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Une PME de tapis sur la voie de la certification
Publié dans L'Economiste le 01 - 11 - 2001

· ARTCO obtiendra la norme ISO 9002 à la fin de l'année prochaine
Une première dans l'artisanat. ARTCO, société de conception et de production de tapis, s'est lancée dans un processus de certification en vue d'obtenir la norme ISO 9002. La société, sise à Rabat, obtiendra son label fin 2002. C'est le cabinet marocain Eagle engineering qui pilote ce processus.
Pour Fouad El Bernoussi, directeur d'ARTCO, la certification devient une obligation pour toute société marocaine qui voudrait garder sa place dans le marché après l'échéance de 2010.
L'initiative est marquante car elle concerne un secteur à fortes potentialités, mais qui reste dominé par l'archaïsme de ses méthodes de production. El Bernoussi pense que les jeunes entrepreneurs pourront tout changer. L'avenir du secteur réside, dit-il, dans l'innovation. Cet aspect a été à maintes fois relevé dans les séminaires spécialisés. Pour recouvrer sa bonne santé, l'artisanat doit s'arrimer sur les nouvelles formes de conception. Le tapis traditionnel marocain, qui s'achetait comme des petits pains autrefois à l'étranger, a perdu de son aura. Le marché allemand, principal débouché, a été saturé. Malgré le développement des outils de production, ce produit est resté le même. Il n'a pas évolué.
La commercialisation du tapis est en crise. Les responsables, confiants à outrance dans la réussite du produit, n'ont pas prédit la saturation des marchés traditionnels. Ce n'est donc qu'après coup qu'ils ont commencé à chercher d'autres débouchés, mais le mal était déjà fait.
· Tradition et modernité
Maintenant, l'avenir du tapis et de tout le secteur réside dans le mariage entre tradition et modernité. Cela implique une association étroite entre les artisans et les designers.
ARTCO en a fait l'expérience. A son lancement en 1992, elle avait misé sur le tapis traditionnel. Mais il ne se vendait pas bien. La société s'est rendue à l'évidence qu'il fallait introduire une touche moderne à son produit. Actuellement, elle propose toute une gamme de tapis traditionnels et contemporains, conçus à l'aide de la technologie. La matière première, à savoir la laine, est importée d'Australie (la marque Woolmark).
Le chiffre d'affaires de la société devrait avoisiner les 10 millions de DH cette année. Pour El Bernoussi, la certification est un processus long et coûteux. Près de 400.000 DH lui ont été réservés. Cela suppose un engagement fort du management car la société devra garder la même qualité de production pour le restant de sa vie. C'est ce qui explique le peu d'engouement des entreprises. Délais de livraison, qualité des matières premières, choix des motifs, communication, la certification permettra une meilleure organisation interne.
Qu'en est-il des autres entrepreneurs artisans? Le patron d'ARTCO pense que le secteur ne pourra adopter la démarche qualité que si la lenteur administrative qui jalonne les procédures de la formation du personnel est atténuée. De plus, la certification n'est pas vulgarisée. Ce qui suppose d'abord un plan d'information des praticiens.


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