Anti-corruption: La réforme très attendue    SMI: Hausse du résultat net    Vol de bagages à l'aéroport Mohammed V    Indemnité Covid: Le 1er texte d'application validé    L'image de la semaine    «Zanka contact», un ovni dans le 7e art national    Le Trésor place 700 MDH d'excédents de trésorerie    Covid-19 : l'Allemagne enregistre son bilan quotidien le plus élevé depuis avril    New York : deux morts et 14 blessés lors d'une fusillade    Botola Pro: l'OCK tombe à domicile face à Berkane (VIDEO)    Covid-19 : 2 552 nouveaux cas confirmés et 2 318 guérisons en 24h    Ukraine : 3 Marocains décédés dans un accident    Mehdia : des policiers contraints d'user de leurs armes pour interpeller un individu dangereux    Au 11 septembre, les avoirs officiels de réserve se sont établis à 296,9 MMDH    Hausse de 39,1% des souscriptions sur le MAVT à fin juillet 2020    Confinement. La santé mentale en danger    Real Madrid: Gareth Bale prêté à Tottenham    Cellule terroriste démantelée le 10 septembre: Ce que révèle l'expertise de la police scientifique    Maroc: le viol filmé d'un enfant de 10 ans circule sur la Toile    La presse britannique évoque les « sculptures » de Mehdia    Raja: les détails du transfert de Badr Banoun à Al Ahly    Horrible découverte: Un bébé dans une poubelle    Le secrétariat général des Finances de nouveau vacant    Morsures de serpent: une Marocaine parmi les « championnes » de la sensibilisation dans le monde    El Fizazi n'exclut pas un retour de Benkirane à la politique    Covid-19: tous les gouvernorats tunisiens classés en zone rouge    Turquie : Ankara condamne un journal grec qui avait invité Erdogan à « aller se faire foutre »    Le Maroc va-t-il changer son protocole sanitaire pour sauver le tourisme ?    Décès de Mohamed Talal    Installation des nouveaux membres de la CRDH de Guelmim-Oued Noun    Le secteur du livre affaibli par la pandémie    La cérémonie des Emmy Awards, en direct mais 100% virtuelle au temps du coronavirus    La FNM organise des expositions dans l' ensemble de ses musées " pour célébrer la vie "    La Juve en quête d' un 10ème titre de suite    Rude épreuve doukkalie pour le Raja et le Wydad    Algérie : 4 morts et six portes disparus après le chavirement d'une embarcation de fortune    Voici quand débute le mois de Safar au Maroc    Casablanca: le distanciel pour 2 semaines supplémentaires    Finale de la ligue des champions CAF 2018-2019 : L'appel du Wydad rejeté par le TAS    Le Maroc signe un mémorandum d'entente pour l'acquisition de vaccins anti-Covid 19    Etat-Unis : Les applications chinoises TikTok et WeChat interdites    Mostra de Venise. L'actrice marocaine Mila Suarez crée le buzz avec un baiser « hot »    Maître Gims membre d'une secte islamiste ?    Le gouvernement adopte un projet de décret relatif à la simplification des procédures et formalités administratives    Mise à jour de la 23ème journée de la Botola Pro D1 : Le Wydad revient à un point du leader    Le forum de la jeunesse du cinéma hassani démarre ce soir    Chic Intemporel : La dimension humaine d'une marketplace solidaire    Marchés publics et gouvernance des tribunaux : Le ministère de la justice trace son plan d'action    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Musiques sacrées: Le gospel «soufi» enchante à la clôture
Publié dans L'Economiste le 03 - 07 - 2018

Créé en 2002, le Soweto Gospel Choir s'est produit, samedi, au FFMSM en clôture. Ce groupe sud-africain qui a déjà chanté pour Nelson Mandela et Obama… a enchanté le public de Bab Makina par ses danses et chants spirituels (Ph. YSA)
Le rideau est tombé sur la 24e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde (FFMSM) samedi soir à la place de Bab Makina. Pour cette soirée de clôture, les organisateurs ont choisi le Soweto Gospel Choir, qui a enchanté le public venu nombreux (4.000 personnes environ). La ferveur spirituelle liée aux vicissitudes historiques était au rendez-vous lors de ce spectacle chanté en 5 langues (sur les 11 que compte l'Afrique du Sud).
Ainsi, cette 24e édition s'est terminée par la profondeur et la perfection des voix, l'énergie fascinante des danses (notamment le guerrier lancer de jambe zoulou), et le chatoiement des couleurs. Avec le Soweto Gospel Choir, le festival a voulu célébrer une spiritualité joyeuse, enlevée et rehaussée par la «création-surprise: Maroc-Afrique du Sud».
Quoique les relations politiques entre les deux pays traversent des zones de turbulence, le chant et la musique de ce 30 juin ont créé une osmose d'unité culturelle. C'est l'objectif principal des valeurs d'ouverture prônées et portées par le FFMSM. D'ailleurs, le spectacle a réuni un gospel engagé pour l'aide des pays en souffrance et une troupe marocaine soufie invoquant la bénédiction de Dieu.
«Un mariage réussi pour la fin d'une très belle édition», commente Abderrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès et du FFMSM.
Créé en 2002, le Soweto Gospel Choir a pour parrain l'ancien archevêque Desmond Tutu, Nobel de la paix en 1984. Ce groupe de 24 artistes soutient les enfants sud-africains rendus orphelins par le sida. Le chœur a aussi participé au premier concert 46664 (numéro matricule de Nelson Mandela lorsqu'il était en prison), en 2003, en faveur de la lutte contre le sida.
A Fès, il a offert au public de la 24e FFMSM le meilleur de lui-même grâce à des sonorités d'amour, joie, et spiritualité, et des danses vertueuses qui ont eu l'admiration de spectateurs de marque tels Khalid Safir, Saïd Zniber, Driss El Yazami et Edgar Morin.
Erwan Hamon et Janick Martin du Fest-noz symphonique ont présenté leurs escapades aventureuses. Accompagnés de la grande voix bretonne d'Annie Ebrel, du guitariste Gregory Dargent et du percussionniste Antonin Volson, ils ont clôturé en beauté les après-midis du jardin Jnan Sbill (Ph. YSA)
Bien avant, ce sont les figures majeures de la musique bretonne à danser qui avaient envahi le jardin Jnan Sbill avec les chants du «Fest-noz symphonique». Ainsi, Erwan Hamon et Janick Martin ont présenté leurs escapades aventureuses.
Accompagnés de la grande voix bretonne d'Annie Ebrel, du guitariste Gregory Dargent et du percussionniste Antonin Volson, le défi était de taille: développer avec limpidité les enchevêtrements rythmiques et mélodiques, en préservant en permanence l'essence de la danse bretonne.
Défi réussi, c'est à un véritable Fest-noz symphonique qu'ils ont invité le public du jardin luxurieux. Il faut dire que la journée du samedi a été riche en termes d'activités. Chaque endroit de la ville a eu son «morceau» de musique. Ainsi, à Bab Boujloud, c'est Kader Japonais qui a animé la dernière soirée du festival dans la ville devant un public déchaîné constitué majoritairement des jeunes venant de différents quartiers.
Comme Kader Japonais, Cheb Younès a attiré, la veille, plus 20.000 personnes. Il a chanté «Moul Château», «Moteur 103, direction la côte»… des tubes appris par cœur par les fans du jeune artiste. Signalons que le festival Off a réuni un panel d'artistes très convoités dont le rappeur marocain Mouslim, Hatim Ammor, Hajib et Fatemzahra Laâroussi.
Pour sa part, Dar Tazi a accueilli, ce 30 juin, une veillée soufie du «groupe de louange et d'écoute soufi». Pour ceux qui ne le connaissent pas, «ce groupe est présidé par Youssef Kinimini, fils d'Abdellah, qui a grandi au sein d'une famille ancienne dans l'art de louange et d'écoute soufi.
Il a été le disciple des grands artistes en louange pour devenir le cheikh des louangeurs à la ville de Fès. Son groupe a été créé il y a 20 ans avec la participation de l'artiste Saïd Chraïbi. Aujourd'hui, il se produit dans plusieurs festivals nationaux et internationaux.
La «kalachnikov» de Goran Bregovic
Quand le célébrissime philosophe Edgar Morin (97 ans) se lève pour ovationner Goran Bregovic, sachez que ce dernier a bien mérité les applaudissements d'un parterre de hauts responsables et d'intellectuels. Y figurent Pierre Claver Maganga Moussavou, vice-président du Gabon, Khalid Safir, le wali directeur des collectivités locales, Saïd Zniber, wali de Fès-Meknès, Abderrafie Zouitene, président du festival, et d'autres personnalités. Sous des musiques épousant la joie de vivre, la tolérance et l'émancipation, Goran Bregovic a offert, vendredi, aux festivaliers une belle prestation à travers les trois lettres de Sarajevo. C'était une ode proférée à la «Jérusalem des Balkans», à cette ville aux multiples croyances qui a, à la fois, écrit l'histoire et a été martyrisée par elle. C'est aussi un appel à la concorde entre les religions qui l'ont autant bâtie que détruite. Cette parole est portée par le violon: confié à des solistes d'origine serbe, tunisienne et israélienne, il s'empare en trois mouvements des traditions occidentales, orientales et klezmer pour mieux les embrasser. Au grand bonheur des mélomanes, restés jusqu'à 23 heures, Goran Bregovic a terminé, en beauté, son spectacle par le tube «kalachnikov».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.