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Un Monde Fou
Publié dans L'Economiste le 21 - 10 - 2019


■ Un homme fait ses adieux depuis son cercueil!
C'est une blague des plus insolites à laquelle ont assisté les proches de Shay Bradley le samedi 12 octobre. Lors de ses propres funérailles, l'ancien combattant des forces de défense irlandaises s'est mis à parler, prétendant se débattre dans son cercueil. Selon le journal américain Metro News, Shay Bradley est décédé le 8 octobre des suites d'une maladie. Mais il n'a pas pu résister à l'idée de faire une dernière plaisanterie à sa famille. En plein enterrement, ses proches ont eu la surprise de l'entendre crier: "Bonjour, bonjour? Laissez-moi sortir». On pouvait entendre aussi des coups sur le cercueil en bois pendant qu'il continuait: «Où suis-je? Laissez-moi sortir. Il fait sombre ici. C'est le prêtre que j'entends? C'est Shay, je suis dans la boîte. Non, je me fous de ta gueule. Je suis mort». Cette dernière blague, ou plutôt ce dernier adieu, a rendu le sourire à ses proches, provoquant un fou rire général. La fille de Shay avait caché un haut parleur près du cercueil, avec l'ultime message audio que le plaisantin avait pris soin d'enregistrer avant son décès.
■ Une épée high-tech à l'Académie française
Barbara Cassin est la neuvième femme à faire son entrée à l'Académie française. La philosophe et philologue, passionnée par la richesse des langues, a fait entrer sous la Coupole, jeudi 17 octobre, l'esprit de résistance contre le formatage de la globalisation. Et comme un symbole, son épée n'a rien de traditionnel. Mardi, la directrice de recherche du CNRS avait rassemblé ses amis dans la salle des Caryatides du musée du Louvre à Paris pour la cérémonie de l'épée, un des symboles des Immortels avec le fameux habit vert, que la nouvelle académicienne a jugé «un peu sexy» par ailleurs. Assurée «non létale», cette épée est un véritable bijou high-tech. Pesant environ un kilo, sa lame est en cuir souple percé de petits trous où transparaît, grâce à un tissu en fibre optique, une phrase de Jacques Derrida, un des maîtres de Barbara Cassin. Cette phrase, «plus d'une langue», résume toute sa pensée. La garde de son épée pas comme les autres est un petit écran souple ressemblant à une montre connectée. Il permet, sourit la philosophe, de lire virtuellement «tous les textes du monde». Le pommeau est la reproduction d'une statuette hittite, déesse de la fertilité, trouvée en Anatolie. «C'est une barbare, comme mon prénom Barbara», sourit la philosophe. Pour finir, et comme l'impose la tradition de l'Académie, Barbara Cassin s'est vu attribuer un mot choisi à son image: ce mot est «vigueur» dont la définition dans le dictionnaire de l'Académie est «force dans sa plénitude, énergie intacte». Née le 24 octobre 1947 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Barbara Cassin a suivi des études de philosophie à la Sorbonne. Elle entre au CNRS en 1984. Elle en a reçu la médaille d'or (la plus haute distinction scientifique française) en septembre 2018 pour l'ensemble de son «œuvre traversée par la question du pouvoir des mots et du langage». Elle est l'auteure, entre autres, d'«Eloge de la traduction. Compliquer l'universel» (Fayard, 2016) et a dirigé le «Vocabulaire européen des philosophies» (Seuil-Le Robert, 2004), plus connu par son sous-titre, le «Dictionnaire des intraduisibles».


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