Loi de finances rectificative: séance commune du Parlement ce mercredi    Adoption en Conseil de gouvernement du projet de loi de finances rectificative    Vacances d'été: les horaires à éviter sur les autoroutes du Maroc    La mosquée Hassan II cherche un exploitant pour ses hammams    Stress test: Les banques marocaines toujours résilientes    4 terroristes présumés arrêtés à Nador    Covid-19: Inquiétude chez les élus américains    Covid19: 186 nouveaux cas ce mardi à 10h00    Plus de 45.000 MRE regagnent leur pays de résidence    Abderrahmane El Youssoufi raconté par son compagnon de route    Le monde arabe en 2033 [Analyse]    Si Abderrahmane et Marie-Hélène El Youssoufi ont fêté avec le TAS un sacre attendu depuis 80 ans    Spécial 40ème jour du décès d'Abderrahmane El Youssoufi : Une vie et un destin hors du commun    Spécial 40ème jour du décès d'Abderrahmane El Youssoufi : Les principaux chantiers et réformes économiques à l'actif du gouvernement El Youssoufi    Spécial 40ème jour du décès d'Abderrahmane El Youssoufi : La culture, une source d'intérêt majeure pour El Youssoufi    Renard: «j'ai conseillé à Achraf d'accepter le transfert à l'Inter»    Futsal: Hicham Dguig prolonge jusqu'en 2024    Tensions sino-américaines en mer de Chine    Hausse du SMIG : Voici ce que vous devez savoir    Les villes-hôtes candidates se mettent au travail    Biennale de Danse en Afrique du 22 au 27 mars 2021    51e FNAP: la ville ocre vibre aux rythmes des arts Populaires    Maroc/Covid-19: les fonctionnaires de trois prisons reconfinés    BDS – Défendre une cause c'est bien, respecter les avis des autres c'est mieux    Spécial 40ème jour du décès d'Abderrahmane El Youssoufi : Le père fondateur de la presse ittihadie    Milouda: Une leçon de vie écrite aux couleurs de l'espoir    La Fondation du Forum d'Assilah annonce son programme d'activités culturelles et artistiques d'été    Le président brésilien annonce sa contamination au Covid-19    Le prince Moulay El Hassan décroche son bac    Le Wydad entame sa préparation collective à Agadir    Les mosquées ouvriront leurs portes    La Chambre des conseillers: adoption en commission d'un projet de loi édictant des mesures spécifiques à l'état d'urgence sanitaire    Coronavirus : quel impact sur les congés    Officiel: la date de réouverture des mosquées au Maroc    Qui est Driss Isbayene, le nouvel ambassadeur du Maroc au Mali ?    Le Marocain Aziz Krir remporte le titre    Côte d'Ivoire : Drogba brigue le poste de président de la FIF    Hamza Mehimdate, un photographe émotionnel    Les températures resteront élevées pendant plusieurs jours : La canicule s'installe !    Mauritanie : l'ex-président convoqué devant une commission d'enquête    L'Égypte, la France, l'Allemagne et la Jordanie avertissent Israël contre ses projets d'expansion    CGEM/PPS : rencontre autour du développement économique et social    COVID-19. Pour qui roule l'OMS?    Immigration clandestine: baisse des arrivées sur les côtes espagnoles    Les États-Unis n'accorderont pas de visas aux étudiants étrangers si les cours sont en ligne    Adil Bouaouad en quête de « rédemption »    « Derb Mila » à Casablanca embelli par des fresques murales    1.107 cas de triche au bac détectés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Remaniement: Divisions de la majorité et compétences rares
Publié dans L'Economiste le 16 - 08 - 2019

Saâdeddine El Othmani, qui devra bientôt rencontrer les patrons des autres partis de la majorité, semble fragilisé par les sorties de son prédécesseur, qui n'hésite pas à attaquer régulièrement certains des principaux alliés de la coalition gouvernementale (Ph. Bziouat)
Saâdeddine El Othmani dispose de quelques semaines pour soumettre au Roi des propositions de nouveaux profils qui devront rejoindre son équipe. Le Souverain a fixé la prochaine rentrée comme délai pour finaliser ce chantier. Pour l'instant, le chef du gouvernement semble encore traîner les pieds.
Des réunions avec les autres patrons des partis de la majorité sont prévues la semaine prochaine. Certains d'entre eux, notamment Mohand Laensar, SG du MP, a appelé, il y a quelques jours, à accélérer la cadence. Ceci est d'autant plus important que la tâche s'annonce ardue. Le long feuilleton des tractations après les élections de 2016 est encore dans les esprits. El Othmani devra certainement faire face à une série de difficultés pour boucler ce dossier.
Les orientations royales sont on ne peut plus claires: l'objectif de ce remaniement est d'insuffler un sang neuf, particulièrement en compétences pointues pour accompagner la mise en œuvre du nouveau modèle de développement et la refonte des stratégies sectorielles.
Le chef du gouvernement en est conscient. C'est ce qui ressort de la note de cadrage du projet de loi de finances 2020. El Othmani a promis que son équipe va «poursuivre son action avec davantage de rigueur et de responsabilité en matière de gestion de la chose publique», en plus de «l'amélioration de l'efficacité des institutions».
Face à l'ampleur des attentes, le patron du PJD risque de faire face à de nombreuses contraintes. Il s'agit notamment d'aboutir à un consensus avec les autres partis de la majorité sur les ministres ou secrétaires d'Etat qui devront quitter le navire, et surtout assurer un bon casting des nouveaux profils qui devront rejoindre l'exécutif.
Une mission délicate vu les frictions ayant marqué les relations du PJD avec les autres formations de la majorité. La fragilité de la cohésion de la coalition gouvernementale est un secret de polichinelle. En témoignent notamment les tensions récurrentes entre le parti d'El Othmani et l'un des principaux partis de la majorité, le RNI. Ce dernier est connu pour être l'un des grands pourvoyeurs en compétences au sein de l'exécutif.
En face, le patron du PJD devra d'abord faire face aux tiraillements dans sa propre formation. En atteste, par exemple, la position des parlementaires Pjdistes à l'occasion du vote de la loi-cadre sur l'enseignement. Plusieurs observateurs estiment qu'il risque d'être fragilisé par les guerres intestines de son parti.
D'autant que son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, semble vouloir lui tenir la dragée haute. L'ex-chef du gouvernement continue de jouer au trouble-fête, notamment en soutenant une initiative de coalition contre «la francisation de l'enseignement», suite à l'adoption de la loi-cadre.
L'ex-SG du PJD continue d'avoir des soutiens au sein du parti, lui permettant de peser, officieusement, dans les prochaines négociations relatives au remaniement ministériel. Une situation qui risque de mettre El Othmani mal à l'aise lors des discussions avec les autres membres de la majorité, dont certains ont été attaqués frontalement par Benkirane.
Au-delà des considérations politiciennes, les tractations pour le remplacement de certains ministres devront prendre en compte les exigences du nouveau cahier des charges du gouvernement. La révision de l'architecture gouvernementale devra répondre aux impératifs de cohérence, d'efficacité et d'accélération des réformes.
Dans ce contexte précis, la compétence et la méritocratie devront être les maîtres mots, contrairement aux arbitrages politiciens ayant marqué traditionnellement ce type de négociations.
Le Parlement s'y met aussi
En plus des chantiers pris en charge par le gouvernement, le Parlement s'inscrit également dans la logique de la nouvelle feuille de route royale. La Chambre des représentants a publié un communiqué traçant les prochains chantiers visant le renforcement de la rigueur et de l'efficacité des institutions. Cela devra passer par des réformes internes, portant notamment sur la mise en place d'un mécanisme de contrôle de l'application des lois adoptées par le Parlement. S'y ajoute l'engagement de «moderniser la production législative en vue d'être en phase avec les nouveaux chantiers». Le modèle des questions orales hebdomadaires sera également révisé pour rompre avec la monotonie qui caractérise ces séances.
M.A.M.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.