Le rapprochement "historique" entre le Canada et le Maroc permettra aux deux pays de travailler sur les grands enjeux du monde    LDC Afrique: Pour suivre le derby Maghrébin WAC-USMA    Zalar Agri réussit à lever 24 millions de dollars auprès de l'IFC    La ministre espagnole des AE inaugure le nouveau siège du Consulat général d'Espagne à Rabat    Programme des principaux matchs du vendredi 24 janvier    Le Maroc reconnaît le gouvernement de Bolivie    Irak : des milliers de manifestants réclament le départ des troupes américaines    Coronavirus : la Grande muraille de Chine et Disneyworld Shangai fermés à cause de l'épidémie    Une publication en hommage posthume à Abdelkébir Khatibi    Wuhan Coronavirus Could Hit China's Economy Harder Than SARS    mWellness Group prévoit d'investir 200 MDH au Maroc d'ici 2025    U.N. Suggests Bezos' Phone Was Hacked Using Saudi Crown Prince's Account    Brexit: Signature de l'accord à Bruxelles avant sa ratification par le Parlement européen    Adam de Maryam Touzani    Domaine maritime : Les députés donnent leur feu vert    Le Raja accroché à la veille de son départ en Tunisie    Vie des «pros» marocains d'Europe    Pas de hausse des taux des crédits bancaires en 2020    Le Maroc à la tête du groupe arabe de l'UNESCO    Proche-Orient: Trump promet son plan de paix dans les jours à venir    Coronavirus : L'ambassade du Maroc en Chine suit la situation de près    Fnideq : Saisie de près de 10.000 comprimés psychotropes    Trump doit être destitué car « le bien et la vérité comptent », affirme l'accusation    ONSSA : 17.641 tonnes d'aliments avariés détruites en 2019    Le Roi Mohammed VI félicite Chakib Alj, nouveau président du patronat marocain    Chakib Alj et Mehdi Tazi tracent de nouveaux horizons pour la CGEM    Dakhla : débats sur le rôle des anciennes bibliothèques dans la documentation civilisationnelle et culturelle du Sahara marocain    Rencontre entre le Monarque et le Roi du Bahreïn à Rabat    Indice de perception de la corruption 2019 : Le Maroc perd 7 places    Voici le temps qu'il fera ce vendredi    Mercato : Le Hellas Vérone négocie avec l'AC Fiorentina pour Amrabat    «Sourtna», quand de jeunes photographes prennent d'assaut le Fort Rottenbourg    Le Souverain accorde une audience à l'archevêque de Rabat    Les députés russes approuvent les amendements constitutionnels de Poutine    S.M le Roi reçoit plusieurs ambassadeurs étrangers    Ecologique pendant son utilisation, la trottinette électrique l'est un peu moins lors des phases de production et de recyclage    Divers Economie    Le foncier confronté à des contraintes importantes en termes d'harmonisation et de convergence des objectifs et des actions    Réunion du Bureau de la Chambre des représentants    La ménopause prématurée augmente le risque d'avoir des problèmes de santé à la soixantaine    Ziyech victime d'une déchirure musculaire au mollet    Yassin Ayoub signe au Panathinaïkos    Mohamed Wahab désigné meilleur officiel technique africain 2019 par la CAA    Ces stars mariées à leur amour de jeunesse    A Essaouira, le travail de mémoire commune des juifs et des musulmans    Parution de l'ouvrage "Renouveau pour le Maroc" de ses coauteurs Abdelaâli Benchekroun et Nour-Eddine Saoudi    Comment les étudiants voient leurs rêves s'éloigner    Cinéma : Adam, la force des femmes devant et derrière la caméra    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La Bourse attend Aradei Capital
Publié dans L'Economiste le 04 - 12 - 2019

Nawfal Bendefa, PDG d'Aradei Capital: «Notre priorité est de continuer notre croissance tout en maintenant les dividendes annuels. Parallèlement, nous devons également écouter les attentes d'un marché atone qui nous appelle pour une introduction en bourse» (Ph. Aradei Capital)
- L'Economiste: Estimez-vous la publication trimestrielle comme une contrainte supplémentaire?
- Nawfal Bendefa: Bien au contraire, c'est un pas de plus vers la transparence et une excellente opportunité pour améliorer les standards de gouvernance des entreprises marocaines. Par ailleurs, en communiquant plus souvent, nous éviterons désormais des périodes longues de silence pendant lesquelles les investisseurs n'ont accès à aucune information. Enfin, c'est un signal fort au niveau international puisque le Maroc est désormais aux mêmes standards que la plupart des pays en termes de communication financière. Il faut d'ailleurs également souligner qu'il nous est également demandé de produire un rapport ESG au moment de la publication de nos résultats annuels. Nous avons mis en place un plan «Bricks for Impact» que nous présenterons bientôt et qui portera des actions sociales, environnementales et citoyennes qui auront un impact réel.Il est important de notifier qu'Aradei Capital a anticipé la législation puisque, pour pouvoir accueillir la Berd parmi nos actionnaires, nous avons adopté une gouvernance et un mode de gestion conforme aux normes internationales bien avant que celui-ci ne nous soit imposé.
- Aradei Capital est gérée par une société de gestion indépendante comme l'impose la transformation en OPCI. Envisagez-vous une transformation de statut?
- Effectivement, Aradei Capital est gérée par REIM Partners, une société de gestion qui est à la base de la structuration de la foncière pour la rendre conforme aux normes internationales des foncières gérées par des sociétés de gestion indépendantes. En 2015, la vision adoptée par Aradei Capital était de devenir un REIT/OPCI de référence au Maroc, offrant un rendement stable et une appréciation du capital à partir d'un portefeuille diversifié d'actifs immobiliers. C'est justement le rendement stable qui symbolise l'engagement des actionnaires à distribuer de manière régulière et récurrente le résultat d'exploitation de la société. Pour rappel, l'obligation de distribution est la mesure clé des lois sur les OPCI. Aradei Capital et ses actionnaires se sont imposés cette mesure avant qu'elle ne devienne une obligation légale. Par conséquent, une transformation en OPCI ne changera ni notre fonctionnement, ni notre plan d'investissement. Notre priorité restant de continuer notre croissance tout en maintenant les dividendes annuels. Parallèlement, nous devons également écouter les attentes d'un marché atone qui nous appelle pour une introduction en bourse.
- D'où provient la croissance de 9,5% de votre chiffre d'affaires trimestriel? Est-elle soutenable?
- Nous avons pu maintenir un taux de croissance soutenu depuis quelques années grâce en partie à notre partenariat de développement avec le groupe Label 'Vie. Nous avons environ 70.000 m² de réalisations en cours sur six projets au Maroc et cela implique que le chiffre d'affaires va continuer à augmenter sur au moins les deux prochaines années. Nous avons d'autres projets en cours de préparation et qui prendront le relais au-delà des deux prochaines années. En bref, nous sommes sur une courbe ascendante menant à une appréciation durable du CA et du résultat distribuable. Nous sommes aussi sensibles aux dividendes par action et donc surveillons de manière étroite le déploiement d'investissements par rapport à notre endettement global et nos augmentations de capital. Dans le métier des foncières, la taille est un élément déterminant de la solidité des rendements et de la liquidité de nos actions; d'où l'importance de cette croissance. Nous avons à ce stade franchi les 4,5 milliards de DH de patrimoine sous gestion.
- Quelles sont les perspectives de croissance?
- Pour le futur proche, nous en avons deux. La première est de continuer notre croissance autour du partenariat que nous avons avec le groupe Label'Vie. La deuxième est la diversification sectorielle déjà entamée par l'acquisition d'une unité industrielle à Meknès, entièrement louée à Yazaki. Aujourd'hui nous étudions de nouvelles opportunités dans l'hôtellerie, la santé et l'éducation. Pour l'avenir, une ouverture vers le reste de l'Afrique ne serait pas inenvisageable. Cela dit, un élément important à cette croissance est celui de l'ouverture du capital de la foncière pour accompagner son développement. Et donc l'un ne va pas sans l'autre.
Digitalisation, une menace
Aradei Capital détient actuellement 26 actifs répartis entre centres commerciaux, galeries commerciales et actifs mono-locataires. Le management est convaincu que le commerce moderne continue à offrir une croissance importante. «Nous sommes aussi encore loin des problématiques que nous voyons en Europe ou ailleurs dans des pays où le commerce, surtout périurbain connaît une certaine difficulté», souligne Nawfal Bendefa. Au Maroc, la croissance est principalement urbaine et concerne des besoins réels existants. La digitalisation pourrait être une menace dans l'avenir notamment dans certaines zones qui sont arrivées à maturité. «Pour le moment, il est trop tôt pour parler d'essoufflement du commerce moderne», assure le PDG d'Aradei.
Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.