Retirez vos aides sociales dès le 6 avril chez Cash Plus    Le bilan de l'épidémie de coronavirus au Maroc à 18h00 : 70 cas et 26 rémissions en 24 heures    Algérie : l'ex-chef de la police écope de 15 ans de prison    Harit renonce à une partie de son salaire    Cadavres des Marocains décédés à l'étranger : Le ministère délégué prend en charge les frais d'inhumation    Violences à l'égard des femmes en confinement : L'appel des associations féministes    Rapatriement des corps de défunts pour être inhumés au Maroc : L'Ambassade du Maroc en France apporte des précisions    Chelsea, la Juve, le Bayern et le PSG lorgnent Hakimi    Union européenne : la fermeture des frontières pourrait durer au-delà de Pâques    Total Maroc plutôt pessimiste pour 2020    Des cellules de communication à la disposition des personnes autistes    Surpression des examens du bac : Pas de décision prise, mais le ministère travaille sur plusieurs scénarios    Le musicien marocain avait contracté le Covid-19 : Décès à Paris de Marcel Botbol    Coronavirus : Quand les créations artistiques et littéraires passent au numérique    Une oeuvre de Mohamed Melehi bat tous les records aux enchères à Londres    «Masrah net»… des spectacles à suivre en direct depuis son salon    Patrick Lowie: Autoportrait onirique    Crise du Venezuela: Le nouveau plan de Washington    Coronavirus : L'administration publique accélère sa dématérialisation    Coronavirus : la banque mondiale débloque 160 milliards de dollars pour combattre la pandémie    Condition physique et mode alimentaire au profit des joueurs et joueuses : Le programme individuel spécial de la FRMF    Les agents d'autorité de la capitale s'estiment insultés par le Wali de Rabat-Salé Kénitra    Edito : Bonne gestion    Nouveau modèle de développement : La Commission spéciale et le ministère de l'éducation donnent la parole aux lycéens    Frontières maritimes : Entrée en vigueur et réserves espagnoles    Voici le temps qu'il fera ce vendredi    RAM: El Othmani promet des aides urgentes    Coronavirus : M'jid El Guerrab interpelle le ministre français de l'Education nationale    Le dernier délai pour renouveler l'assurance automobile fixé au 30 avril    Le point avec Abdellah El Ouardi, préfet de police de Casablanca    Prochaine réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur le Sahara    Mohamed El Youbi: On s'attend à un aplatissement de la courbe de l'épidémie au Maroc    Trois inventions des étudiants de l'EMSI pour lutter contre le coronavirus    Omniprésence de l'Intérieur dans la gestion de la crise    L'économie marocaine à l'épreuve d'un choc inédit    Rummenigge : La crise va stopper l'inflation malsaine dans le foot    Une amende pour Boateng après avoir quitté Munich sans autorisation    Des communes d'El Jadida mettent la main à la pâte    Condoléances du roi Mohammed VI à la famille de feu Marcel Botbol    Léa Seydoux : Pour moi, un héros ça pardonne    Un sosie d'Elvis donne un concert depuis sa fenêtre    Coronavirus: La Corée du Nord épargnée ?    Le football français en deuil : De Marseille à toute la L1, hommage unanime à Pape Diouf    En Guinée, le président Alpha Condé, 82 ans, obtient une très large majorité parlementaire    Coronavirus : Décès à Paris du musicien marocain Marcel Botbol    La Chambre des représentants mobilisée pour répondre aux exigences de la situation sanitaire    Le coaching mental, un impératif pour les sportifs à l'heure du confinement    La production dans la construction en hausse de 3,6% dans la zone euro    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Matières premières: L'effet coronavirus
Publié dans L'Economiste le 27 - 02 - 2020

Depuis le début de l'année, les prix du pétrole enregistrent de fortes fluctuations, passant d'un pic de 69 dollars/baril, la première semaine de janvier, à un creux de 53 dollars début février, suite à des craintes sur la propagation du coronavirus
Coronavirus continue de souffler le chaud et le froid sur les divers marchés. Des effondrements boursiers et des fluctuations des cours des matières premières sont partout signalés, au fur et à mesure des annonces de décisions de mise en quarantaine ou de limitation de circulation des biens et des hommes.
Dans ce contexte, le marché pétrolier paraît le plus affecté. Début de cette semaine, les cours de l'or noir se sont fortement repliés, pénalisés par l'avancée de l'épidémie hors de Chine dans un marché déjà excédentaire avec la perspective d'un ralentissement de croissance économique mondiale.
Les prix du pétrole se repliaient fortement lundi, pénalisés par l'avancée de l'épidémie de pneumonie virale hors de Chine et ses potentielles conséquences sur la demande mondiale en or noir, dans un marché déjà excédentaire.
Le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 56,42 dollars le baril, en baisse de 3,54% par rapport à la semaine précédente. Alors que le baril américain s'est négocié à 51,52 dollars. Du coup, les acteurs du marché montent au créneau pour demander une adaptation de l'offre à la mesure des risques qui pèsent sur la demande.
Autre signal défavorable pour la demande et les cours, la directrice du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a estimé, lors d'une réunion du G20 à Riyad, que «le nouveau coronavirus mettait en péril la reprise de l'économie mondiale».
Pour le Maroc, la situation est propice pour passer commande. Surtout que la facture énergétique pèse lourdement sur la balance commerciale. L'année dernière, elle s'est chiffrée à 76,4 milliards de DH pour un volume global de l'ordre de 24,3 millions de tonnes.
De fait, les prix des matières premières fluctuent depuis le début de l'année. Ainsi, l'indice des prix des produits énergétiques, calculé par la Banque mondiale, a marqué un net repli en janvier 2020 (-3,2% après -3,1% en décembre 2019), tiré par une baisse des cours de pétrole de 3,4%.
En revanche, l'indice des cours des produits non énergétiques s'est inscrit en légère hausse de 1,1%, sous l'effet du rebond des prix des produits alimentaires (+2,6%), malgré le repli de ceux des fertilisants (-2,4%).
En moyenne, les cours du Brent se sont établis à 64 dollars le baril en janvier, en baisse de 3,4% par rapport à décembre. Ceci, après un pic de 69 dollars au début du mois, lié à une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais le mois d'après, ils ont marqué un creux de 53 dollars, suite aux craintes sur la propagation du coronavirus en Chine. Sur l'année 2019, les cours du Brent avaient baissé de 10% par rapport à l'année précédente passant de 71 à 64 dollars en moyenne.
Le marché pétrolier devrait rester globalement excédentaire en 2020, dans un contexte marqué par une faiblesse de la demande mondiale et une forte expansion de l'offre américaine. Toutefois, le surplus pétrolier pourrait être allégé par une réduction de l'offre de l'Opep et ses alliés ou par de fortes restrictions sur la production de certains pays, notamment l'Iran, la Libye et le Venezuela.
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la croissance de la demande mondiale de pétrole devrait s'affaiblir en 2020 en marquant son plus lent rythme depuis 2011. Les raisons invoquées tiennent également à la faiblesse de la demande chinoise. Celle mondiale devrait également s'inscrire dans la même tendance.
Pour soutenir les prix pétroliers, l'Opep et ses alliés, dont la Russie, ont prolongé jusqu'à fin mars 2020 leur accord de réduction de la production (-1,7 million de barils/jour), scellé en décembre 2019. Actuellement, les pays de l'Opep envisagent une réduction supplémentaire de 0,6 mbj, en réponse à une demande affaiblie par la crise du coronavirus.
Par ailleurs, les cours du gaz butane se sont établis à 500 dollars la tonne en moyenne en janvier 2020, en hausse de 7% sur un mois et de 20% en glissement annuel. Ils ont atteint un pic de 591 dollars la tonne le 19 février, leur plus haut niveau depuis octobre 2018.
Les prix du butane avaient chuté de 19% entre 2018 et 2019, passant de 519 à 420 dollars en moyenne.
Blé tendre: L'offre s'annonce favorable
A fin janvier dernier, les prix du blé tendre ont atteint 248 dollars la tonne en moyenne. C'est leur plus haut niveau depuis juin 2014. Le rebond est lié à une reprise de la demande, des contraintes logistiques provoquées par des manifestations en France et des inquiétudes sur les perspectives de récoltes dans certaines régions du monde. Les cours du blé ont, toutefois, reculé à 236 dollars la tonne la mi-février, dans le sillage de la crise du coronavirus. Les fondamentaux du marché restent globalement solides, avec des disponibilités importantes. Les perspectives des récoltes s'avèrent favorables dans plusieurs régions du monde. Selon la FAO, la production mondiale de blé en 2019/2020 devrait atteindre un record de 763 millions de tonnes, en hausse de 4,3% par rapport à la récolte précédente. A noter que la facture à l'import des blés s'est élevée à 9,2 milliards de DH en 2019 pour un volume de 3,85 millions de tonnes. Alors que celle du maïs avait atteint 5,2 milliards de DH.
Les cours des engrais se redressent
Les prix du phosphate brut sont restés stables à 72,5 dollars la tonne en janvier 2020, leur plus bas niveau en 12 ans. En variation annuelle, la chute atteint 29%.
En revanche, les prix des fertilisants (DAP) sont sur un trend haussier. Après un creux à 238 dollars la tonne en décembre 2019, ils ont rebondi de 11% en janvier 2020 pour s'établir à 265 dollars.
Les pertes ont été ainsi ramenées à 31% en glissement annuel. Elles devraient continuer de se redresser en 2020, en lien avec la reprise de la demande et un ajustement de l'offre, notamment de la Chine.
A.G.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.