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Refinancement des banques: BAM prête à alléger les conditions
Publié dans L'Economiste le 19 - 12 - 2019

Pas de changement du taux directeur. Il reste à 2,25% au terme du Conseil de la banque centrale tenu mardi 17 décembre. Ce taux est en vigueur depuis mars 2016. «Nous agissons sur le moyen terme. Les choses évoluent parfois dans un sens ou un autre en fonction de la conjoncture. Nous avons apporté une appréciation importante sur l'impact sur l'épargne et sa mobilisation», souligne Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib lors du traditionnel point de presse trimestriel.
Le Conseil a néanmoins validé les mesures spécifiques sur l'entrepreneuriat que la banque centrale compte déployer. Sans livrer les détails, Jouahri a précisé qu'elles «vont tourner autour du financement et des conditions de refinancement des banques auprès de BAM sur le plan quantitatif et du coût». L'objectif étant de soutenir les banques pour qu'elles favorisent le financement des jeunes, des TPE, des entreprises exportatrices….
Pour le dernier Conseil de l'année, la banque centrale a analysé la conjoncture et élaboré les projections macro-économiques pour les deux prochaines années. La croissance s'établirait à 2,6% cette année contre 3% en 2018. La valeur ajoutée agricole baisserait de 4% en raison de la mauvaise campagne agricole, laquelle n'a pas dépassé 52 millions de quintaux. Une amélioration est attendue du côté du PIB non agricole: + 3,3% contre 2,6% en 2018.
L'éclaircie vient des projections pour l'année prochaine avec une accélération de la croissance à 3,8% et à 3,7% en 2021. Des niveaux qui restent néanmoins insuffisants pour absorber le stock de chômage et les arrivées sur le marché de l'emploi.
L'année prochaine Bank Al-Maghrib prévoit un raffermissement des activités non agricoles avec une croissance de 3,5% en 2020 et 3,7% en 2021. La valeur ajoutée agricole devrait croître de 6,2% sous l'hypothèse d'une production céréalière de 80 millions de quintaux et de la poursuite de la performance tendancielle des autres productions. En 2021, elle reviendrait à un niveau de 3%.
Côté finances publiques, la situation reste fragile. Hors privatisation, et compte tenu de financements spécifiques (1,2 milliard de DH de dons du Conseil de coopération du Golfe) le déficit budgétaire devrait se creuser à 4,1% du PIB contre 3,7% en 2018.
A fin août, les dépenses globales ont augmenté de 4,7% alors que les recettes hors privatisation ont pris 4,3%. Si l'effort de mobilisation des recettes et de maîtrise des dépenses se maintient, le déficit hors privatisation s'établirait à 3,8% l'année prochaine et 3,5% en 2021.
Un allégement du déficit du compte courant est également prévu: 4,6% du PIB en 2019 contre 5,5% l'année dernière. Cette prévision tient compte notamment de l'hypothèse d'une rentrée de dons des pays du CCG de 2 milliards de DH. Entre autres, le ralentissement du rythme des exportations de biens de 3,1% sous l'effet de la baisse du rythme d'évolution des ventes du secteur automobile ainsi que des phosphates et dérivés. A cet élément, il faut ajouter la hausse de 3,1% des importations malgré le recul de la facture énergétique (-6,6%).
Pour la banque centrale, le déficit du compte courant devrait se situer à 3,7% en 2020 avant de passer à 2,9% en 2021. Les exportations devraient s'améliorer l'année prochaine sous l'effet d'un rebond des ventes automobiles avec l'entrée en production de l'usine PSA. En parallèle, les importations devraient également s'accélérer.
Les recettes voyage et les transferts MRE seraient orientés à la hausse. De leur côté, les recettes des IDE qui ont connu une hausse intéressante en 2018 (4,1% du PIB) devraient baisser à 3,4% du PIB en 2019. Tenant compte de la sortie du Trésor en 2019 et sous l'hypothèse d'une nouvelle émission sur le marché international en 2020 ainsi que de la rentrée d'un montant de 1,8 milliard de DH de dons de CCG, les réserves internationales nettes seraient à 240,7 milliards à fin 2019 et à 242,7 milliards en 2020, soit l'équivalent de 5 mois d'importations de biens et services.
La dette du Trésor à 66,3% du PIB
Le taux d'endettement du Trésor devrait augmenter à 66,3% du PIB en 2019 contre 65,3 en 2018. Il passerait à 65,8% en 2020 et se stabiliserait à 65% en 2021. Selon le wali de Bank Al-Maghrib, avec les deux sorties à l'international, celle de novembre dernier et celle prévue l'année prochaine, la composante intérieure va baisser à 51,7% avant de passer à 50,8% en 2020 et 49,4% en 2021. En revanche, la dette extérieure va passer de 14,7% du PIB en 2019 à 14,9% en 2020 avant de baisser à 15,6% en 2021. Le ratio de la dette publique totale passerait de 81,4% en 2018 à 82,2% en 2019. Il reculerait de plus d'un point en 2020 et s'établirait à 79,5% en 2021. A noter aussi que la LPL sera reconduite pour la quatrième fois. La mesure a été validée par le Conseil d'administration du Fonds monétaire international.
Khadija MASMOUDI
Verbatim
■ Accords de libre échange: «Le Maroc est pratiquement le dindon de la farce dans tous les accords commerciaux qu'il a signés»
■ Emprunt international: «Le Maroc a bénéficié de conditions extraordinaires. Si le marché est encore dans les mêmes dispositions vis-à-vis du Maroc, je conseille au gouvernement de procéder à une autre levée de fonds rapidement»
■ Bab Darna: «L'exposition des banques (3 au total) s'élève à 80 millions de DH. Certaines banques ont déclassé ces créances et d'autres vont le faire avant la fin de l'année»
F.Fa


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