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Les musées récupèrent les œuvres saisies par la Douane
Publié dans L'Economiste le 22 - 05 - 2018

Pour Mehdi Qotbi et Nabil Lakhdar, «c'est un véritable échange. La Douane va authentifier certains objets. En face, la Fondation nationale des musées partagera son expertise de valorisation» (Ph. Bziouat)
Mehdi Qotbi multiplie les initiatives. Après les conférences de François Hollande, Dominique de Villepin, le président de la Fondation nationale des musées a signé vendredi une convention avec Nabil Lakhdar, patron de l'Administration de la douane. Par ce document, la Douane s'engage à mettre à la disposition de la Fondation les œuvres d'art saisies, qui moisissent dans ses caves.
La propriété reste entre les mains de l'Administration. Cette action coïncide avec la célébration de la journée internationale des musées. Pour Mehdi Qotbi, «cette action citoyenne de la Douane va permettre au Maroc de garder les objets d'art les plus précieux». Ainsi, les objets saisis viendront enrichir les musées. «C'est un véritable échange puisque la Douane va travailler avec nous pour authentifier certains objets», a-t-il dit.
Nabil Lakhdar abonde dans le même sens. Si la convention comporte un volet relatif à la lutte contre le trafic illicite des œuvres à l'import et à l'export, elle facilitera la circulation des œuvres et des artistes de manière licite. Dans cette opération, «la Douane compte s'appuyer sur l'expertise de la Fondation pour valoriser ces biens et pourquoi pas mieux taxer», note le DG de cette administration.
Pour sa part, Abdelaziz Idrissi, directeur du Musée Mohammed VI pour l'art moderne et contemporain, a rappelé l'inventaire réalisé dans ce domaine. Depuis qu'elle a reçu la gestion des musées, dirigés par le ministère de la Culture il y a encore moins de deux ans, la Fondation a entrepris des opérations de restauration de ces lieux tombés en désuétude.
Ainsi, 4 sites ont été inaugurés depuis 2016. Il s'agit du musée de la Méditerranée de Tanger et celui de l'histoire et des civilisations de Rabat. Ce dernier présente actuellement les plus prestigieuses collections de bronze antique qui existent dans le pourtour méditerranéen, souligne Abdelaziz Idrissi.
A cela s'ajoutent le musée national de la céramique à Safi et le musée des confluences à Dar El Bacha à Marrakech. Un autre ouvrira ses portes au cours de ce mois. Il s'agit du musée de textile et de tapis de Dar Si Said. D'autres sites, en cours de rénovation, sont situés dans quatre régions.
Lakhdar: Nos agents sont mieux formés
Nabil Lakhdar, DG de l'Administration de la douane (Ph. Bziouat)
- L'Economiste: Pourquoi avoir signé une convention avec la Fondation nationale des musées?
- Nabil Lakhdar: Il s'agit de voir comment nous pouvons mieux travailler ensemble pour une meilleure diffusion de la culture et de l'art en général. L'un des objectifs aussi est de montrer le rôle de la Douane, qui ne doit pas être cantonnée aux seuls contrôles aux frontières, mais s'étendre aux actions dans le domaine social et de promotion du patrimoine. Cela se fait grâce au contrôle que nous faisons aux frontières, en empêchant l'exportation frauduleuse vers l'étranger de certaines œuvres d'art marocaines. Ces vérifications nous ont permis de saisir plusieurs œuvres. L'idée est simple: au lieu qu'elles continuent de pourrir dans nos archives, elles seront mises à la disposition de la Fondation pour enrichir ses musées pour que les Marocains puissent les voir. L'autre volet est relatif à la promotion de l'art marocain à l'étranger à travers la facilitation des procédures pour la sortie des œuvres d'art de manière licite par nos artistes. Nous voulons que ces œuvres d'art soient de plus en plus connues à l'étranger afin d'acquérir davantage de valeur.
- Quelle est l'ampleur des œuvres saisies en la matière?
- Je ne peux pas vous donner un nombre exact mais, avec Mehdi Qotbi, nous avons identifié plusieurs dizaines d'œuvres dans nos stocks, ayant une valeur patrimoniale intéressante. Il s'agit de tableaux de peinture, de sculptures, des objets datant de l'Empire romain, parfois des manuscrits,... Nous allons les leur remettre. L'important s'inscrit également dans le futur avec une vigilance plus accentuée, instaurée dorénavant chez les douaniers. Elle l'est aussi pour les experts de la Fondation qui vont devoir, à chaque fois, réagir rapidement pour décider s'il s'agit, oui ou non, d'une œuvre de valeur patrimoniale.
- Comment va s'organiser la traque?
- C'est le travail des douaniers au quotidien, sauf que le souci de préservation du patrimoine sera davantage présent. Sur le plan pratique, nous allons envoyer une note aux services, organiser des conférences professionnelles, mettre en place sur le terrain les contacts entre les interlocuteurs de la Douane et des musées. Il faut des procédures souples afin d'éviter de bloquer les opérations.
Propos recueillis par Mohamed CHAOUI


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