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Les européens appelés aux urnes
Publié dans L'Economiste le 21 - 05 - 2019

Plus de 400 millions d'électeurs dans les pays de l'UE sont appelés aux urnes du 23 au 26 mai 2019. C'est pour élire un nouveau Parlement européen, où les partis populistes devraient enregistrer une nouvelle poussée, portés par la question de l'immigration.
Même si les forces hostiles à l'UE semblent loin de remporter une majorité (selon les sondages), ils pourraient contribuer au chamboulement des équilibres historiques de l'hémicycle européen. Celui-ci est dominé de manière quasi-ininterrompue depuis 1979 par les deux grands partis de la droite et de la gauche pro-européennes.
Le vote commencera au Royaume-Uni, forcé de participer au scrutin car son accord de divorce avec l'UE n'a toujours pas été ratifié. Il se terminera dimanche, avec le passage dans l'isoloir des électeurs de grands pays comme l'Allemagne, la France, l'Italie ou l'Espagne. Les scores des partis d'extrême droite du Rassemblement national de Marine Le Pen en France, de La Ligue de Matteo Salvini en Italie et du parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage au Royaume-Uni seront particulièrement scrutés.
Le renouvellement des 751 élus du Parlement est traditionnellement marqué par une forte abstention, alors qu'il est un rouage essentiel dans l'élaboration des lois européennes. Ce désintérêt des électeurs n'a cessé d'augmenter depuis la première édition en 1979. L'abstention a grimpé de 38% cette année-là à 57,4% en 2014 pour le dernier scrutin. Elle avait été particulièrement forte dans les pays de l'Est de l'Europe, comme la Slovaquie (87%).
Emploi, climat, immigration, libre-échange, alimentation… l'impact de ces élections sera bien sûr déterminant pour l'ensemble des politiques européennes. L'immigration ou encore la protection de l'environnement… sont considérées comme les principaux défis pour l'avenir de l'UE, selon un sondage YouGov réalisé auprès de 8.021 personnes dans huit pays (Belgique, France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Hongrie, Suède), publié en mai.
Quatre ans après la crise migratoire de 2015 et bien que le flux des arrivées n'ait depuis cessé de chuter, l'extrême droite continue à concentrer son discours sur cette thématique.
C'est aussi autour de cette question que les chefs de la Ligue italienne Matteo Salvini et du Rassemblement national français Marine Le Pen tentent de fédérer un front commun de forces nationalistes. Dans le nouvel hémicycle, leur groupe actuel, l'ENL grimperait à 62 élus (25 de plus qu'actuellement) dont 26 Italiens de la Ligue (+20) et 20 Français (+5) du RN, selon la dernière projection publiée par le Parlement, sur la base d'enquêtes dans les 28 pays.
En y ajoutant les europhobes et populistes de l'ELDD (où siègent le Mouvement Cinq Etoiles italien ou encore le Britannique pro-Brexit Nigel Farage), et les eurosceptiques du CRE (où siègent les Tories britanniques et les Polonais du parti PiS au pouvoir à Varsovie), cette projection donne 173 élus à ce bloc disparate.
En outre, si ces partis, qui veulent changer l'UE de l'intérieur, peuvent se retrouver sur l'immigration, ils sont loin d'être d'accord sur d'autres sujets majeurs, comme l'attitude à avoir sur la Russie de Vladimir Poutine.
Quant aux deux grandes familles traditionnelles, le PPE à droite et les sociaux-démocrates (S&D) à gauche, elles abandonneraient chacune 37 sièges, perdant leur majorité. Les Verts, qui pourraient bénéficier du mouvement pro-climat, en Belgique et en Allemagne notamment, gagneraient eux 5 sièges.
Sur un tel échiquier recomposé, les libéraux espèrent tirer leur épingle du jeu. A la faveur d'un élargissement aux nouveaux élus français macronistes de La République en Marche, ce groupe entend jouer un rôle pivot, en devenant la troisième force dans la nouvelle assemblée. Le président français Emmanuel Macron, qui s'est posé en rempart contre le populisme et en chantre de la refondation de l'UE, risque gros en termes d'image et d'influence s'il rate son pari aux élections européennes, selon certains observateurs.
Enfin, ce jeu d'alliances sera crucial pour désigner les futurs patrons de l'Europe, dont le successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission. Un mercato qui va s'accélérer dès le lendemain des élections.


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