Wydad-Raja: pas de vainqueur dans un derby très moyen (VIDEO)    Marché financier international: le Maroc lève 1 milliard d'euros    Réorganisation de « Casablanca Finance city »: le gouvernement donne son feu vert    Sahara marocain: nouveau coup asséné au polisario et à l'Algérie    Source militaire: plusieurs opérations menées ces derniers jours en Méditerranée    Bilan quotidien: 13 nouveaux décès à Casa-Settat    World News Day: D'esclave à activiste    Article 1067609    Confinement: La majorité des réfugiés au Maroc bénéficient des services de santé    Blanchiment de capitaux/financement du terrorisme: 390 affaires en 2019 et 2020    Une tonne de drogue saisie à Errachida    Opération «mains propres»: Au-delà du trafic d'alcool...    Maroc/Etats-Unis : Abdellatif Hammouchi reçoit à Rabat l'ambassadeur américain David Fischer    Pathologique fièvre électorale aux Etats-Unis : Quel cap pour le Maroc face à une Amérique déchirée ?    L'ancien chef de mission de Macron, Alexandre Benalla testé positif au Covid    La Barbade déclenche son «Queenxit»    US Round Up du jeudi 24 septembre – Ségrégation scolaire, Ecoles contaminées, Chômage, Trump/Markle,    A quoi servent les rapports d' activité des institutions de gouvernance ?    FAR: le général Louarak en visite d'inspection au mur de défense    Officiel: Luis Suarez signe à l'Atletico de Madrid!    Zidane au Wydad, Roberto Carlos confirme!    Ayoub El Kaabi de retour au Wydad!    Zlatan Ibrahimovic testé positif au covid-19    Ce soir, finale Supercoupe UEFA : Une présence marocaine et une menace covidienne !    Derby Casablancais : Le DTN et ses collaborateurs présents en mission officielle    La nécessité de la Politique !    Le camarade Abdelhak Khyari tire sa révérence    Wafa Assurance, quels impacts du covid-19 ?    30.000 tests anti-Covid rapides effectués dans la région de Fès-Meknès    Le Musée Mohammed VI rend hommage à Gharbaoui    Rabat : A la capitale, les musées sont ouverts    "Watchmen", les super-héros qui confrontent l'Amérique à ses démons passés et présents    Le coup de gueule de Laura Smet contre la cruauté envers les animaux    Ayoub Qanir primé à Toronto et Venise    CGEM : une Commission Afrique avec Abdou Souleye Diop et Ali Zerouali    La CGEM accueille trois nouvelles Fédérations    La jeunesse du PJD veut la tête de Mohamed Amekraz    Vers une alternance consensuelle ?    Settat: le covid-19 force un lycée à adopter l'enseignement à distance    Covid-19. Les Chinois nous piquent bien    Le monde de l'écriture et les champs de la création maghnifique    Youssef Mhakkak interpelle notre conscience dans «je suis une conscience»    L'art des objets, l'art de la trace    Le ministère de l'éducation nationale et le CESE signent une convention-cadre pour le partage d'expériences et de données    Fès : un brigadier contraint d'utiliser son arme de service pour interpeller un individu dangereux    Présidentielle américaine : Donald Trump peu enthousiaste à l'idée d'une passation pacifique du pouvoir    À Washington, derniers hommages à la juge Ruth Bader Ginsburg avant la bataille politique    Mali : la Cédéao pourrait acter vendredi une levée des sanctions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Transport public: C'est l'heure de vérité chez M'dina Bus
Publié dans L'Economiste le 02 - 01 - 2018

La gestion déléguée du transport collectif par bus montre ses limites à Casablanca. Les accidents multiples, l'état vétuste du parc des bus, les incendies et incidents de tous genres... rappellent, si besoin est, l'état lamentable de ce service public dans une ville, qui se veut une métropole moderne. A qui la faute? Le délégataire (M'dina Bus) et le délégant (la commune) se rejettent la responsabilité depuis des années.
M'dina Bus accuse le Conseil de la ville de ne pas avoir honoré ses engagements contractuels, occasionnant des préjudices estimés à des milliards de DH. La commune argue pour sa part du non respect par le délégataire des investissements stipulés par le contrat. Mais le plus gros préjudice est celui subi par les millions de Casablancais qui supportent quotidiennement une piètre qualité de service, un parc vétuste et hautement polluant, des accidents à répétition, des pannes en série...
Aujourd'hui, une opération d'audit du contrat de gestion déléguée (commandité par l'Intérieur et confié au cabinet KPMG) en est à ses phases finales (cf. édition du 24 janvier 2017). L'audit est censé déterminer les responsabilités et les torts des uns et des autres. L'audit est aussi un préalable à la révision du contrat. La revue triennale, censée revoir les engagements des 2 parties et rectifier le tir en cas de besoin, ne s'est pas tenue depuis 2008. Depuis, l'autorité délégante et le délégataire se renvoient la balle quant à l'état catastrophique de cette activité au bord de la faillite.
Rien ne filtre pour le moment sur les conclusions de cette première phase de diagnostic. Si ce n'est que le rapport préliminaire reconnaît les préjudices supportés par le délégataire. Ces pertes seraient évalués à 3 milliards de DH. Sauf que les élus ont demandé aux équipes KPMG de revoir leur copie.
Un comité de pilotage (composé d'élus, représentants de l'Intérieur, de M'dina Bus, de Casa-Transports et de KPMG) tient régulièrement des réunions de suivi afin d'apporter les dernières retouches demandées par les élus. La dernière en date s'est tenue fin novembre dernier. «Nous avons demandé quelques modifications à la mouture présentée par KPMG avant sa validation», assure Mohamed Bourrahim, adjoint du maire, en charge de la Mobilité et du Transport.
Cet élu pointe des «divergences de points de vues» avec les équipes de KPMG. Serait-ce une façon de gagner du temps pour les élus? Il s'agit là en effet d'une décision politique hautement sensible. Une sorte de patate chaude que chaque équipe aux commandes de la ville refile à la suivante. «C'est bientôt la fin de mandat de l'actuel maire Abdelaziz El Omari à la tête de l'ECI.
Son successeur Hassan Antara, président de la commune de Mohammedia, devra certainement se prononcer sur ce dossier», explique une source, qui requiert l'anonymat. En effet, c'est l'ECI (Etablissement de coopération intercommunale), regroupant l'ensemble des 18 communes du Grand-Casablanca, qui gère dorénavant tout ce qui a trait à la mobilité.
Une chose est sûre, le contrat de M'Dina Bus arrive à terme en 2019. Casa-Transports, SDL en charge de la mobilité, est déjà mandatée par la ville pour préparer le cahier des charges du futur contrat. L'appel d'offres pour désigner le remplaçant de M'dina Bus devra être lancé en juin 2018.
Au terme de cette opération d'audit, plusieurs scénarios seraient possibles.
Le premier serait de maintenir le statu quo jusqu'en 2019. Un autre appel d'offres pourrait alors être lancé et M'dina Bus pourrait y soumissionner ou être écartée du processus. Un opérateur sera désigné, qui héritera des ressources humaines et des moyens matériels actuels.
Le second scénario serait que l'autorité délégante reconnaisse ses manquements qui sont quantifiables. Les deux parties pourraient choisir de construire l'avenir selon un modèle ou un autre.
L'une des options serait de supprimer le risque commercial (comme c'est le cas pour le tram et la propreté). Autrement dit: le délégataire sera payé en fonction du service rendu (suivant les kilomètres parcourus). C'est le seul moyen de créer une intégration tarifaire, selon le management de M'dina Bus. Mais la meilleure solution serait, selon des observateurs, de convertir M'dina Bus en SDL.
La commune pourrait entrer dans son capital. Une option qui est envisagée puisque la CUC a déjà confié plusieurs secteurs à des SDL (comme Casa Events & Animation, Casa Prestations, Casadev...).
141 millions de voyageurs/an
Pour M'dina Bus, la CUC n'a pas joué le rôle qui lui est dévolu. A commencer par la régulation, l'exclusivité du service, la lutte contre l'informel, la mise en place de couloirs bus, de couloirs d'approche, la priorité au feu... Curieusement, d'autres opérateurs (Lux Trans, Chennaoui et Rafahia) continuent d'exploiter plusieurs lignes, alors que leurs contrats sont déchus depuis 2009. La concurrence des taxis blancs et du transport clandestin s'est aussi intensifiée. Sans oublier le tracé du tram
qui passe sur l'axe le plus porteur, selon des sources de M'dina Bus. L'encombrement des voies est tel qu'aujourd'hui la vitesse commerciale des bus avoisine parfois les 2 km/h dans l'hyper-centre. Le réseau de M'Dina Bus compte 70 lignes desservant 127.300 hectares sur le territoire du Grand-Casablanca. Au total, 141 millions de voyageurs sont transportés annuellement dont 12 millions d'étudiants. A titre indicatif, la 1re ligne de tram de Casablanca a transporté 157 millions de voyageurs sur 5 ans.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.