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Un pays au bord de la faillite économique
Publié dans L'Economiste le 06 - 08 - 2020

Une double crise économique et politique. Le Liban est sur une pente raide... vers une véritable descente en enfer. La crise économique qui s'est révélée l'automne dernier a été aggravée par la maladie de Covid-19. Le tout, dans un contexte politique délicat, exacerbé par les tensions entre le mouvement du Hezbollah, allié de l'Iran, et les Etats-Unis. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de Libanais ont été licenciés ou ont vu leurs salaires réduits. La monnaie nationale est en chute libre et les épargnants n'ont pas libre accès à leur argent, à cause de restrictions bancaires draconiennes sur les retraits et les transferts à l'étranger. Comme le constate plusieurs sources, le pays a longtemps vécu sur l'argent transféré par la diaspora et sur la générosité des pays du Golfe. Mais les choses ont fort changé. Le pays est passé d'une croissance à deux chiffres en 2009 à la récession.
La situation «devient rapidement hors de contrôle», et certains Libanais les plus vulnérables «risquent de mourir de faim», s'est inquiétée récemment Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU. En défaut de paiement, le Liban a adopté fin avril un plan de réformes pour négocier une aide du Fonds monétaire international (FMI), susceptible de redonner un peu de confiance à d'autres bailleurs. Mais après plus de deux mois de négociations, les choses n'ont point avancé.
Le pays, qui croule sous une dette de 92 milliards de dollars, soit 170% du PIB, est en cessation de paiement. Et les plans pour relancer l'économie sont au point mort.
La forte dépréciation de la monnaie libanaise a provoqué une inflation sans précédent avec en «prime» un chômage galopant
Le Liban est secoué par sa pire crise économique depuis des décennies, marqué par une dépréciation inédite de sa monnaie. L'effondrement économique, qui a entraîné des licenciements massifs, provoque aussi une flambée des prix dans un pays qui a été le théâtre pendant plusieurs semaines, à partir de l'automne 2019, d'un soulèvement inédit contre la classe politique.
Symbole de l'impasse actuelle, le ministre des Affaires étrangères, Nassif Hitti, a démissionné, lundi 3 août, «constatant ses désaccords avec un gouvernement incapable d'enclencher les réformes». Et d'appeler de ses vœux «des esprits créatifs, une vision claire, des intentions sincères, une culture d'institutions et d'Etat de droit».
Même l'argument des conséquences en chaîne d'un effondrement du Liban ne convainc guère les connaisseurs de la région. «Si la communauté internationale a soutenu le Liban jusque-là, c'est pour éviter l'effet domino. Maintenant que Bachar Al Assad a gagné en Syrie, la stabilité du Liban n'est plus aussi indispensable», avancent des analystes.
A leurs yeux, Israël est sans doute (avec Chypre qui pourrait voir affluer une partie du million et demi de réfugiés syriens au Liban) «le pays le plus inquiet» devant l'hypothèse d'un chaos, synonyme de montée en puissance des milices, du Hezbollah en particulier. Tel-Aviv se démène pour obtenir d'ici fin août une renégociation du mandat de la Force de maintien de la paix de l'ONU déployée dans le sud du Liban. L'objectif est d'étendre ses pouvoirs de contrôle sur les stocks d'armes cachés du Hezbollah, révèle un diplomate israélien.
A.G.


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