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Tanger: Incertitude financière à la mairie
Publié dans L'Economiste le 10 - 05 - 2018

La mairie croule sous les prélèvements à la source dans ses comptes (Ph. Sparte)
L'épée de Damoclès continue de peser sur la tête de la mairie de Tanger. Les prélèvements directs sur les comptes de la collectivité locale n'ont pas cessé. Au total, ce sont quelque 58 millions de DH qui ont été ponctionnés des caisses de la ville suite à des jugements définitifs au cours de cette année 2018.
Ils s'ajoutent aux plus de 152 millions de DH prélevés en 2017, un feuilleton qui a démarré en 2016 et qui n'a cessé depuis d'accélérer. Il s'agit de jugements datant de plusieurs années qui étaient perdus entre les arcanes des palais de justice, mais qui ont vu leur exécution s'accélérer. Le nombre de jugements est tel que la mairie a dû acquérir un logiciel informatique spécifique pour suivre ses nombreux procès, selon Bachir Abdellaoui, maire de la ville, qui intervenait lors de la session ordinaire du mois de mai.
Ces montants se situent loin de ce que les responsables de la ville avaient pour habitude de provisionner, habituellement 20 millions de DH par année budgétaire pour indemniser les jugements pour expropriation. Un nombre important de dossiers d'expropriation est actuellement en instance, rappelle Mohamed Amahjour, adjoint au maire de Tanger, leur montant pourrait dépasser les 160 millions de DH.
Manque de bol, l'opération de vente de plusieurs terrains de la mairie au centre-ville n'a pu être menée à terme, les prix de vente annoncés étaient trop élevés, ce qui a réduit le nombre de personnes intéressées.
A la mairie, les responsables affirment être en faveur du respect du droit et des jugements en faveur des expropriés, mais la multiplication de ces affaires est en train de mettre en péril la continuation du service public. C'est le cas pour l'année 2017 avec un déficit de 150 millions de DH qui a empêché la mairie d'honorer ses engagements envers le Fonds d'équipement communal et certains gestionnaires délégués.
Pour les responsables de Tanger, ces affaires d'expropriation ne datent pas d'aujourd'hui. Certaines sont le résultat de dossiers d'expropriation lancés à la fin du siècle dernier.
La ville n'est toujours pas capable de gérer ses expropriations, c'est le cas de l'époque de la Communauté urbaine dans les années 1990 et 2000. Par exemple, Tanger avait failli perdre le droit sur plusieurs lots de terrain prévus comme espaces verts en 2000. La Commune avait omis de les intégrer dans les plans d'aménagement et de dédommager leurs propriétaires antérieurs, ce qui aurait permis l'annulation de l'opération d'expropriation, une erreur rattrapée in extremis.
Le maire a assuré avoir envoyé une correspondance au chef du gouvernement pour trouver une solution qui ne peut être que collective, selon lui, pour sauver les finances de la ville.
De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU


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