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Financement durable: L'Autorité des marchés et la SFI en campagne
Publié dans L'Economiste le 10 - 07 - 2018

De plus en plus d'investisseurs sont sensibles à l'impact environnemental et social de leurs investissements et sont plus enclins à s'orienter vers les instruments financiers destinés à lutter contre les changements climatiques.
Près de deux ans après la COP22 à Marrakech, et les premières obligations vertes marocaines émises par Masen, BCP, BMCE Bank et Crédit Agricole du Maroc, le marché attend de nouvelles opérations. Entre temps, les obligations sociales et durables sont venues compléter la palette des instruments financiers destinés à lutter contre les changements climatiques.
L'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et la Société Financière Internationale, filiale du groupe Banque mondiale vont assurer la promotion de ces instruments. Un guide complet sur les outils de financement de la durabilité a été présenté devant un parterre d'investisseurs et d'émetteurs vendredi dernier à Casablanca. Le document reprend les règles et principes des obligations vertes, sociales et durables. «Ce nouveau guide illustre nos efforts continus pour encourager la finance verte à créer un avenir plus inclusif, promouvoir le développement durable et aider à la création d'un centre financier régional», a indiqué Nezha Hayat, présidente de l'AMMC.
Quatre entreprises, essentiellement des banques ont émis des obligations vertes à ce jour. L'objectif aujourd'hui est de pousser les entreprises à considérer les instruments financiers destinés à lutter contre les changements climatiques
Comme pour tout nouveau produit, il faudra de la pédagogie pour amener les entreprises à s'intéresser à ce type d'obligations, surtout dans un environnement où le financement par les marchés n'est pas ancré dans les habitudes. En dehors du recours à des organismes de certification indépendants qui devront approuver le caractère «vert ou social», des projets qui seront financés par le produit de l'émission, les diligences sont les mêmes que pour une émission obligataire classique. En outre, il n'y a pas de véritable gain sur le coût de financement. En revanche, les bénéfices de telles opérations s'apprécient en termes d'image.
De plus en plus d'investisseur sont sensibles à l'impact environnemental et social de leur investissement et sont plus enclins à s'orienter vers ces nouveaux produits. Le marché mondial des obligations vertes est en forte croissance. Le volume des émissions a atteint 155 milliards de DH en 2017 en hausse de 64%. Parmi les signatures pour les émissions d'obligations sociales ces dernières années, l'on retrouve le groupe BPCE ou encore Danone. Starbucks, la Ville de Paris ou encore Turkish Bank, ont eux, émis des obligations durables. Au Maroc et en dehors des institutions financières, la base d'entreprises susceptibles d'être intéressées par ce type de produits est assez large. Reste à faire évoluer les mentalités. «Le Maroc est un des pays leaders dans les énergies renouvelables et il y a aussi un dynamisme dans l'économie sociale.
Les marchés peuvent être sollicités pour financer les infrastructures de santé, les écoles, les hôpitaux, les femmes entrepreneures...», relève Xavier Reille, directeur de la SFI pour le Maghreb. L'institution intervient en amont aux côtés des régulateurs mais aussi en tant qu'investisseur. Elle investit généralement comme premier ou principal investisseur lors des opérations initiales pour notamment rassurer les investisseurs. Elle a par exemple souscrit à hauteur de 100 millions d'euros à l'émission de la BCP. Depuis 2010, la SFI a émis 7,5 milliards de dollars d'obligations vertes dans douze devises


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