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Stratégie
Publié dans L'Economiste le 11 - 08 - 2020

Les autorités sont vexées que le Maroc ait été retiré de la liste européenne des endroits sûrs: il en va de l'image.
Les citoyens aussi, mais pour deux raisons. La première est ce retrait
La deuxième raison d'être fâché est la gestion de cette saleté de Covid. Elle est devenue aléatoire. Et plus les données sanitaires sont mauvaises, plus le ministère de la Santé se raidit, sans résultats.
En mars, il avait reçu l'ordre de communiquer parce que l'information et l'esprit de proximité lui auraient facilité sa tâche. Visiblement, ce n'était pas son avis. Il communique de la plus mauvaise grâce possible. Il s'est fait un canevas a minima et n'en a plus bougé depuis.
On pourrait croire qu'il le fait exprès pour dissuader les citoyens de s'intéresser aux galopades du virus et à leurs dégâts. Comment savoir? Les voix dissonantes disparaissent si vite qu'on les croit écrasées. L'Istiqlal veut un droit de visite. Sans suite.
Peut-être l'explication de ces comportements est-elle plus embarrassante encore. L'idéologie de ce département serait-elle restée coincée au début du XIXe siècle européen, quand le malade comptait pour rien: les médecins de l'époque étaient sûrs de leur science. Une bien petite science car on n'avait même pas encore découvert les microbes.
Autre arbitraire qui fâche: la RAM, coûtant cher à tous les contribuables, n'est-elle plus capable de programmer ses vols? Sait-elle au moins que sa consoeur algérienne annonce ses programmes hebdomadaires sur les médias?
Ce n'est pas tout: pourquoi s'est-on mis à houspiller, à menacer les citoyens, en les accusant d'être responsables de leur mauvais sort?
En fait, la stratégie du printemps s'est retournée contre les citoyens: elle les a appauvris durablement, en les protégeant peu.


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