Seule et unique voie pour le salut, la démocratie    La reprise n'est pas pour demain!    L'opération Marhaba 2020 dans l'incertitude    Vrai ou Fake sur la covid-19 au Maroc, mercredi 27 mai    Levée partielle des restrictions sur les déplacements inter-provinces pour les salariés du privé et du public    Alliance irano-vénézuélienne contre le blocus de Washington…    Hakimi a-t-il dit adieu au titre de champion?    Sahara marocain: L'Initiative d'Autonomie est la seule solution    L'épreuve du covid-19, opportunité pour innover et s'approprier les nouvelles technologies    Allons nous vers l'explosion?    L'engagement documentaire    Qu'en pensent les professionnels du secteur?    Le Maroc est le pays de l'Afrique du Nord qui « maîtrise le mieux le coronavirus »    Le sud-africain PIC prend une participation de 13% dans Aradei Capital    Agriculture: les exportations de primeurs en hausse de 8%    Super League : Reprise le six juin pour Youssef El-Arabi et consorts    Chelsea : L'algérien Saïd Benrahma pour épauler Hakim Ziyech ?    Coronavirus : 7 nouveaux cas, 7.584 au total, mercredi 27 mai à 10h    Direction Fenerbahçe pour Yassine Bounou ?    Le Covid-19 fait chuter les exportations marocaines en Barytine    Banques, télétravail, prise de température…Les décisions anti-covid 19 de la CNDP    Consultations directes entre avocats et détenus dès le 1er juin    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr    Hakimi buteur contre Wolfsburg    L'essentiel de la lutte contre les trafics illicites en 2019    HPS affiche une hausse de 16,9% des produits d'exploitation au premier trimestre    Il est grand temps de penser le Maroc d'après    Collecte record des recettes douanières    Redémarrer ou pas le Calcio ? Le championnat des réticents    ‘'Coronavirus et discours'', nouvel ouvrage de Ahmed Cherrak    Un bilan fidèle à sa courbe en dents de scie    Pour une meilleure place du monde rural dans le nouveau modèle de développement    La Premier League va voter sur l'autorisation des entraînements avec contacts    "The Last Lance" Le documentaire qui révèle toute la vérité sur Armstrong    Les stars de la musique africaine en concert virtuel    HBO mise sur son catalogue pour booster sa nouvelle plateforme de streaming    Un programme culturel intercatif avec une série d'activités à distance    Procès à distance : 6.001 détenus bénéficiaires    Hong Kong se soulève contre un projet loi imposé par Pékin…    Maroc, de quoi avons-nous peur?    VH et MFM lancent un grand concours et une expo à vocation solidaire    Aid El Fitr: Le Roi gracie 483 détenus    France: La demande du CFCM aux mosquées    Forte participation au concours de déclamation du Coran à distance    A Madagascar et à travers l'Afrique, la ruée controversée vers l'artemisia    Vote à distance: La Chambre des conseillers décide de développer une application électronique    L'ambassade du Maroc à New Delhi en première ligne    Confinement et ramadan, un duo gagnant pour la télé!    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Enquête L'Economiste-Sunergia/Petits équipements collectifs: A 33 contre 28, les jeux arrivent devant les espaces verts
Publié dans L'Economiste le 16 - 07 - 2019

A deux encablures des élections législative et communale, comment les habitants voient ils leur environnement? Et surtout les petits équipements collectifs?
C'est clair, dans toutes les villes marocaines qui ont grandi entre 1970 et maintenant, les petits équipements collectifs n'encombrent pas le paysage. C'est le moins que l'on puisse dire. Et en plus ces villes sont très douées pour marquer les séparations sociales (voir infra: le vert des riches).
Balançoires et tourniquet
On n'étonnera peut-être personne en disant que les jeux pour enfants sont les plus demandés. 33% en moyenne générale, tous répondants confondus. Le questionnaire parlait de jeux tels que les glissoires, balançoires, les cordes à grimper, tourniquet…Des jeux de faibles encombrements, mais qui attirent irrésistiblement les enfants.
Ils sont très fréquents dans les espaces balnéaires ou touristiques, mais relèvent du privé. Ce qui explique que les plus demandeurs de jeux soient les couches les moins aisées. Les espaces privés sont parfois chers et, à l'évidence, les familles n'ont pas de jardin pour installer ces amusements. Ces familles, de 25 à 34 ans, sont un gros tiers à demander en priorité les jeux. Les politiciens devront noter sur leurs agendas que les ruraux, sans diplômes, talonnent les jeunes ménages. Et que les plus demandeurs sont fort logiquement ceux qui ne peuvent pas les avoir à la maison.
Plus les villes sont grandes, plus les parents sont sensibles aux jeux. Néanmoins les différences sont faibles d'une ville à l'autre.
On voit parfaitement un désintérêt pour ces équipements chez les tous jeunes (15-24 ans). Sans doute parce qu'ils n'ont pas encore d'enfants en âge d'apprécier ces amusements: à cet âge-là la majorité des Marocains n'est pas mariée.
Ah! Les grands-parents!
L'Enquête Sunergia L'Economiste fait la liste des préférences des familles pour les petits équipements collectifs: balançoire, corde, glissoire… Ils manquent cruellement dans le paysage marocain
Les plus âgés, au-delà de 55 ans, votent pour les jeux de leurs petits-enfants, à 1 sur 4: l'art d'être grand-père et grand-mère! Ils y portent plus d'intérêt que pour leurs propres loisirs. Sauf s'ils sont les plus pauvres, auquel cas ils veulent des tables de jeux et de quoi faire un peu de sport. Ceux-ci rejettent les jeux d'enfants et les parcs.
Attitude presque inverse chez les riches âgés: presque les deux tiers apprécieraient des parcs, un petit quart accepterait les jeux d'enfants. Par contre les scores des installations pour eux ou les petits équipements de sport sont si bas qu'ils n'ont pas de signification.
Assez curieusement, les hommes sont plus attentifs que les femmes aux jeux des petits. Y a-t-il un changement radical de comportement envers les enfants ou bien est-ce un souci d'équipements publics. On ne peut pas savoir pourquoi. Pas d'explication non plus pour les Mamas et Lalas qui sont presque indifférentes. Cependant, n'accordons pas trop de sens à ces chiffres qui sont à la limite de la signification statistique.
Le vert dit la classe sociale
Les espaces verts sont la 2e demande des citoyens, derrière les jeux pour enfants
La limite sud du quartier chic d'Anfa, le long du boulevard Ibnou Sina (en biais sur la photo), marque la grande différence entre les implantations d'espaces verts, entre les quartiers riches et ceux des classes moyennes. Dans les quartiers chics, les espaces sont en même temps privés, dans les propriétés, et publics, dans les rues. Pour les couches moyennes aisées, sur la droite, le vert se fait plus rare (Ph. Google Maps)
Moins d'un km plus loin, un sérieux accroissement des différences se produit. Sur la gauche en haut, les immeubles de la couche moyenne haute, ont des espaces verts. A droite, les plantes et bordures de trottoir de la couche moyenne plus pauvre n'ont même pas été envisagées par les plans de Casablanca. Les immeubles sont implantés bien serrés, au nom du prix de revient
Et cela continue, à gauche le quartier de réhabilitation Saada n'a pas la moindre plante. A droite encore plus dense et très sale, Sidi Moumen n'est pas encore fini, le parc prévu sert de dépotoir. Cela n'inquiète personne parmi les élus et responsables. Le terrain de foot, quant à lui est fermé


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.