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Brexit: Menaces et opportunités pour le Maroc
Publié dans L'Economiste le 25 - 10 - 2019

Le Brexit offre de nouvelles opportunités pour un certain nombre de produits. Le Maroc devrait mettre à profit la suppression des conditions communautaires qui limitaient l'évolution de ses parts de marché
Quelles sont les menaces et opportunités du Brexit pour le Maroc? Comment affectera-t-il les échanges com­merciaux entre les deux pays? Quel accord commercial Royaume-Uni – Maroc? Un no-deal peut-il encore arriver?
Ces ques­tions ont été débattues par des juristes, diplomates et politologues lors de la ren­contre «Meet the Experts» organisée par la Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc mardi 22 octobre 2019 dans son UK Business Center à Casablanca. Les experts sont partagés sur l'impact du Brexit sur les flux commerciaux entre les deux pays.
Pour Mustapha Mourahib, Managing Partner au cabinet Clifford Chance, il faut relativiser l'impact de cette décision qui est avant tout politique: «Dans les 3 à 4 ans qui viennent, rien ne changera pour le Maroc. La période transitoire qui devrait durer jusqu'en dé­cembre 2020 pourrait éventuellement être prolongée, le temps de finaliser les accords avec les états tiers».
Le Maroc aura donc largement le temps de continuer le dialogue stratégique entamé avec la Grande-Bretagne et parvenir à conclure des accords financiers servant les intérêts des deux parties. Enfin, il rappelle qu'un no-deal serait une catas­trophe. Pour Mustapha Sehimi, politologue et modérateur de la conférence, le problème qui se profile est celui de savoir ce que sera le nouveau cadre juridique de nos échanges commerciaux du fait du Brexit.
«Il faudra repenser et mettre sur pied un autre cadre qui clarifiera les conditions d'écoulement de nos exportations, garantira, voire améliorera les conditions, la sécurité et la continuité des échanges commerciaux». Le Brexit aura des effets juridiques sur les contrats commer­ciaux, notamment «les contrats en cours ou à conclure, la période d'exécution des contrats commerciaux en cours, les contrats à venir… Quel sera le droit applicable pour les clauses d'arbitrage? Pourra-t-on invo­quer des clauses de force majeure? Tous ces éléments doivent être revus pour préserver les intérêts formalisés plus tôt», soutient Mustapha Sehimi.
S'y ajoute la difficulté d'identification des autorités de recours (pour les sentences arbitrales, les appels). Le Maroc a adhéré à des conventions inter­nationales sur les clauses arbitrales, qui pré­voient que si les juridictions britanniques sont compétentes, en appel, il est prévu dans certains cas de recourir à la Commission européenne des droits de l'homme et de­vant la Cour européenne. Autant de recours à revoir et corriger. Le modérateur insiste également sur la nécessité de bien gérer la période transitoire, en mettant en place un cadre juridique provisoire.
Face à cette situation d'incertitude, le Maroc prend des initiatives diploma­tiques, notamment la visite du ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du développement rural et des Eaux et Forêts, à son homologue britannique à Londres en avril 2018. Rappelons que la Tunisie et le Royaume-Uni ont signé le vendredi 4 octobre à Londres un accord de «conti­nuité politique et commerciale» en prévi­sion du Brexit.
«Nous sommes proches d'un accord avec le Maroc», précise Jenny Pearce, chef de la section politique au sein de l'ambassade britannique à Rabat. Un no-deal peut-il encore arriver? «Oui», soutient Jenny Pearce, chef de la section politique au sein de l'ambassade britannique à Rabat. La diplomate a mis en avant les différents scenarii possibles du Brexit.
Un schéma qui retrace les différentes possibilités en fonction des votes des parlementaires pro­grammés les mardi 22 et jeudi 24 octobre à Londres. Selon un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) d'avril 2019, un Brexit sans accord coûterait 97,1 millions de dollars de pertes à l'économie maro­caine, soit 11% des exportations vers le Royaume-Uni.
De quoi faire du Maroc le plus grand perdant parmi les pays africains devant le Ghana, la Tunisie, l'Egypte et le Mozambique. En revanche, l'Afrique du Sud profiterait largement d'un Brexit sans accord avec des gains en exportations éva­luées à près de 3 milliards de dollars, suivie de l'île Maurice (220 millions de dollars), le Botswana (199), les Seychelles (106) et la Namibie (85).
Import-export, risques de change…
Les deux pays sont liés par des relations économiques étroites. La Grande-Bretagne se classe au 7e rang des clients du Maroc et le 15e fournisseur. Les échanges commerciaux se développent et enregistrent des flux importants. Les exportations marocaines sont passées de 200,8 milliards de DH en 2014, à 244,9 milliards en 2017. Puis 274,2 milliards en 2018, contre environ le double pour les importations: 391,2 milliards de DH en 2014, 434,7 milliards en 2017 et 478,7 milliards en 2018. En cas de sortie du Royaume-Uni de l'UE, le Maroc devrait mettre à profit la suppression des conditions communautaires qui limitaient l'évolution de ses parts de marché. De nouvelles opportunités se présentent pour un certain nombre de produits, notamment les agrumes. Les problèmes de volatilité de la livre sterling et ses répercussions sur les transactions financières ont également été évoqués (risques de change).
M.Ko.


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