Nouveau modèle de développement: le monde carcéral invité à s'exprimer    Relance: Gouvernement, CGEM et GPBM s'engagent    Le Fonds d'investissement stratégique sur les rails    Arrivée à Beyrouth de l'aide marocaine médicale et humanitaire    Le tourisme: Une affaire de santé aussi    Ligue des champions : les résultats et le programme des quarts    Saisie près de Casablanca de plus de 5 tonnes de chira    Rabat constitue son parc à sculpture    Un concours pour révéler les talents arabes du court-métrage    Champions League: le Real s'effondre face à City, Lyon sort la Juve (VIDEOS)    Le classement général de la Botola (mise à jour)    Covid-19 : le Maroc retiré de la liste des pays sûrs    Education Nationale : 2.587 inspecteurs affectés au titre de 2020    La finance participative, un écosystème en perpétuelle évolution    Rachid Yazami : Je n'en reviens toujours pas qu'une telle quantité de nitrate d'ammonium ait été stockée pas loin du centre de Beyrouth    Berkane s'offre le WAC    Aguerd vers Rennes et En-Neysiri en quart de l'Europa League    Examen de passage pour Gattuso    Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres    Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité des Nations unies, Christoph Heusgen    La hausse des cas touchés par le coronavirus perçue différemment    Réunion du Conseil de gouvernement    Sur Hautes instructions Royales : Mise en place d'un hôpital militaire de campagne à Beyrouth    Covid-19: 1018 nouveaux cas confirmés au Maroc ce vendredi    Etat d'urgence sanitaire: ce que dit le projet de loi adopté ce vendredi    Macron réclame une enquête internationale    Le chômage poursuit son envolée au deuxième trimestre sous l'effet du Covid-19    Des fresques murales égaient la kasbah de Bni Ammar    Casey Affleck, en père protecteur dans un monde sans femmes dans "Light of My Life"    "Même pas mort", nouveau roman de Youssef Amine El Alamy    Prime exceptionnelle pour les professionnels de santé: C'est pour bientôt !    Tourisme national : un secteur d'avenir    Une mosquée incendiée dans le sud-ouest de la France (VIDEO)    La MAP lance la version arabe de son magazine mensuel «BAB»    Hit Radio : «Momo Morning Show» reprendra en septembre    Liban : une instabilité explosive    Ligue des champions : Huit chocs pour quatre billets pour Lisbonne    Le président Ouattara a reçu un message du roi Mohammed VI    Accord de sponsoring : Le Raja et OLA Energy renforcent leur partenariat    Macron à Beyrouth : la colère des Libanais contre leurs dirigeants (vidéos)    Explosion de Beyrouth : L'aide humanitaire marocaine remise    La terre a tremblé en Algérie    Trump interdit TikTok et WeChat et la Chine crie à la « répression politique »    Le philosophe Bernard Stiegler n'es plus (vidéo)    Le président de la Chambre des représentants reçoit l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Rabat    Liban: Envoi d'une aide médicale et humanitaire d'urgence sur hautes instructions Royales    L'élan de conscience se renforce au Parlement européen    Hit Radio: Momo Morning Show reprendra en septembre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La Bourse attend Aradei Capital
Publié dans L'Economiste le 04 - 12 - 2019

Nawfal Bendefa, PDG d'Aradei Capital: «Notre priorité est de continuer notre croissance tout en maintenant les dividendes annuels. Parallèlement, nous devons également écouter les attentes d'un marché atone qui nous appelle pour une introduction en bourse» (Ph. Aradei Capital)
- L'Economiste: Estimez-vous la publication trimestrielle comme une contrainte supplémentaire?
- Nawfal Bendefa: Bien au contraire, c'est un pas de plus vers la transparence et une excellente opportunité pour améliorer les standards de gouvernance des entreprises marocaines. Par ailleurs, en communiquant plus souvent, nous éviterons désormais des périodes longues de silence pendant lesquelles les investisseurs n'ont accès à aucune information. Enfin, c'est un signal fort au niveau international puisque le Maroc est désormais aux mêmes standards que la plupart des pays en termes de communication financière. Il faut d'ailleurs également souligner qu'il nous est également demandé de produire un rapport ESG au moment de la publication de nos résultats annuels. Nous avons mis en place un plan «Bricks for Impact» que nous présenterons bientôt et qui portera des actions sociales, environnementales et citoyennes qui auront un impact réel.Il est important de notifier qu'Aradei Capital a anticipé la législation puisque, pour pouvoir accueillir la Berd parmi nos actionnaires, nous avons adopté une gouvernance et un mode de gestion conforme aux normes internationales bien avant que celui-ci ne nous soit imposé.
- Aradei Capital est gérée par une société de gestion indépendante comme l'impose la transformation en OPCI. Envisagez-vous une transformation de statut?
- Effectivement, Aradei Capital est gérée par REIM Partners, une société de gestion qui est à la base de la structuration de la foncière pour la rendre conforme aux normes internationales des foncières gérées par des sociétés de gestion indépendantes. En 2015, la vision adoptée par Aradei Capital était de devenir un REIT/OPCI de référence au Maroc, offrant un rendement stable et une appréciation du capital à partir d'un portefeuille diversifié d'actifs immobiliers. C'est justement le rendement stable qui symbolise l'engagement des actionnaires à distribuer de manière régulière et récurrente le résultat d'exploitation de la société. Pour rappel, l'obligation de distribution est la mesure clé des lois sur les OPCI. Aradei Capital et ses actionnaires se sont imposés cette mesure avant qu'elle ne devienne une obligation légale. Par conséquent, une transformation en OPCI ne changera ni notre fonctionnement, ni notre plan d'investissement. Notre priorité restant de continuer notre croissance tout en maintenant les dividendes annuels. Parallèlement, nous devons également écouter les attentes d'un marché atone qui nous appelle pour une introduction en bourse.
- D'où provient la croissance de 9,5% de votre chiffre d'affaires trimestriel? Est-elle soutenable?
- Nous avons pu maintenir un taux de croissance soutenu depuis quelques années grâce en partie à notre partenariat de développement avec le groupe Label 'Vie. Nous avons environ 70.000 m² de réalisations en cours sur six projets au Maroc et cela implique que le chiffre d'affaires va continuer à augmenter sur au moins les deux prochaines années. Nous avons d'autres projets en cours de préparation et qui prendront le relais au-delà des deux prochaines années. En bref, nous sommes sur une courbe ascendante menant à une appréciation durable du CA et du résultat distribuable. Nous sommes aussi sensibles aux dividendes par action et donc surveillons de manière étroite le déploiement d'investissements par rapport à notre endettement global et nos augmentations de capital. Dans le métier des foncières, la taille est un élément déterminant de la solidité des rendements et de la liquidité de nos actions; d'où l'importance de cette croissance. Nous avons à ce stade franchi les 4,5 milliards de DH de patrimoine sous gestion.
- Quelles sont les perspectives de croissance?
- Pour le futur proche, nous en avons deux. La première est de continuer notre croissance autour du partenariat que nous avons avec le groupe Label'Vie. La deuxième est la diversification sectorielle déjà entamée par l'acquisition d'une unité industrielle à Meknès, entièrement louée à Yazaki. Aujourd'hui nous étudions de nouvelles opportunités dans l'hôtellerie, la santé et l'éducation. Pour l'avenir, une ouverture vers le reste de l'Afrique ne serait pas inenvisageable. Cela dit, un élément important à cette croissance est celui de l'ouverture du capital de la foncière pour accompagner son développement. Et donc l'un ne va pas sans l'autre.
Digitalisation, une menace
Aradei Capital détient actuellement 26 actifs répartis entre centres commerciaux, galeries commerciales et actifs mono-locataires. Le management est convaincu que le commerce moderne continue à offrir une croissance importante. «Nous sommes aussi encore loin des problématiques que nous voyons en Europe ou ailleurs dans des pays où le commerce, surtout périurbain connaît une certaine difficulté», souligne Nawfal Bendefa. Au Maroc, la croissance est principalement urbaine et concerne des besoins réels existants. La digitalisation pourrait être une menace dans l'avenir notamment dans certaines zones qui sont arrivées à maturité. «Pour le moment, il est trop tôt pour parler d'essoufflement du commerce moderne», assure le PDG d'Aradei.
Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.