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Le numérique bouscule les écoles d'ingénieurs
Publié dans L'Economiste le 11 - 09 - 2019

Le Pr Mohammed Diouri est fondateur de l'ISGA et ingénieur de formation (Ph. MD)
Le Pr Mohammed Diouri, fondateur de l'ISGA et ingénieur de formation, a été témoin de mutations qui ont marqué la formation d'ingénieurs. Toute rupture technologique, comme celle de la transformation numérique, oblige les écoles d'ingénieurs à se réinventer.
- L'Economiste: Qu'est-ce que la transformation numérique de l'économie change dans la formation de futurs ingénieurs?
- Mohammed Diouri: La transformation numérique touche tous les secteurs de l'économie et elle consiste à ce que l'entreprise intègre les technologies digitales disponibles dans l'ensemble de ses activités. Par conséquent, certains métiers sont remplacés par des machines et de nouveaux métiers, avec une forte dimension humaine, apparaissent. L'ingénieur est un acteur de la transformation numérique et est au cœur du changement. Un large spectre de nouveaux métiers en découle, à titre d'exemple: ingénieurs en IA (Intelligence Artificielle), data scientists (gestionnaire et analyseur des données de masse), développeur de Chatbot (assistant vocal), etc. À l'ISGA, nous adaptons, en permanence, nos programmes au gré des transformations des besoins des entreprises en compétence de nos diplômés. À présent, la formation de nos futurs ingénieurs devient multidimensionnelle: elle intègre en plus de domaines comme l'IA, le big data, la cyber sécurité, les objets connectés, la green IT, la Web analytics, de la formation humaine, managériale et des langues étrangères. La transformation numérique impacte également la formation des futurs managers. Dans notre filière management nous intégrons la formation en système d'information à nos futurs managers afin de s'imprégner au mieux du monde du numérique.
- Si vous deviez brosser le profil d'un ingénieur, quel serait-il?
- Voici quelques critères correspondant au profil idéal d'un ingénieur: Avoir une parfaite maîtrise du domaine de la spécialité; être prédisposé à travailler en équipe. L'ingénierie se pratique toujours en groupe et jamais en solitaire; avoir d'excellentes aptitudes à la communication écrite et orale; disposer d'une grande capacité de travail à consacrer à la créativité et à l'innovation; maîtriser deux à trois langues étrangères. A compétence égale, les recruteurs se basent sur une forte dimension humaine et les soft skills: dorénavant les entretiens d'embauche accordent beaucoup plus d'importance à ces aspects. A l'ISGA nous accordons une place de choix aux projets tuteurés et aux stages qui doivent déboucher sur de véritables projets avec un bon encadrement de la part de l'entreprise et un suivi minutieux de la part de l'école et ce, pour aboutir à des résultats probants.
- En quoi la double diplomation serait-elle aujourd'hui un atout sur le marché de l'emploi?
- La double diplomation rentre dans le cadre d'un partenariat plus global entre une université étrangère et l'école qui englobe aussi bien la formation, la recherche que les activités culturelles. Le partenariat, surtout lorsque l'université ou l'école partenaire en question est de renom, est bénéfique autant pour l'école que pour l'étudiant. L'étudiant qui opte pour la double diplomation a une reconnaissance supplémentaire à l'international. L'école développe son réseau et lui donne une dimension internationale, elle atteste de la qualité de ses formations et de ses enseignements mais également de ses moyens humains et matériels. Pour le recruteur, c'est un gage de qualité qui montre que le candidat a étudié dans un établissement sérieux qui offre, en guise d'exemple, des masters d'universités françaises dont l'obtention répond exactement aux mêmes critères et exigences que ceux qui sont en vigueur en France. De nombreux lauréats de l'ISGA ont obtenu la double diplomation, à savoir le diplôme de l'ISGA et un master d'Etat d'une université française. Ils évoluent professionnellement dans des entreprises au Maroc et à l'étranger à des niveaux de responsabilités élevés.
Propos recueillis par A.S.


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