pour le Maroc: les technologies du traitement des données massives ainsi que les technologies de traitement du risque numérique, telles que la cybersécurité.
Ici, le rôle des universités, des écoles d'ingénieurs et de la recherche scientifique est essentiel. L'attention est à porter sur ces technologies et à leur déploiement professionnel vers le marché, notamment via des mécanismes de financement tels que les fonds d'amorçage ou encore des fonds souverains spécifiquement centrés sur les technologies critiques.
L'ubiquité du numérique offre des opportunités de développement des capacités industrielles et de recherche du Maroc, dans les multiples champs d'application. Par une politique industrielle adaptée (inexistante à ce jour selon l'étude), le Maroc est susceptible, non seulement de renforcer ses capacités scientifiques et industrielles dans des domaines majeurs, mais également de renforcer son softpower numérique au plan régional (africain) et international de manière plus large.
Les risques à éviter sont pour l'essentiel ceux relatifs à l'absence d'une stratégie globale et d'une gouvernance associée. Globalement, ce sont ceux résultant de l'absence d'actions coordonnées et qui auront un impact sur les systèmes productifs, les capacités des administrations et l'interaction sociale de manière plus générale.


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