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Des solutions contre l'insatisfaction des troupes
Publié dans L'Economiste le 25 - 04 - 2019

La dernière étude publiée par le cabinet InvestRH révèle une méfiance importante des salariés au sein de leur entreprise. Ainsi, près de 38% d'entre eux ont uniquement confiance en leurs collègues et pas moins de 27% se méfient de l'ensemble de leurs collaborateurs
Les salariés actuels se disent insatisfaits de leurs employeurs et souhaitent changer d'entreprise. C'est en tout cas ce qui ressort des résultats de l'enquête «Qu'est-ce que j'attends de mon employeur?» récemment publiée par le cabinet de conseil et de recrutement InvestRH. Un document riche en informations qui démontre le mécontentement et le caractère mobile des cadres d'aujourd'hui tout en livrant leurs solutions concrètes pour inverser la tendance.
Cette étude a été plus précisément administrée par téléphone et via les réseaux sociaux à un échantillon de 554 jeunes hommes et femmes occupant des postes de cadres et d'ingénieurs dans le secteur industriel. En effet, 61% des répondants travaillent dans les métiers de l'automobile, de l'aéronautique et d'autres branches de l'industrie d'après l'enquête. La majorité des personnes interrogées sont par ailleurs de sexe masculin (à hauteur de 63%) contre 37% de femmes.
Le document, à la fois concis et bien illustré, fait tout d'abord ressortir le taux important de mobilité professionnelle auprès des jeunes. Ainsi, les répondants âgés entre 25 et 30 ans ont changé d'employeur 2,33 fois, soit presque autant que leurs aînés âgés de 40 ans et plus qui ne dépassent pas quant à eux 2,36 fois. Autres chiffres probants et particulièrement représentatifs, pas moins de 73% des salariés actuels présentent moins de 4 années d'ancienneté chez leurs employeurs, soit près du trois quart d'entre eux. Côté perspectives professionnelles, plus de 81% des interrogés déclarent vouloir changer d'employeur, et 44% peuvent quitter leur travail à n'importe quel instant si une opportunité plus intéressante se présente! Un phénomène qui s'explique d'après l'enquête par une rémunération jugée insuffisante, un manque sérieux de reconnaissance, des perspectives de carrière passant trop souvent à la trappe ou encore des relations malsaines avec la hiérarchie.
Un sentiment général d'insatisfaction se dégage ainsi de l'enquête.
L'enquête «Qu'est-ce que j'attends de mon employeur?», dont les résultats viennent d'être publiés par InvestRH, démontre que 7% seulement des cadres et ingénieurs actuels sont satisfaits de leur employeur. Un phénomène qui s'explique avant tout par une rémunération jugée insuffisante et des relations malsaines avec leurs supérieurs hiérarchiques
En effet, seules 27% des personnes interrogées déclarent être satisfaites de leur employeur actuel. Pire encore, 23% d'entre elles seulement recommandent leur organisme pour y travailler et 16% le déconseillent. Un mécontentement directement lié selon l'étude à la détérioration du climat de confiance au sein de l'entreprise. Ainsi, près de 38% des salariés ont uniquement confiance en leurs collègues et pas moins de 27% se méfient de l'ensemble de leurs collaborateurs. «Aujourd'hui, les employeurs attendent de leurs salariés une preuve solide d'engagement. Mais, pour pouvoir se dévouer pleinement et en toute transparence à la tâche, il faut impérativement qu'il y ait en contrepartie le même sentiment», commente ainsi la directrice générale d'InvestRH Khadija Boughaba. «Confiance, respect, transparence et équité sont des bases essentielles à une bonne ambiance de travail», commente par ailleurs l'un des sondés.
Pour changer la donne, les employeurs doivent à tout prix fidéliser leurs troupes. Mais par quel moyen? Une question à laquelle répond en partie l'étude, qui délivre plusieurs critères de rétention particulièrement stratégiques pour les organisations.
Parmi les plus récurrents et les plus cités notamment, une rémunération attractive et motivante, un management plus «humain», de réelles perspectives d'évolution de carrière ou encore la tenue régulière de formations pour améliorer ses compétences. Le respect de la vie privée doit aussi être un facteur intégralement pris en compte. «Fidéliser des collaborateurs passe avant tout par la confiance. Ils doivent être dirigés par un leader plutôt qu'un chef», précise l'un des répondants. «Humaniser les relations au bureau tout en veillant à leur léguer du sens et en les structurant autour de véritables valeurs permet d'éviter un turnover trop important en entreprise», complète Boughaba. «Il faut juste respecter l'humain», conclut ainsi l'un des sondés.


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