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Campagne agricole: 80% du PIB hors aléas climatiques
Publié dans L'Economiste le 25 - 04 - 2019

En 2018, le secteur de l'agriculture a clôturé l'année sur une performance moyenne de 3,9%, après une hausse de 15,4% une année auparavant et un plongeon de 13,6% à fin 2016 qui a été marquée par le retard des pluies. Mais depuis le lancement du plan Maroc Vert (2008), la valeur ajoutée agricole a bondi de 64%
Comme nous l'annoncions dans notre édition du 16 avril, une campagne céréalière moyenne se confirme. Le ministre de l'Agriculture, Aziz Akhannouch, vient de le préciser devant la Chambre des représentants. «Hors céréaliculture, toutes les autres composantes de la production agricole évoluent normalement», relève le ministre. Les indicateurs sont en effet au vert pour ce qui est de l'arboriculture fruitière, les rosacées et le maraîchage de primeurs. L'élevage est aussi sécurisé, compte tenu du couvert végétal qui n'a pas pâti du retard des pluies en raison des rosées matinales qui ont sévi durant les mois de janvier à fin mars.
Avec le retour des précipitations dans de nombreuses régions, l'espoir n'est pas perdu. Il est même fort probable que la situation s'améliore avec les pluies de ce mois d'avril qui sont déterminantes pour les céréales. Ces dernières sont en phase de formation des épis et de remplissage des grains. Bien que la céréaliculture ne représente que le cinquième de la production agricole, elle exerce toutefois une grande sensibilité sociale et politique. A tel point qu'elle détermine la croissance économique. Et c'est en prévision de la récolte céréalière que les diverses institutions nationales et internationales ont du revoir à la baisse leur diagnostic de départ.
Excepté des économistes de l'ONU qui annoncent un taux de croissance en 2019 proche de 4%, le HCP, la Banque mondiale et la Banque centrale le situent sous la barre de 3%. Alors que le gouvernement table sur 3,2% sous l'hypothèse d'une production céréalière de 70 millions de quintaux. Pour le moment, le ministre se garde d'avancer un chiffre quant à la moisson attendue.
Mais les indicateurs de la campagne permettent d'en évaluer les perspectives. A commencer par le cumul pluviométrique qui a atteint 284 mm au 22 avril. Il marque ainsi un recul de 12% par rapport à une campagne normale, alors que le taux de remplissage des barrages à usage agricole s'établit à 59%.
Les dernières données du ministère de l'Agriculture font état par ailleurs d'une superficie semée en céréales de 5,5 millions d'hectares dont 9% dans les périmètres irrigués. Avec à la clé la mise en marché de 2,2 millions de quintaux de semences sélectionnées. Il en est de même de 500.000 tonnes d'engrais cédées aux agriculteurs à des prix bonifiés. Et pour préparer la prochaine saison, pas moins de 70.000 ha ont été dédiés à la production de ces semences.
Hors céréaliculture, les autres filières évoluent normalement. Certaines d'entre elles se distinguent déjà des productions en nette augmentation. C'est le cas des agrumes dont la production s'est soldée par un record de 2,6 millions de tonnes. Celle des olives a atteint 1,9 million de tonnes. Et la production du sucre devrait s'établir à 600.000 tonnes, soit une hausse de 8% par rapport à la saison dernière.
A l'export, le chiffre d'affaires réalisé depuis le démarrage de la campagne a atteint 17,4 milliards de DH, en amélioration de 700 millions de DH.
Céréales et sucre en baisse tendancielle
A fin mars dernier, les cours du blé tendre ont baissé de 8,7% pour atteindre 198,3 dollars la tonne. Cette situation s'explique par la hausse du stock mondial et aussi en raison de disponibilités exportables abondantes, de la faiblesse de la demande, en particulier des blés américains. Les bonnes perspectives de récoltes pour cette année accentuent cette tendance baissière.
Les prix du maïs ont également reculé, sous la pression de l'abondance de l'offre exportable. S'ajoute la bonne production attendue en Argentine.
Les prix mondiaux du sucre brut se stabilisent à leur niveau le plus bas : 280,2 dollars la tonne. La tendance baissière des cours internationaux du sucre depuis le début de l'année (310,6 dollars la tonne en janvier 2019) s'explique par les récoltes plus abondantes que prévu dans les principaux pays producteurs, surtout en Inde, qui devrait devenir le plus gros producteur mondial de sucre devant le Brésil. En outre, la faiblesse persistante de la monnaie brésilienne a exercé une pression à la baisse supplémentaire sur les prix mondiaux du sucre.
Au 22 avril, le volume des divers produits écoulés sur les marchés extérieurs s'est situé à plus de 1,6 million de tonnes, en hausse de 9%. Il résulte principalement des agrumes et primeurs qui totalisent 1,5 million de tonnes.
A la même date, les primeurs et fruits divers ont réalisé un volume export de 830.000 tonnes, en augmentation de 11%.
Dans l'ensemble, l'agriculture irriguée reste bien orientée. Vu le taux de remplissage des barrages, l'irrigation n'a pas été interrompue. Elle a même été accélérée lors de la période froide. Selon diverses sources, ce sont les périmètres irrigués qui devraient assurer l'essentiel de la récolte céréalière.
Quoi qu'il en soit, «le gouvernement assumera en cas de déficit prononcé», avait confié à L'Economiste le ministre de l'Agriculture. Ceci à travers la mise en place d'un plan de sauvetage de l'élevage et des zones affectées. Sans oublier l'assurance agricole multirisque qui concerne actuellement 1 million d'hectares.


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