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Musiques sacrées du monde: Concert «engagé» de Marcel Khalifa
Publié dans L'Economiste le 19 - 06 - 2019

L'artiste libanais Marcel Khalifa se dit arabe, « palestinien en Palestine » et a été reconnu « artiste de l'Unesco » pour son engagement en faveur du patrimoine musical. Il a livré un magnifique spectacle dimanche à Bab El Makina (Ph. YSA)
Le festival de Fès des musiques sacrées du monde continue à offrir à son public des spectacles et tables rondes riches d'enseignements et de messages de paix et de tolérance. La soirée animée par Marcel Khalifa, dimanche dernier, sur la somptueuse scène de Bab El Makina n'a pas dérogé à cette règle.
Devant un public cosmopolite, marocain et étranger, le chanteur libanais a fait un vibrant témoignage dédié à la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel de la médina de Fès. Khalifa a, ainsi, saisi cette occasion pour «saluer les organisateurs du festival pour leur attachement aux valeurs conceptuelles de l'événement tenu dans une ville mythique».
«Toutes mes félicitations au Royaume qui a su préserver cette identité et ce patrimoine face à une mondialisation galopante», renchérit-il affirmant avoir visité nombre de villes marocaines dont Tanger, Rabat, Marrakech, et bien d'autres. Pour son spectacle du 16 juin, Marcel Khalifa s'est produit devant plus de 6.000 festivaliers.
La voix de l'iranienne Sahar Mohammadi a résonné au jardin Jnane Sbill. C'est l'une des plus belles voix du chant classique persan, qui a mené l'âme des festivaliers sur le relief de paysages escarpés, à la cime des montagnes ou au milieu des vastes plaines (Ph YSA)
Dans les premiers rangs, l'on a noté la présence notamment de Mostapha Bakkoury, président du Conseil régional de Casablanca, et PDG de Masen, Mohamed Karim Mounir, PDG du groupe BCP, Abderrafih Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, Saïd Zniber, wali de la région, Abdelhak Hamdaoui, gouverneur de la province de Boulemane, Abdelillah Essaïd, préfet de la police, Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès, ainsi que Abdullah Skaka, vice-maire de Sarajevo, outre l'ambassadeur de la Palestine.
Accompagné de son orchestre, Marcel Khalifa a livré le meilleur de lui-même en interprétant des chansons tirées de son riche répertoire dont «Rita et Al Bondokia», «Filbal Oghnia», ou encore «Andalous Al Ho».Ces chansons font maintenant partie du patrimoine musical arabe, car Marcel Khalifa est parvenu habilement à sublimer la dimension de l'artiste engagé pour épouser une dimension universelle. Au Maroc, chacun de ses concerts est une véritable célébration de la musique, une musique profondément spirituelle et puissamment fédératrice. Celui de Bab El Makina marquera pendant longtemps les esprits.
De l'autre côté, au jardin Jnane Sbill, l'iranienne Sahar El Mohammadi a fabuleusement exprimé la musique persane. Grâce à la souplesse de ses compositions, au choix des radifs, conjugués à la tradition de sa transmission -de maître à élève-, à l'improvisation parfois, ce répertoire demeure une musique impressionnante et vivante.
Au-delà d'une technique parfaitement maîtrisée, tout l'art du chant classique persan réside également dans l'apprentissage de cette poésie transmise «de poitrine à poitrine» et que seuls les plus grands interprètes parviennent à rendre universelle. D'ailleurs, Sahar El Mohammadi est «attendue cette semaine à Paris pour un concert à l'Opéra», confie-t-elle à L'Economiste.
Un forum inspirant
Organisé sous le thème «Fès, à la confluence des cultures», le forum de Fès constitue un moment inspirant fort d'échanges et d'interrogations dans un monde en pleine mutation, articulant le débat autour de trois axes ayant trait à «la connaissance avant le jugement, l'idée avant l'opinion», «les nécessaires fondamentaux d'un dialogue entre les cultures» et «les modes de vie dans les cités traditionnelles (médinas et autres) et les valeurs spirituelles de respect sous-jacentes». Pour Driss Karrouz, directeur du Forum, «malgré les divergences et les origines, les cultures constituent des sources inépuisables de sagesse, de paix et de prospérité. Même son de cloche auprès de François-Xavier Tilliette, consul général de France à Fès, pour qui «La piste historique de Fès renvoie à cette profondeur». Si Fès, berceau du Maroc dynastique, n'en a pas toujours été la capitale effective, Marrakech lui disputant ce statut au gré des dynasties, puis Rabat à partir du protectorat, elle a toujours conservé ce rôle majeur de centre culturel et spirituel du royaume, comme elle en demeure la capitale artisanale et gastronomique. «Elle est toujours restée ce carrefour, pour le commerce comme pour les idées, des deux grands axes traversant le Maroc, est-ouest, de l'Oriental à l'Atlantique, et sud-nord, du Tafilalet et du Sahara vers la Méditerranée», souligne Tilliette.
Youness SAAD ALAMI


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