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Episode des shorts: Que de controverses!
Publié dans L'Economiste le 23 - 08 - 2019

La sortie controversée du député PJD autour de l'histoire des shorts continue de susciter des réactions chez les universitaires, intellectuels, journalistes et militants associatifs. La tribune de Ali Bouabid, délégué de la Fondation «Abderrahim Bouabid» publiée sur nos colonnes le 9 août dernier a été abondamment commentée...
■ Opportunisme
Le délégué de la fondation Bouabid n'est pas le seul à conclure que c'est trop tard, mais sa fondation et ce qu'elle représente ainsi que tous ceux qui ont ouvert les portes de l'obscurantisme et qui en ont manipulé les ressorts pour des résultats électoralistes temporels prennent l'entière responsabilité de son étendue actuelle. Comment peut-on, hier, s'attribuer les galons de bons marxistes et devenir le plus réactionnaire aujourd'hui dans ce Maroc meurtri! Comment des gens bien sous tous rapports (intellectuels, universitaires, anciens ministres...) acceptent, non pas de faire une avancée significative de leurs pays, mais de le ramener à des décennies en arrière sur le plan mental, culturel et industriel. La question que l'on est en droit de se poser est celle de savoir si la seule croyance qu'ils admettent est celle de l'opportunisme?
Je ne parle pas de ceux de la liste actuelle des obscurantistes de la langue. L'opportunisme ne tue pas ! Je parle plutôt de cette vague sourde d'ingénieurs, de médecins, d'universitaires ... qui hier acceptaient de se rassembler en famille entre petits et grands, femmes et hommes et qui aujourd'hui trouvent normal de séparer dans des pièces différentes. Qui trouvent également normal que sous la pression de la rue, leurs femmes soient drapées dans des tenues que je ne connaissais pas au Maroc et que le toucher de salutation soit mesuré au cordeau. Alors qu'en Arabie Saoudite les femmes retrouvent un début de liberté, les Marocaines, elles, prennent le chemin inverse en toute liberté.
A.T.
■ Hypocrisie
En démocratie, il faut respecter l'avis et le choix de la majorité des Marocains. Malheureusement, ce n'est pas le cas puisqu'on nous force à accepter tout ce qui vient de l'occident. Lorsqu'on veut donner notre avis, nous passons pour des arriérés. Aujourd'hui, il faut que nous acceptions de voir des femmes nues et si nous ne sommes pas contents nous sommes invités à quitter le Maroc. Quelle hypocrisie!
A.Y
■ Fait divers
J'ai du respect pour M. Ali Bouabid et les personnes qui sont indignées par cette affaire mais je crains qu'on ne tombe dans l'hystérie pour un simple fait divers. Un seul élu d'une zone rurale et conservatrice a dérapé. Si des dizaines de responsables politiques avaient tenu des propos pareils, j'aurais dit que la situation est très grave. Or, ce n'est pas le cas. Nous ne sommes pas le Pakistan, il ne faudrait pas jouer à se faire peur.
O.Z.
Et d'autres réactions
■ Vive la monarchie
Heureusement que le Maroc a une monarchie qui peut garantir les intérêts du pays et du peuple. Car côté représentation parlementaire, on pratique la politique politicienne comme c'est souvent le cas partout dans le monde, et les intérêts partisans arrivent à prendre le dessus sur ceux du pays. L'exemple cité de constituer une coalition contre la francisation de l'enseignement des matières scientifiques illustre parfaitement l'ignorance ou la malhonnêteté intellectuelle vis à vis de la jeunesse marocaine qui aspire à un enseignement aux standards internationaux.
I.L
■ Politiciens peu crédibles
Les profils pointus existent bien au Maroc. Le problème est qu'ils ne sont pas affiliés aux partis politiques, car ils estiment qu'ils sont peu crédibles et qu'ils ne répondent pas à leurs aspirations. Ils ne se reconnaissent pas en ces partis comme c'est le cas de beaucoup des Marocains, et c'est là où réside notre drame.
A.T
■ Japon: un modèle à suivre
Je connais très bien le Japon et sa culture car je suis maroco-japonaise. A plusieurs reprises, j'ai eu plusieurs occasions de rencontrer des hommes d'affaires japonais qui ne connaissent pas du tout le Maroc. Ils ne disent jamais ce qu'ils pensent, ils ne vont jamais dévoiler les obstacles qu'ils constatent, mais ils remontent tout à Tokyo. Ceux qui connaissent le Maroc, notamment les expatriés, se plaignent principalement de l'administration marocaine qui est un vrai frein pour le développement du pays. Il faut travailler sur l'image du Maroc au Japon, penser à une ligne aérienne directe vers cette destination, encourager les étudiants marocains à aller y étudier... Il y a beaucoup d'enseignement à tirer de ce pays et de son peuple.
M.K
Casablanca: Où sont les responsables?
Depuis la publication de l'article: «Corniche de Casablanca: Tout ça … pour ça!» le mardi 6 août 2019, les réactions de nos lecteurs ont fusé. En voilà quelques unes.
■ Pas de maîtrise d'ouvrage
En tant que Casablancais, j'ai honte de voir des choix de matériaux qui vieillissent mal (ex: la corniche de Casablanca). J'ai honte de voir cet argent qui part en fumée pour des résultats si médiocres. Aucun goût et pas d'expertise. Où sont passés la maîtrise d'ouvrage et le contrôle? Il est clair les responsables de ce projet sont des novices et ne se soucient guère de la ville.
A.E.
■ Arrêter les dégâts
C'est une honte, l'une des grandes métropoles d'Afrique dans un pareil état, au vu et au su de tous. Il faut arrêter les dégâts. Tout ce qui se construit se fait très mal et la corniche en est un déplorable exemple. Les responsables, les ingénieurs, les concepteurs de projets évoluent dans un monde parallèle.
Z.O
■ Médiocre suivi des travaux
Effectivement, il y a problème à Casablanca. Il faut interpeller les bureaux d'études chargés et censés superviser les travaux. L'impression que dégage cette situation est tout sauf celle d'un suivi rigoureux. A quand donc la fin de cette inadvertance?
W.M
■ Et les infrastructures et la finition?
La corniche de Ain Diab ne dispose pas d'infrastructure. Les toilettes et les douches sont fermées. Les citoyens font leurs besoins en plein air et l'odeur en est insupportable pour les joggeurs. C'est malheureux de voir et de dire que c'est une corniche. La finition des travaux est inexistante.


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