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Du quinoa pour le développement local de Foum El Oued
Publié dans L'Economiste le 27 - 03 - 2019

La culture du quinoa, largement pratiquée en Amérique latine dans les zones arides à forte salinité du sol, comme ici à Uyuni en Bolivie, répond parfaitement à la problématique d'agriculture des céréales dans la zone de Foum El Oued (Ph. Wikimedia)
Située à 20 km au sud de Laâyoune, Foum El Oued est considérée comme la station balnéaire la plus importante dans la région et l'une des plus belles plages du Royaume. Cette zone connaît également depuis plusieurs années une augmentation de la salinité des sols à cause de la montée de l'eau de mer dans les nappes souterraines. Il en résulte une baisse importante de la production des céréales dans les terres cultivables, affectant aussi bien la production locale que l'alimentation du bétail.
C'est dans cette perspective que s'inscrit le projet de quinoa de Foum El Oued, qui vient en réponse aux défis de la salinité de l'eau de cette zone. Mené par la Fondation Phosboucraâ, en collaboration avec le Centre international pour l'agriculture biosaline (ICBA), un programme de recherche sur les nouvelles cultures tolérantes à la salinité au périmètre de Foum El Oued a été mené durant trois années.
De l'introduction du quinoa à Foum El Oued est née l'idée de la coopérative qui a lancé sur le marché un nouveau type de couscous dit «Soudassi» avec 6 céréales et qui emploie 30 femmes de la région (Ph. SB)
Originaire d'Amérique du Sud, le quinoa est une céréale très populaire dans le monde pour sa valeur nutritive très élevée, mais surtout pour sa capacité particulière de se développer dans des sols très salins. Sur les 19 espèces introduites, il a été constaté que le quinoa, espèce nouvelle pour la région, se comporte très bien vis-à-vis de la salinité.
Les rendements grains sont élevés, atteignant une moyenne de production de 3 tonnes/ha, avec une qualité et une taille des graines très bonnes. Suite à ces résultats positifs, la Fondation a décidé de valoriser le quinoa sur place, et d'en faire un projet de développement économique au profit de la communauté de Foum El Oued.
«Nous avons aidé à la création d'une coopérative de 30 femmes dédiée à la fabrication de couscous six céréales sachant que la région est connue par le 5 céréales. L'innovation a consisté à intégrer le quinoa comme sixième composante du couscous, et par conséquent le couscous Soudassi a été mis sur le marché pour la première fois», assure Hajbouha Zoubir, présidente de la Fondation
. La coopérative Alayafa a donc été créée et a bénéficié de l'appui de la Fondation Phosboucraâ pour l'achat des équipements, la formation des 30 femmes membres de la coopérative, et la promotion du nouveau couscous dit «Soudassi». La coopérative a quant à elle assuré le packaging et l'emballage de ses produits au niveau local.
En à peine une année, le produit de la coopérative connaît tellement de succès, aussi bien au niveau local que lors des participations dans les expositions nationales, que «les femmes de la coopérative travaillent parfois 12 heures d'affilée par rotation d'équipes afin de répondre à la demande importante», atteste Jmiâa, présidente de la coopérative Alayafa.
Une dynamique encourageante qui offre des perspectives de développement pour la coopérative, dont les femmes membres pensent déjà à l'élargissement de la gamme de leurs produits et de leur local de travail.
De notre correspondante permanente, Sabrina BELHOUARI


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