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Brèves Internationales
Publié dans L'Economiste le 23 - 11 - 2017


■ Thon rouge: Les quotas revus à la hausse
Les quotas de pêche de thon rouge ont été fortement revus à la hausse pour les années à venir, atteignant 36.000 tonnes par an en 2020 contre 23.655 tonnes en 2017. Selon l'ONG Pew, ce quota «est le plus élevé jamais adopté et fait craindre un déclin dans un futur proche de l'espèce». Inacceptable, «cette hausse intervient alors que la reconstitution du stock n'est pas encore confirmée», déplore pour sa part le Fonds mondial pour la nature (WWF), dénonçant le choix du profit économique à court terme. Le stock actuel de thons rouges adultes est estimé à un peu moins de 500.000 tonnes. Plusieurs pays (Turquie, Libye, Maroc, Algérie, Tunisie, Islande, Norvège...) avaient réclamé une hausse de leurs quotas.
■ Croissance: Le Royaume-Uni baisse ses prévisions
Le Royaume-Uni a baissé ses prévisions de croissance jusqu'en 2021. L'Office de responsabilité budgétaire (OBR) n'attend plus qu'une croissance comprise entre 1,3% et 1,5% par an cette année et les quatre suivantes. Le ministre des Finances, Philip Hammond, a annoncé provisionner trois milliards de livres supplémentaires pour faire face au Brexit. Les entreprises se montrent prudentes en matière d'investissement, inquiètes de l'impasse des négociations. Pour leur part, les ménages hésitent à dépenser à cause d'une inflation accélérée par la dépréciation de la livre sterling depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE.
■ La nouvelle liste des banques «systémiques»
Le Conseil de stabilité financière (FSB), un organisme international affilié au G20, a comme chaque année dévoilé la liste d'une trentaine d'établissements à risque systémique. Parmi les changements notables depuis 2016, la française BPCE quitte la liste, remplacée par la canadienne Royal Bank au sein de la dernière catégorie, c'est-à-dire la moins à risque. BNP Paribas baisse d'un cran, passant de la troisième à l'avant-dernière catégorie. Le groupe Crédit Agricole et la Société Générale restent en dernière catégorie. Autre évolution notable, deux banques chinoises montent d'un cran: Bank of China et Agricultural Bank of China passent de la dernière à l'avant-dernière catégorie. Parmi les établissements montés en risques, l'américaine Citigroup rejoint sa compatriote JPMorgan Chase dans la deuxième catégorie. Aux yeux du FSB, ces deux banques sont celles dont l'importance systémique est la plus lourde au monde, puisque la première catégorie reste vide.
■ Budgets: Bruxelles épingle plusieurs pays
La Commission européenne vient d'épingler plusieurs pays, estimant que leurs prévisions budgétaires pour 2018 présentaient un risque de non-conformité avec les règles européennes. Pour la France, elle a remarqué un écart important entre le budget qui lui a été présenté et la trajectoire d'ajustement requise pour atteindre son objectif d'assainissement des finances publiques. Aussi, le niveau de la dette française (96,9% du PIB en 2018) dépasse de loin le seuil des 60% prévu dans les traités. La France reste avec l'Espagne le seul pays de la zone euro encore sous le coup d'une procédure de déficit excessif. Laquelle peut aboutir à des sanctions et des amendes, même si cela ne s'est encore jamais produit. Bruxelles s'est également dite préoccupée par la dette publique élevée de l'Italie, qui va atteindre 130,8% du PIB en 2018. Seuls six pays sont en conformité totale avec les règles européennes. Il s'agit de l'Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, la Finlande et les Pays-Bas. Pour les autres (Estonie, Irlande, Chypre, Malte, Slovaquie et Espagne), les projets de budget sont jugés globalement conformes. La Grèce, toujours sous le coup d'un plan d'aide à cause de sa dette, n'est pas concernée par ces prévisions budgétaires.
■ Plus de fusions bancaires transfrontalières
Lors d'une conférence de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a plaidé pour alléger les barrières réglementaires qui freinent les fusions bancaires transfrontalières en Europe. Il a estimé que des mariages solides entre banques favoriseraient une meilleure diversification des activités. Des consolidations transfrontalières saines et solides permettraient aux banques de mieux diversifier leurs risques dans l'ensemble de la zone euro et d'orienter plus efficacement l'épargne vers l'investissement productif. Le responsable a proposé que l'Autorité bancaire européenne, qui déménagera de Londres à Paris après le Brexit, réalise un recensement exhaustif de l'ensemble des barrières aux activités et aux fusions transfrontalières qui découlent de la réglementation et de la supervision bancaire.
■ Saad Hariri a suspendu sa démission
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé, hier mercredi, qu'il suspendait sa démission surprise. Et ce, en attendant des consultations sur des dossiers épineux dont l'implication du Hezbollah proiranien dans des conflits régionaux. Hariri a quitté le 18 novembre Riyad pour la France. De là, il s'est rendu mardi en Egypte puis à Chypre avant de revenir à Beyrouth.
■ Le Zimbabwe se prépare à l'après-Mugabe
Le nouvel homme fort du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa est discrètement rentré hier mercredi à Harare au lendemain de la démission du président Robert Mugabe, dont il s'apprête à prendre la délicate succession. Sitôt rentré d'exil d'Afrique du Sud, le nouveau président du parti au pouvoir, la Zanu-PF, s'est entretenu avec son bureau politique puis a été débriefé au siège de la présidence. Il doit prendre officiellement les rênes du pays vendredi, a confirmé le président de l'Assemblée, Jacob Mudenda.
■ Tunisie: 7 ans après la révolution!
Sept ans se sont écoulés depuis la révolution en Tunisie mais un réel changement se fait toujours attendre en termes de droits économiques et sociaux, a déploré le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Le taux de croissance devrait dépasser les 2% en 2017, mais le chômage des jeunes reste très élevé dépassant les 35%, selon l'Organisation internationale du travail. Le taux de scolarisation a lui régressé à 96%. Le Premier ministre Youssef Chahed a présenté mardi dernier au Parlement son projet de loi de finances pour 2018, qui laisse craindre un alourdissement des impôts pour les particuliers, déjà touchés par une inflation croissante.


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