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Med-IT fait la part belle aux robots
Publié dans L'Economiste le 29 - 11 - 2017

Le robot humanoïde Sanbot lors de l'inauguration de l'édition 2017 du Med-IT. Il a été dévoilé pour la première fois lors du plus grand salon de l'IT, l'IFA de Berlin (Ph. Bziouat)
Med-IT, le salon spécialisé en IT, a marqué des points dès son inauguration. Deux invités de marque ont fait le show au palais des congrès de Skhirat. Sanbot et Spoon, des robots dotés d'intelligence artificielle, ont été l'attraction principale de l'événement. D'ailleurs l'intelligence artificielle était le thème central de cette 16e édition du salon qui s'est tenu les 28 et 29 novembre.
Spoon est né de la volonté de son fondateur, Jérôme Monceaux. L'objectif est de démocratiser l'usage des robots autonomes et évolutifs dans le quotidien. Afin d'y parvenir, la startup de Monceaux prend à contre-pied les acteurs actuels de la robotique sociale et domestique en concevant une créature artificielle qui n'est ni humanoïde, ni low-cost. Et ce, afin d'éviter une attente trop forte ou un effet gadget, problématique première des acteurs actuels et impact déceptif des clients.
«Ces dernières années, beaucoup de robots ont été créés. J'ai interagi avec presque tous. Mais aucun d'entre eux n'incluait la dimension interactive du service. Quand nous avons créé Spoon, nous avons décidé de nous attaquer particulièrement à ce problème: rendre naturelle l'interaction entre l'homme et la machine», explique Monceaux. Tournant sous Windows, le robot est doté d'une architecture qui permet son évolutivité.
La programmation se réalise par interactions naturelles. Spoon est donc «hautement personnalisable» comme l'indique son pygmalion. Le robot, qui rappelle E.T (l'extraterrestre) par son design, ne marche pas. il est installé sur un gros et long bras articulé supportant un grand écran tactile révélant son visage. A hauteur d'enfant, sécurisant, il est équipé d'une caméra ou encore d'un micro directionnel. Il sait reconnaître si vous êtes un homme ou une femme, votre âge approximatif...
Sur le stand, avec ses grands yeux et son petit museau, on le prendrait presque pour un chat. D'ailleurs, il émet un petit éternuement si vous lui touchez la truffe, mais sourit si vous lui caressez les joues. L'interaction peut se mettre en place avec la machine douée de personnalité et d'émotion.
Changement de stand et de philosophie. Sanbot est différent de son congénère. Il est humanoïde et mesure 93 centimètres. Il a été créé par Qihan Technologies, une entreprise chinoise spécialisée dans les équipements de vidéosurveillance. L'idée du constructeur consiste à confier au robot des emplois peu inintéressants pour l'homme afin qu'il profite pleinement de son temps.
«La vie humaine courante est pleine de tâches très répétitives», déclare Lennic Qian, vice-président du marketing de Qihan. «Nous voulons donner aux gens la possibilité de se concentrer sur des tâches plus créatives et plus innovantes. Et demander au robot d'accomplir ces travaux répétitifs». Selon Qian, plus de 60.000 Sanbot ont déjà été déployés en Chine. Et ils occupent déjà des postes d'agent d'accueil dans un magasin de meubles haut de gamme, de tuteur pour des élèves de maternelle ou encore de douanier à l'aéroport!
Le constructeur chinois a doté sa machine humanoïde d'une API ouverte afin de lui permettre de faire «tout ce qu'elle veut». Et les développeurs marocains s'en donnent déjà à coeur joie. Nombreux sont ceux venus présenter leur intégration de différents services à l'intelligence artificielle du petit robot. À noter que ce dernier utilise l'assistant personnel d'Amazon, Alexa.
Avec ses sept microphones et les capacités analytiques d'IBM Watson, il peut donc réagir aux commandes vocales et savoir où se trouve la personne qui lui parle. Les utilisateurs peuvent aussi toucher l'écran HD de Sanbot ou lui demander de diffuser de la musique ou encore de projeter une présentation sur un mur à partir d'un smartphone.
Partenariats en vue
L'événement Med-IT a accueilli 2.500 professionnels sur 2 jours, parmi lesquels 70% sont des décideurs. En déambulant entre les stands des 100 exposants, L'Economiste a pu relever que 50% sont des entreprises étrangères à la recherche d'opportunités et de partenariats stratégiques avec des acteurs marocains (Eset, D-link, Fujitsu pour ne citer qu'eux). Au-delà de l'exposition, des 30 conférences et tables rondes, la dimension «One to One» de l'événement permet aux participants de bénéficier de rendez-vous d'affaires ciblés. Mais surtout de rencontrer des intervenants de renom tel que le Pr Mustapha Oulasdine, directeur de Recherches au CNRS expert en traitement des données et IA ou encore Jérôme Monceaux, l'un des fondateurs d'Albaran Robotics, créateur des robots humanoïdes Nao et Pepper. Ces derniers, bien qu'enthousiastes sur les capacités de leurs «progénitures» robotisées, n'hésitent pas à mettre en garde contre les dangers que représente un monde hyper connecté ainsi que l'importance de la cyber-sécurité. De là à rappeler les romans d'anticipation d'Isaac Asimov, il n'y a qu'un pas.


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