Le journaliste people Simo Benbachir, sera-t-il extradé vers le Maroc ?    ADM dégage des bénéfices pour la 2ème année consécutive    Raja-TP Mazembe: suivez le match en direct (Champions League)    Nasser Bourita : le Maroc n'interfère pas dans les attributions du Secrétaire général des Nations unies    Coronavirus: Avis aux voyageurs à destination du Maroc    Fadila Benmoussa absente du petit écran ce Ramadan    Un autre pays ouvre un consulat général à Dakhla    Plafonnement des honoraires : Une grève au menu pour les notaires    Il a plus que doublé entre 2002 et 2018 : Un parc automobile de 4,3 millions de véhicules    Fès : arrestation de deux individus pour implication présumée dans le détournement de médicaments publics    Le 3ème Forum Maroc-Etats insulaires du Pacifique se conclut par la « Déclaration de Laâyoune »    Coronavirus: l'Arabie saoudite suspend l'octroi de visas à sept nationalités    La NARSA met le paquet dans un vaste programme de sensibilisation    La direction des prisons répond à un proche de Zefzafi    Brexit : Londres songe à se retirer des négociations dès juin    La FRMF annule la suspension à vie de l'arbitre Hicham Tiazi    Fouad Chafik prolonge avec Dijon!    La République dominicaine soutient l'intégrité territoriale du Maroc, au niveau des Nations unies    Il y a 60 ans, Agadir: Penser la catastrophe    Création à Kinshasa d'une Chambre de commerce RDC-Maroc    Mais où est Obama ? Le grand absent omniprésent face à l'ascension de Sanders    60e anniversaire du séisme d'Agadir    Sahara marocain: le Parlement espagnol précise sa position    Agadir abrite le 27ème Rallye Maroc Classic en mars    L'armée syrienne tue plus de trente soldats turcs dans la région d'Idlib    Quarts de finale aller des Coupes africaines : Gare au faux pas !    Nadia Fettah Alaoui : Le tourisme contribue de 7% au PIB national    Akhannouch présente au Conseil du gouvernement les principaux axes de la nouvelle stratégie agricole    Le coronavirus plombe l'économie    Ligue des champions : Le Raja à l'assaut du Tout Puissant Mazembe    Divers sportifs    Moutaouali, la perle du Raja    La CCISCS scelle un partenariat avec l'AFEM    Bouillon de culture    L'Emir du Qatar reçoit Fouad Ali El Himma à Doha    L'OMDH demande la mise en adéquation des lois nationales avec les conventions internationales signées par le Maroc    Plaidoyer pour un modèle de démocratie participative et inclusive    Célébration aujourd'hui du 13ème anniversaire de S.A.R la Princesse Lalla Khadija    Aucun cas de Coronavirus enregistré au Maroc    Le parc Murdoch victime d'un vandalisme aveugle    La politique immobilière nationale décortiquée par le CESE    Record absolu d'œuvres vendues en 2019 sur le marché de l'art    Avant une cérémonie sous tension, les César nomment une présidente par intérim    Oualas : Bilan exceptionnel du 3ème Festival "Afrique du rire"    Un don de Patrice de Mazières au profit des Archives du Maroc    Jeudis cinéma droits humains : Projection du film « Khartoum Offside»    «Trio Sophia Charaï» à l'Institut Cervantès de Casablanca    Taza à l'heure du 2e forum provincial pour la culture et le travail associatif    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Musiques sacrées du monde: Concert «engagé» de Marcel Khalifa
Publié dans L'Economiste le 19 - 06 - 2019

L'artiste libanais Marcel Khalifa se dit arabe, « palestinien en Palestine » et a été reconnu « artiste de l'Unesco » pour son engagement en faveur du patrimoine musical. Il a livré un magnifique spectacle dimanche à Bab El Makina (Ph. YSA)
Le festival de Fès des musiques sacrées du monde continue à offrir à son public des spectacles et tables rondes riches d'enseignements et de messages de paix et de tolérance. La soirée animée par Marcel Khalifa, dimanche dernier, sur la somptueuse scène de Bab El Makina n'a pas dérogé à cette règle.
Devant un public cosmopolite, marocain et étranger, le chanteur libanais a fait un vibrant témoignage dédié à la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel de la médina de Fès. Khalifa a, ainsi, saisi cette occasion pour «saluer les organisateurs du festival pour leur attachement aux valeurs conceptuelles de l'événement tenu dans une ville mythique».
«Toutes mes félicitations au Royaume qui a su préserver cette identité et ce patrimoine face à une mondialisation galopante», renchérit-il affirmant avoir visité nombre de villes marocaines dont Tanger, Rabat, Marrakech, et bien d'autres. Pour son spectacle du 16 juin, Marcel Khalifa s'est produit devant plus de 6.000 festivaliers.
La voix de l'iranienne Sahar Mohammadi a résonné au jardin Jnane Sbill. C'est l'une des plus belles voix du chant classique persan, qui a mené l'âme des festivaliers sur le relief de paysages escarpés, à la cime des montagnes ou au milieu des vastes plaines (Ph YSA)
Dans les premiers rangs, l'on a noté la présence notamment de Mostapha Bakkoury, président du Conseil régional de Casablanca, et PDG de Masen, Mohamed Karim Mounir, PDG du groupe BCP, Abderrafih Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, Saïd Zniber, wali de la région, Abdelhak Hamdaoui, gouverneur de la province de Boulemane, Abdelillah Essaïd, préfet de la police, Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès, ainsi que Abdullah Skaka, vice-maire de Sarajevo, outre l'ambassadeur de la Palestine.
Accompagné de son orchestre, Marcel Khalifa a livré le meilleur de lui-même en interprétant des chansons tirées de son riche répertoire dont «Rita et Al Bondokia», «Filbal Oghnia», ou encore «Andalous Al Ho».Ces chansons font maintenant partie du patrimoine musical arabe, car Marcel Khalifa est parvenu habilement à sublimer la dimension de l'artiste engagé pour épouser une dimension universelle. Au Maroc, chacun de ses concerts est une véritable célébration de la musique, une musique profondément spirituelle et puissamment fédératrice. Celui de Bab El Makina marquera pendant longtemps les esprits.
De l'autre côté, au jardin Jnane Sbill, l'iranienne Sahar El Mohammadi a fabuleusement exprimé la musique persane. Grâce à la souplesse de ses compositions, au choix des radifs, conjugués à la tradition de sa transmission -de maître à élève-, à l'improvisation parfois, ce répertoire demeure une musique impressionnante et vivante.
Au-delà d'une technique parfaitement maîtrisée, tout l'art du chant classique persan réside également dans l'apprentissage de cette poésie transmise «de poitrine à poitrine» et que seuls les plus grands interprètes parviennent à rendre universelle. D'ailleurs, Sahar El Mohammadi est «attendue cette semaine à Paris pour un concert à l'Opéra», confie-t-elle à L'Economiste.
Un forum inspirant
Organisé sous le thème «Fès, à la confluence des cultures», le forum de Fès constitue un moment inspirant fort d'échanges et d'interrogations dans un monde en pleine mutation, articulant le débat autour de trois axes ayant trait à «la connaissance avant le jugement, l'idée avant l'opinion», «les nécessaires fondamentaux d'un dialogue entre les cultures» et «les modes de vie dans les cités traditionnelles (médinas et autres) et les valeurs spirituelles de respect sous-jacentes». Pour Driss Karrouz, directeur du Forum, «malgré les divergences et les origines, les cultures constituent des sources inépuisables de sagesse, de paix et de prospérité. Même son de cloche auprès de François-Xavier Tilliette, consul général de France à Fès, pour qui «La piste historique de Fès renvoie à cette profondeur». Si Fès, berceau du Maroc dynastique, n'en a pas toujours été la capitale effective, Marrakech lui disputant ce statut au gré des dynasties, puis Rabat à partir du protectorat, elle a toujours conservé ce rôle majeur de centre culturel et spirituel du royaume, comme elle en demeure la capitale artisanale et gastronomique. «Elle est toujours restée ce carrefour, pour le commerce comme pour les idées, des deux grands axes traversant le Maroc, est-ouest, de l'Oriental à l'Atlantique, et sud-nord, du Tafilalet et du Sahara vers la Méditerranée», souligne Tilliette.
Youness SAAD ALAMI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.