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Lait contaminé: Succession de négligences
Publié dans L'Economiste le 12 - 02 - 2018

Aujourd'hui, Lactalis revendique 75.000 «collaborateurs» dans 85 pays, collecte quelque 15 milliards de litres de lait par an, le tout pour un chiffre d'affaires annuel de 17,3 milliards d'euros
Le premier groupe laitier mondial fait l'objet de polémique dans l'affaire des lots de poudre de lait pour bébé contaminés depuis décembre 2017. Au fait, le scandale a des racines profondes. En 2006, lors du rachat du site industriel mis en cause par le groupe laitier, des problèmes sanitaires latents n'avaient pas été complètement élucidés. Pour le site mis en cause, le problème des salmonelles avait commencé avant qu'il ne soit mis sur la place publique.
En effet, les bactéries étaient présentes dans l'usine de Craon depuis son rachat en 2006. A la période du rachat de l'usine par Lactalis, ce dernier était le premier fromager d'Europe, 2e groupe laitier de l'Union Européenne et 7e au niveau mondial. «Ce sont les mêmes bactéries que celles qui ont provoqué diarrhées, vomissements et fièvre chez 141 bébés en 2005», révèle Emmanuel Besnier, PDG du groupe, dans un entretien accordé au journal français Les Echos.
Et d'ajouter: «Nous n'excluons pas que des bébés aient consommé du lait contaminé entre 2006 et 2017». A ce moment-là, les 141 nourrissons avaient tous en commun d'avoir bu du lait fabriqué dans l'usine de Craon. Cependant, les enquêtes menées en 2005 par l'institut de veille sanitaire français sur les origines de la contamination n'avaient pas permis d'en établir clairement l'origine. Pareil pour les autocontrôles de routine menés par l'exploitant de l'époque, Celia, qui étaient négatifs.
A cette date, l'usine appartenait à Celia. L'enquête menée par l'institut de veille sanitaire en 2005 soulignait la persistance et la résistance des salmonelles dans l'environnement de l'usine après nettoyage et désinfection. Malgré les risques sanitaires, la tutelle a autorisé le redémarrage de l'usine après avoir prescrit à Celia un plan de gestion des risques de contamination.
Au moment de l'achat de l'usine, le géant laitier Lactalis comptait en faire un site de production de sa marque de fromage «Chaussée aux Moines». Le lait infantile ne faisait pas partie du catalogue produit de l'industriel à cette date. La production de lait infantile n'était pas le métier de l'usine Celia de Lactalis à Craon. «Le groupe a-t-il manqué de rigueur en appliquant les mêmes règles de sécurité à cette production qu'aux autres spécialités laitières?», s'interroge le journal français.
«Quand les bactéries s'installent dans les joints du carrelage, autant dire qu'elles sont indélogeables. Il faudrait y aller au marteau-piqueur et tout détruire pour avoir une chance de s'en débarrasser», explique un cadre du secteur. Sinon, il faudrait tout passer à la brosse, du sol au plafond et recommencer. Pour un nettoyage approfondi, il faudrait stopper l'usine pendant une semaine. Une exigence qui se heurte à l'équation économique qu'aucune entreprise laitière ne peut envisager.
Le combat contre les salmonelles est un cercle infernal. En effet, pour nettoyer les installations, il faut les ouvrir. Plus elles sont exposées à l'air, plus le risque de salmonelles est élevé. Dans une usine de produit sec comme le lait infantile, l'on ne peut utiliser de l'eau et de la javel.
38 nourrissons atteints
Le scandale a démarré le premier décembre dernier, avec les révélations de l'agence Santé publique France. Les services du Département de la Santé français ont diligenté une enquête pour comprendre ce que cachait un brusque épisode bactériologique. En effet, 25 nourrissons étaient atteints de salmonellose, un nombre jugé élevé. Le nombre officiel des victimes est actuellement passé à 38 nourrissons. L'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS) clame qu'ils sont beaucoup plus nombreux. L'enquête a révélé que tous les nourrissons avaient en commun de boire du lait Lactalis, fabriqué à Craon, dans la seule usine de lait infantile du groupe.


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