Fusion PSA-Fiat Chrysler : le couple va s'appeler Stellantis    Coronavirus : 165 nouveaux cas mercredi 15 juillet à 18 heures, 13.821 guérisons    Les festivités de la Fête du trône reportées    Identifiant unique des citoyens: L'alerte de la CNDP    Les mesures de sauvetage pour Royal Air Maroc    Avantages fiscaux: Le tribunal de l'UE blanchit Apple    Etudiants bloqués à l'étranger: Les examens en septembre    Identifiant unique des citoyens, le dessous des cartes    Rabat: nouvelles précisions sur la démolition du café des Oudayas    Tunisie: Elyes Fakhfakh jette l'éponge    France: le gouvernement Castex détaille sa feuille de route    Coronavirus : 165 nouveaux cas et 379 guérisons en 24h    Fatiha Saddas interpelle le ministre des Affaires étrangères sur les prix exorbitants des billets de transport    Réouverture progressive de 5.000 mosquées    Découverte du cadavre d'un Pacha de Khouribga pendu à un arbre    L'émergence du cinéma digital au temps du coronavirus    "Dette publique & impérialisme au Maroc (1856-1956)", nouvel ouvrage d'Adam Barbe    Ouverture des candidatures pour le Prix de la culture amazighe    Le secrétaire général de l'ONU félicite le Maroc    La délivrance : Les saisonnières marocaines de la cueillette des fraises espagnoles retrouveront la mère patrie incessamment    Report des cérémonies de la Fête du Trône    Les sponsors vacillent, le monde du sport aussi    La Tunisie volera-t-elle au secours de la CAF ?    Une Assemblée houleuse attend les dirigeants du KACM    Registre national : identifiant numérique vs identifiant sectoriel    Ne pas mettre tous les employeurs dans un même panier : Les patrons citoyens, ça existe !    Le petit fils d'Elvis Presley se suicide    Vols spéciaux : Des tarifs fixes pour la RAM    Pour un soutien gouvernemental juste et équitable à la presse    Report des cérémonies prévues à l'occasion de la fête du Trône    Maroc: le taux de réussite au Bac 2020 est de...    Casablanca à 2M ou l'homicide d'une cité    Rassemblement des artistes autour de «L'art pour l'espoir»    Message du roi Mohammed VI au sultan de Brunei Darussalam    Serie A: l'Atalanta n'en finit plus de régaler    Nasser Bourita revient sur les accusations d'Amnesty International    Mali: Un imam rigoriste fait trembler le pouvoir    PAM-PJD. Un débat qui risque de mal finir    Aïd Al-Adha: voici le prix du mouton cette année (VIDEOS)    Coronavirus au Maroc-Situation à 10h: 84 nouveaux cas, 16.181 au total    Covid-19: ce qu'il faut retenir de la réunion Laftit/CGEM    Chelsea. Une victoire signée Giroud    Nouveau modèle de développement : Voici les premières conclusions de la CSMD    Paris: Le défilé du 14 juillet tenu en format réduit    La Turquie et le monde arabe    Driss Lachguar : Il est grand temps de mettre fin aux agissements électoralistes afin de doter les consultations électorales de la crédibilité nécessaire    Liga: le Real Madrid se rapproche du sacre    Foot. Le Real se rapproche du titre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'après-Brexit Un long chemin semé d'embûches
Publié dans L'Economiste le 27 - 02 - 2020

L'UE et Londres ont donné, hier mardi, le coup d'envoi des négociations sur leur future relation commerciale post-Brexit, qui doivent démarrer la semaine prochaine.
Moins d'un mois après le départ des Britanniques de l'Union, les ministres des 27 pays de l'UE à Bruxelles et le gouvernement de Boris Johnson à Londres ont, chacun de leur côté, approuvé le mandat de négociation.
La première rencontre formelle entre l'UE et le Royaume-Uni est attendue lundi. Ils ont ensuite dix mois pour s'entendre sur un nouveau traité, un délai relativement court étant donné la complexité de la tâche. Pendant toute cette période de transition qui prendra fin le 31 décembre, le Royaume-Uni continuera d'appliquer les règles européennes. A Bruxelles, les ministres des Affaires européennes ont insisté sur l'ampleur du travail à accomplir.
«C'est un traité très compliqué. Ce sera une tâche très difficile, une longue route nous attend», a prévenu le Néerlandais Stef Blok. «Nous cherchons un accord qui protège les intérêts des Européens, nous devons chercher un bon accord avant de céder à la pression du calendrier», a insisté son homologue française, Amélie de Montchalin.
Les Européens sont ouverts à un large partenariat, comprenant un accord commercial sans quotas ni droits de douane. Mais ils ont durci le ton (sous la pression de la France) sur les contreparties réclamées. Craignant plus que tout la concurrence déloyale du Royaume-Uni, ils exigent qu'il continue de respecter certaines règles de l'UE sur le long terme, en particulier en matière d'aides d'Etat, d'environnement, de droit du travail et de fiscalité.
Cette exigence, inédite dans un accord de libre-échange, s'explique par la proximité géographique et la forte intégration économique de Londres avec le continent qui est le premier marché des Britanniques. Elle a été balayée la semaine passée par le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.
Lundi, le porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé que les ports d'Irlande du Nord (donc territoire du Royaume-Uni) n'étaient pas prêts à effectuer des contrôles sur les marchandises en provenance de Grande-Bretagne. Or cette exigence est inscrite dans l'accord de retrait.
Les sujets de friction ne manquent pas
Outre les conditions de concurrence, les sujets de friction entre Londres et Bruxelles ne manquent pas, comme la future place des services financiers britanniques dans l'UE ou encore la question ultra-sensible de la pêche. Pour huit Etats membres, dont la France ou le Danemark, la poursuite de l'accès aux eaux territoriales britanniques est vital pour leurs pêcheurs. Le mandat de négociation de l'UE souligne que l'accord devra «maintenir des conditions d'accès réciproques». Une position qui pourrait se heurter à celle de Londres: «Le Royaume-Uni deviendra un Etat côtier indépendant à la fin de 2020 et tout accord doit refléter cette réalité», précise une déclaration publiée début février. Londres entend négocier chaque année avec l'UE l'accès à ses eaux, comme le font aujourd'hui la Norvège, l'Islande et les îles Féroé, et envisage «un mécanisme de coopération».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.