Parlement: Dispositif exceptionnel pour la session du printemps    Brèves Internationales    Rabat: La majorité des cliniques désertées    Les investissements étrangers en baisse de 19,5% à fin février    Audit en cours pour déterminer les causes exactes    Les réserves des centrales syndicales    «Mon Dieu gardez moi de mes amis, Quant à mes ennemis je m'en charge»    L'artiste marocain Marcel Botbol meurt du coronavirus    La Chambre des représentants mobilisée pour répondre aux exigences de la situation sanitaire    Le coaching mental, un impératif pour les sportifs à l'heure du confinement    Report des Jeux méditerranéens d'Oran à 2022    Après la crise sanitaire, vers un foot plus vertueux ?    Nouvelle pauvreté et nouvelles solidarités en Italie    Le Maroc n'y échappera pas    Le ministère de la Santé étoffe sa communication    Des patients guéris du coronavirus livrent leurs témoignages    Evacuation du plus grand marché de Laâyoune    L'ONEE prend des dispositions spéciales pour préserver son personnel    De la culture gratuite pour combattre l'ennui du confinement    Le rappeur français Booba prêche le respect des mesures préventives    Les musiques reposantes ont le vent en poupe    Solidarité nationale : le Groupe CAC contribue à hauteur de 50 millions de DH    Coronavirus : 638 cas confirmés dont 37 décès et 26 guérisons ce mercredi à 13h    Sancho, le digne héritier de CR7 à United?    Le CCM divertit les citoyens marocains en période de confinement    «Quand on vit de lecture et d'écriture, on s'habitue à la solitude»    Soyons des acteurs réactifs et encourageons les propositions positives    Mali: Des législatives entre terrorisme et coronavirus…    Maroc: voici le dernier délai pour renouveler votre assurance auto    ADM : chiffre d'affaires en hausse de 8% à fin 2019    Coronavirus : L'Arabie saoudite appelle à reporter les plans du hajj    Coronavirus : A quand une audition des responsables gouvernementaux marocains ?    Fadel Iraki, le cofondateur du “Journal Hebdo”, n'est plus    La Fondation de Salé pour la culture et les arts reporte toutes ses activités    Fadel Iraki, mécène et acteur du monde culturel et des médias, homme d'affaires et d'engagements, s'est éteint    Le Gadem pense fort aux socio-économiquement isolés ou plus vulnérables    Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine : Les filières d'enseignement et de recherche publiées au BO    Pour amortir le choc économique dû au coronavirus : Bank of Africa annonce ses mesures de soutien aux ménages et entreprises    Coronavirus: les deux prochaines semaines seront “douloureuses”, selon Trump    Un projet terroriste déjoué en Tunisie    UE: 1 nouveau naturalisé sur 10 est Marocain    Ça ne va pas si mal que ça pour nos étudiants au Canada    La production dans la construction en hausse de 3,6% dans la zone euro    Liga: Real Madrid va finalement baisser les salaires de ses stars    Covid-19: la Bundesliga ne reprendra pas avant cette date    WAC-EST: Le TAS fixe une nouvelle date    Ligue des champions: le Wydad et le Raja disent «niet» à la CAF    La demande explose pour les banques alimentaires new-yorkaises    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Tunisie: Le gouvernement se fait toujours attendre
Publié dans L'Economiste le 28 - 02 - 2020

A l'heure où nous mettions sous presse, le Parlement tunisien devait ac­corder hier mercredi sa confiance au nou­veau gouvernement. Celui-ci a été formé après quatre mois d'intenses négociations et doit s'atteler à d'importants dossiers socio-économiques en suspens.
Dans le cas contraire, un second rejet après l'échec d'un premier cabinet en janvier ouvrirait la porte à la dissolution de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) élue le 6 octobre et à des élections anticipées.
A l'ouverture de la plénière devant 180 députés sur un total de 217 élus, le Premier ministre désigné Elyes Fakhfakh a affirmé que son gouvernement ambi­tionnait de «réaliser l'intérêt suprême de la Tunisie». Et de lister les priorités de son équipe: la lutte contre les actes cri­minels et terroristes, contre la hausse des prix, la pauvreté, la corruption, ainsi que la relance de l'économie et la création d'emplois.
Rétablir un climat politique sain, ren­forcer le rôle de l'Etat et poursuivre la mise en place des institutions démocra­tiques manquantes figurent également dans son programme, a-t-il dit.
La parole étant donnée à des dizaines de députés, le vote de confiance devrait in­tervenir dans la nuit de mercredi à jeudi. Le gouvernement est composé de 15 membres appartenant à des partis politiques et 17 autres présentés comme des personnalités indépendantes qui se voient confier notam­ment les ministères régaliens.
Plus grande force au Parlement, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha (54 députés) a obtenu six ministères. Même s'il n'a pas décroché les ministères qu'il convoitait, Ennahdha a affirmé dans un communiqué mardi soir qu'il voterait en faveur de ce cabinet.
D'autres blocs parlementaires comme le Courant démocrate (22 sièges) et le Mouvement du peuple (16 sièges) ont manifesté également leur soutien au gou­vernement. Lequel doit obtenir la majorité absolue de 109 voix, au sein d'une Assem­blée particulièrement morcelée. Le parti libéral Qalb Tounes (38 sièges, 2e force dans l'ARP), de l'homme d'affaires Nabil Karoui, n'a pas été sollicité pour faire par­tie de ce gouvernement, et se pose ainsi dans l'opposition.
Mais, a-t-il fait savoir après une réunion de son bureau, s'il y avait un risque que le gouvernement n'ob­tienne pas la majorité des voix et donc que l'assemblée soit dissoute, il déciderait alors d'approuver l'équipe de Fakhfakh. Ce vote intervient après un accord de dernière mi­nute le 19 février entre le président tunisien Kais Saied et Ennahdha.
La gangrène du chômage
En janvier, un précédent gouvernement constitué sous la houlette d'Ennahdha avait échoué à obtenir la confiance des députés. La Tunisie est donc gérée depuis plus de quatre mois par le gouvernement sortant, ali­mentant un attentisme qui ralentit la vie publique et économique du pays. Le nouveau gouvernement devra notamment relancer les discussions avec les bailleurs de fonds, à commencer par le FMI dont le programme entamé en 2016 s'achève en avril/mai 2020. Quant aux Tunisiens, neuf ans après le Printemps arabe, ils attendent toujours un gouvernement démocratique à même de s'attaquer aux nombreux maux socio-économiques qui rongent leur pays. Si la sécurité s'est nettement améliorée après une série d'atten­tats, l'économie en berne ne permet pas de réduire un chômage dépassant les 15%, alors que l'inflation s'est stabilisée à plus de 6,5%.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.