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«Géopolitique d'un Roi»: Les liaisons incestueuses entre le Polisario et le terrorisme
Publié dans L'Economiste le 16 - 02 - 2020

«Les prétendues révolutions arabes ont débouché sur des désastres, entre théocratie haineuse niant toute place à l'individu et régime autoritaire absolu, parfois plus sévère que celui que la révolution avait abattu ou avait cru abattre», résume Aymeric Chauprade dans son dernier essai, intitulé «Géopolitique d'un Roi».
A travers ce dernier livre, le géo-politologue revient sur les 20 ans de Règne de Mohammed VI au Maroc. Une période où le pays «s'est considérablement transformé», tant à l'intérieur avec le développement de son Sahara, la modernisation sociétale et économique ou encore le virage environnemental, qu'à l'extérieur avec une politique forte en Afrique et dans un monde devenu multipolaire... A propos de ce livre best-seller, Chauprade a peint un tableau nuancé et équilibré à travers un essai où il revient sur 20 ans d'analyses de la société marocaine dans un contexte régional mondialisé sous le prisme géopolitique.
A ses critiques qui considèrent que la publication regorge de subjectivités, voire de complaisance envers le Maroc, Aymeric Chauprade réplique: «C'est un essai donc forcément il y a une part de subjectivité... Mais ce n'est nullement une question de flagornerie ou de courtisanerie pour avoir les bonne grâces... J'ai voulu délibérément parler de «la géopolitique du Roi». La personnification de mon analyse et du titre de cet essai procède tout simplement du lien de cause à effet qui existe entre ces transformations et la légitimité forte du Souverain du Maroc».
Aymeric Chauprade a été, rappelons-le, l'un des premiers géopolitologues à alerter sur le pourrissement de la situation entre le Maroc et le Polisario. Il a aussi prouvé les interférences entre les mercenaires du Polisario et les mouvements terroristes au Sahel et dans la zone tampon de Guergarate... Par rapport à ce conflit qui a duré plus de 40 ans, Chauprade estime qu'il «y aura toujours un pourrissement de la situation tant qu'on n'a pas finalement acté l'achèvement de la souveraineté du Maroc dans son sud avec la reconnaissance de tout le monde. Certains continueront à utiliser ce mouvement (ndlr: pseudo RASD) créé pendant la guerre froide...»
Forcément, cette situation, poursuit l'essayiste, favorise «les trafics de tous genres, l'infiltration des idéologies extrémistes, le crime organisé, le trafic d'armes, des logiques de prises d'otages, de rançons...» Le pourrissement actuel renseigne sur une sorte de confusion entre le politique et le criminel, précise l'auteur.
Pour mettre un terme à toutes ces provocations et ces agissements, «il faudra arriver à un règlement politique», préconise le politologue. Le Maroc a su montrer qu'il est légitime historiquement et juridiquement sur son Sahara. Et il a continué à prouver et renforcer cette légitimité par des projets de développement. Maintenant, la balle est dans le camp algérien...
Aymeric Chauprade revient sur les réformes audacieuses du Maroc lors des deux dernières décennies (infrastructures portuaires, autoroutes, LGV, industrie automobile, aéronautique, métiers mondiaux, alphabétisation...) Mais en même temps, il admet qu'il y a encore des défis majeurs en termes d'inclusion sociale, d'éducation, de civisme, de répartition des richesses, éducation... «Bien sûr, le Maroc a des difficultés sur un certain nombre de sujets... »
Pour bien cerner les enjeux, il va falloir intégrer l'histoire et la sociologie du pays, qui a ses caractéristiques intrinsèques, avec la prise en compte de la dynamique de la mondialisation. «Aujourd'hui, une bonne partie de la société de quasiment tous les pays du monde ne bénéficie pas des avantages de la mondialisation.
Il y a les gagnants et les perdants... De ce point de vue, le Maroc est confronté à cette dialectique et vit les mêmes défis. Il n'est pas pire que les autres. Il est plus que jamais confronté à cette double dialectique de mondialisation, occidentalisation et identité, tradition, conservatisme», analyse le géopolitologue. Moralité: il faut du temps pour digérer les différentes interactions. «Ce qui compte c'est la courbe, c'est la dynamique enclenchée».
Pays du Golfe: Agendas & Soft Power
Sur la question des agendas politiques et de la communication d'influence de certains pays du Golfe qui font dans l'ingérence et déstabilisent des pays et Etats souverains dans le monde arabe... Aymeric Chauprade a sa propre analyse. Il estime qu'il y a plusieurs agendas qu'il faut différencier. «D'un côté, le Qatar qui a une puissance financière très importante et qui soutient l'agenda des frères musulmans dans le monde arabe et même au-delà. Il y a aussi les Emirats arabes unis, qui soutiennent Haftar en Libye, et qui ont choisi des mouvances ou des gouvernements anti-islamistes. C'est un autre agenda». Les choix sont assez contrastés. Aujourd'hui, il y a les Emirats et l'Arabie saoudite qui peuvent coopérer avec Israël et les Etats-Unis. Quant au Qatar, il joue à un jeu avec les confréries des frères musulmans à travers un projet assez ambigu. Les agendas peuvent être déstabilisants. En tout cas, le fondamentalisme cherche à détruire des Etats. C'est un projet dangereux.
Amin RBOUB


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