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Fès-Meknès veut rationaliser la gestion de l'eau
Publié dans L'Economiste le 31 - 01 - 2020

Quatre grands barrages d'un coût global de 6,7 milliards de DH sont programmés dans le cadre du Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020-2027 au niveau de la région Fès-Meknès. Ils porteront la capacité de stockage à 8 milliards de m3. Ci-dessus, la construction du barrage de Sefrou dont le chantier a démarré l'été 2017 (Ph. L'Economiste)
Les autorités de la région Fès-Meknès veulent rationaliser la gestion des ressources hydrauliques. C'est ce qui ressort de la réunion tenue, vendredi dernier, au siège de la wilaya, en présence des responsables de l'Agence du bassin hydraulique du Sebou (ABHS) et de la Direction régionale de l'agriculture (DRA).
En effet, la rationalisation de la gestion de l'eau s'inscrit dans le cadre du Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation (PNAEPI) 2020-2027 qui a été présenté dernièrement devant le Souverain. «Lequel prévoit la réalisation de quatre grands barrages d'un coût global de 6,7 milliards de DH au niveau de la région Fès-Meknès», a souligné d'emblée Samira El Haouat, directrice de l'ABHS.
Et de préciser: «Ces barrages auront une capacité totale de 1,287 milliard de m3». A noter que la capacité globale de stockage actuelle du bassin du Sebou s'élève à 5,549 milliards de m3 et sera portée à plus de 8 milliards après l'achèvement des travaux de ces barrages.
Initiés dans l'objectif de soutenir et diversifier les sources d'alimentation en eau potable, 28 petits barrages sont programmés au niveau de la région dans le cadre du PNAEPI. L'objectif est d'accompagner la demande relative à cette denrée précieuse, garantir la sécurité hydrique et réduire les effets du changement climatique. Concrètement, il est prévu la construction d'un barrage dans chacune des provinces d'Ifrane, El Hajeb et Meknès, 2 barrages pour les provinces de Sefrou, Taounate et Taza, et 19 barrages pour la province de Boulemane. Signalons que cette dernière est souvent qualifiée de «château d'eau de la région».
Par ailleurs, 8 autres barrages, d'une capacité de stockage de 5,296 milliards de m3, ont été réalisés au niveau de la région, outre celui de M'dez, qui est en cours de réalisation avec une capacité de stockage estimée à 700 millions de m3.
De l'avis de Kamal Hidane, directeur régional de l'Agriculture, les ouvrages hydrauliques en projet «visent à assurer une gestion adéquate de la demande en eau, à valoriser les eaux d'irrigation et à sensibiliser à la nécessité de la rationalisation des ressources hydriques».
En fait, les futurs barrages permettront de renforcer les projets agricoles de la région Fès-Meknès. «Région qui bénéficie également du Projet d'aménagement hydro-agricole pour la sauvegarde de la plaine de Saïss», rappelle Hidane. Le but étant de pallier la baisse continue de la nappe phréatique. Le programme mené au niveau de la plaine du Saïss permettra la sauvegarde de près de 30.000 ha des terres irriguées, à travers la construction d'un canal d'approvisionnement et un réseau de distribution d'eau alimenté à partir du barrage M'dez.
Pour aller vite, quelque 2,5 milliards de DH sont réservés à la réalisation de la 3e tranche du projet. Cette enveloppe financera l'installation des pistes de servitude, des ouvrages d'art et des ouvrages de traversée de routes et d'autoroutes. En outre, quelque 640 millions de DH iront à la conversion des systèmes d'irrigation traditionnels en système d'irrigation goutte-à-goutte.
L'ambition du projet est de reconvertir un potentiel d'environ 16.000 ha, au niveau de la région, outre poursuivre des projets de développement et de modernisation des Petites et moyennes hydrauliques (PMH). La réduction des pertes d'eau dans les réseaux d'irrigation, l'amélioration des débits dérivés et la pérennisation de l'irrigation sur les superficies irriguées de façon saisonnière, figurent également en priorité.
Sans oublier la réalisation des seuils de dérivation sur les cours d'eau, et des travaux d'aménagement de 280 km de seguias, pour un budget global de 136 millions de DH. Notons enfin que la création des points d'eau pour l'abreuvement du cheptel et l'aménagement des points d'eau au niveau des espaces pastoraux et sylvopastoraux de la région, coûteront un investissement de 31,2 millions de DH.
L'apport du conseil régional
Plus d'un demi-milliard de DH est alloué par le Conseil régional Fès-Meknès à la mise en œuvre de 40 nouveaux projets d'approvisionnement en eau potable. Ces projets seront initiés durant la période 2020-2022. Pour Mohand Laenser, président de la Région, «l'alimentation en eau potable de la population du monde rural fait partie des priorités de son conseil. Celui-ci a déjà programmé, entre 2016 et 2019, 46 projets d'une valeur totale d'environ 340 millions de DH». «Une partie de ces chantiers est achevée et le reste est en cours de réalisation», précise Laenser. Et de conclure: «Notre région a fortement adhéré à la mise en œuvre du volet relatif à l'eau du programme national de lutte contre les disparités sociales et territoriales en milieu rural, à travers la réalisation d'un nombre important de projets tenant compte des disparités territoriales».
De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI


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