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Enquête L'Economiste-Sunergia/Petits équipements collectifs: A 33 contre 28, les jeux arrivent devant les espaces verts
Publié dans L'Economiste le 16 - 07 - 2019

A deux encablures des élections législative et communale, comment les habitants voient ils leur environnement? Et surtout les petits équipements collectifs?
C'est clair, dans toutes les villes marocaines qui ont grandi entre 1970 et maintenant, les petits équipements collectifs n'encombrent pas le paysage. C'est le moins que l'on puisse dire. Et en plus ces villes sont très douées pour marquer les séparations sociales (voir infra: le vert des riches).
Balançoires et tourniquet
On n'étonnera peut-être personne en disant que les jeux pour enfants sont les plus demandés. 33% en moyenne générale, tous répondants confondus. Le questionnaire parlait de jeux tels que les glissoires, balançoires, les cordes à grimper, tourniquet…Des jeux de faibles encombrements, mais qui attirent irrésistiblement les enfants.
Ils sont très fréquents dans les espaces balnéaires ou touristiques, mais relèvent du privé. Ce qui explique que les plus demandeurs de jeux soient les couches les moins aisées. Les espaces privés sont parfois chers et, à l'évidence, les familles n'ont pas de jardin pour installer ces amusements. Ces familles, de 25 à 34 ans, sont un gros tiers à demander en priorité les jeux. Les politiciens devront noter sur leurs agendas que les ruraux, sans diplômes, talonnent les jeunes ménages. Et que les plus demandeurs sont fort logiquement ceux qui ne peuvent pas les avoir à la maison.
Plus les villes sont grandes, plus les parents sont sensibles aux jeux. Néanmoins les différences sont faibles d'une ville à l'autre.
On voit parfaitement un désintérêt pour ces équipements chez les tous jeunes (15-24 ans). Sans doute parce qu'ils n'ont pas encore d'enfants en âge d'apprécier ces amusements: à cet âge-là la majorité des Marocains n'est pas mariée.
Ah! Les grands-parents!
L'Enquête Sunergia L'Economiste fait la liste des préférences des familles pour les petits équipements collectifs: balançoire, corde, glissoire… Ils manquent cruellement dans le paysage marocain
Les plus âgés, au-delà de 55 ans, votent pour les jeux de leurs petits-enfants, à 1 sur 4: l'art d'être grand-père et grand-mère! Ils y portent plus d'intérêt que pour leurs propres loisirs. Sauf s'ils sont les plus pauvres, auquel cas ils veulent des tables de jeux et de quoi faire un peu de sport. Ceux-ci rejettent les jeux d'enfants et les parcs.
Attitude presque inverse chez les riches âgés: presque les deux tiers apprécieraient des parcs, un petit quart accepterait les jeux d'enfants. Par contre les scores des installations pour eux ou les petits équipements de sport sont si bas qu'ils n'ont pas de signification.
Assez curieusement, les hommes sont plus attentifs que les femmes aux jeux des petits. Y a-t-il un changement radical de comportement envers les enfants ou bien est-ce un souci d'équipements publics. On ne peut pas savoir pourquoi. Pas d'explication non plus pour les Mamas et Lalas qui sont presque indifférentes. Cependant, n'accordons pas trop de sens à ces chiffres qui sont à la limite de la signification statistique.
Le vert dit la classe sociale
Les espaces verts sont la 2e demande des citoyens, derrière les jeux pour enfants
La limite sud du quartier chic d'Anfa, le long du boulevard Ibnou Sina (en biais sur la photo), marque la grande différence entre les implantations d'espaces verts, entre les quartiers riches et ceux des classes moyennes. Dans les quartiers chics, les espaces sont en même temps privés, dans les propriétés, et publics, dans les rues. Pour les couches moyennes aisées, sur la droite, le vert se fait plus rare (Ph. Google Maps)
Moins d'un km plus loin, un sérieux accroissement des différences se produit. Sur la gauche en haut, les immeubles de la couche moyenne haute, ont des espaces verts. A droite, les plantes et bordures de trottoir de la couche moyenne plus pauvre n'ont même pas été envisagées par les plans de Casablanca. Les immeubles sont implantés bien serrés, au nom du prix de revient
Et cela continue, à gauche le quartier de réhabilitation Saada n'a pas la moindre plante. A droite encore plus dense et très sale, Sidi Moumen n'est pas encore fini, le parc prévu sert de dépotoir. Cela n'inquiète personne parmi les élus et responsables. Le terrain de foot, quant à lui est fermé


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