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«Identité en éclats» ou fragments de la peinture marocaine
Publié dans L'Economiste le 16 - 01 - 2001

· Des tableaux de peintres de différentes générations, toutes tendances confondues, sont exposés au musée de Marrakech jusqu'au 24 février
L'exposition qui se poursuit dans le musée de Marrakech jusqu'au 24 février, est une rétrospective de la peinture marocaine qui raconte son histoire et son évolution. Des noms prestigieux qui ont marqué de leur empreinte cet art au Maroc, figurent dans cette manifestation qui vient en ce début de siècle nous rafraîchir la mémoire. Toutes les tendances y sont représentées, de Ben Ali R'bati à Yamou, en passant par Ben Allal, Cherkaoui, Gharbaoui, Chaïbia, Lourdiri, Belkahia, Lakhdar, Saladi, Cheffaj, Ben Youssef et Nabili. Des artistes qui, armés de leurs pinceaux, ont tenté de tracer le contours d'une identité propre. Les oeuvres exposées dans le musée de Marrakech, dépoussièrent la production marocaine, déterrent ses racines pour l'offrir aux regards des amateurs de cet art. Et l'on pourrait affirmer, sans crainte d'être contredit, que la peinture est, par excellence, l'art où l'identité marocaine brille de tous ses éclats. Il n'y a qu'à se mettre devant les tableaux produits par des peintres marocains pour humer les senteurs des terroirs. Une variété de couleurs et de matériaux fait toute son originalité et sa splendeur.
· Rétrospective
«Identité en éclats» remonte jusqu'aux sources, et expose, avec les tableaux de Ben Ali R'bati (1861-1939), une oeuvre qui représente la «préhistoire» de la peinture marocaine. L'exercice de cet art correspond chez le peintre à la reproduction des scènes de la vie réelle avec une grande simplicité et une sobriété désarmante, mais qui n'enlèvent rien à sa qualité. Mohamed Ben Allal (1924-1995) a été découvert, par hasard, par Jacques Azema, dont il était le cuisinier. Natif de Marrakech, il puise dans la place Jamaâ El Fna l'essence de ses oeuvres. Le contact avec cet endroit a aiguisé son sens de l'observation perceptible à travers sa conception des personnages qui peuplent ses toiles. Ahmed Lourdiri (1928-1974), commence par le dessin avant de s'adonner à la peinture. Remarqué par Jacqueline Brodskis, il expose pour la première fois en 1960 au Salon d'automne à Casablanca. Son parcours est caractérisé par deux périodes. Une première durant laquelle la peinture faisait office de purgatoire et une seconde plus fleurie dans laquelle se reflète son métier de jardinier qu'il exerçait au début de sa vie. Abbès Saladi (1950-1992), ou le «fou de la peinture», comme l'appelle A. Laabi. Né à Marrakech, ce peintre autodidacte, vend ses premiers tableaux à Jamaâ El Fna. La peinture pour cet artiste, qui souffrait de troubles mentaux, était pareille à une thérapie. Elle lui permettait d'exorciser tous les démons qui l'habitaient. Chaïbia Tallal (1929) fait aussi partie de ces peintres autodidactes. Elle peint le réel comme elle le perçoit et remonte à son enfance pour y puiser des images qu'elle reproduit sur ses toiles. A côté de ces artistes qui ont appris la peinture sur le tas, il existe une génération qui a fait des études dans les écoles des beaux-arts à l'intérieur et à l'extérieur du Maroc dont Farid Belkahia (1934), Ahmed Cherkaoui (1934-1967), Jilali Gharbaoui (1930-1671) et Mohamed Nabili (1952) qui ont contribué au développement de l'art contemporain en introduisant de nouvelles techniques. Et c'est avec des signes, tirés de la tradition purement marocaine, qu'ils ont enrichi leurs toiles sans pour autant les confiner dans l'étiquette réductrice du «folklore». Des oeuvres de ces peintres et ceux de Saâd Cheffaj (1939), Abderrahim Yamou (1959), Ahmed Ben Youssef (1945) et Karim Bennani (1936) sont aussi exposées au musée de Marrakech. La quasi-totalité de ces oeuvres sont propriété de la Fondation Omar Benjelloun. Quelques unes sont empruntées à Matisse Art Galery.


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