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Les “boat people” afghans indésirables en Australie
Publié dans L'Economiste le 02 - 09 - 2002

· Les autorités australiennes veulent empêcher les immigrants de débarquer sur le pays au motif qu'ils sont en majorité Afghans
Les boat people. Ce sont des immigrés clandestins qui ont traversé mers ou océans pour s'installer sur d'autres terres. L'Australie est également touchée par le phénomène. Depuis août 2001, les autorités du pays ont renforcé les mesures pour mettre fin à ce phénomène.
Selon le quotidien français Libération, qui revient sur ce sujet dans son édition du vendredi, la Marine australienne les empêche de débarquer sur le pays parce qu'ils sont en majorité Afghans. Le ministre de la Défense a laissé entendre que des terroristes ont pu se dissimuler parmi eux et le ministre de l'Immigration a même rapporté (ce qui s'est révélé faux par la suite) que ces immigrants, jetaient leurs enfants par-dessus bord.
En novembre 2001, après la réélection de la coalition au pouvoir du Parti Libéral et du Parti National, le gouvernement de John Howard voulait en finir avec l'immigration clandestine. Il voulait mettre en pièces les réseaux des contrebandiers. Des Afghans, il compte faire un exemple en les expédiant sur deux îlots perdus du Pacifique-Sud, accrochés à la ligne de l'Equateur. Manus, terre la plus isolée de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et Nauru, minuscule république que l'exploitation intensive du phosphate a réduite à l'état de squelette. Canberra vient d'inventer la “Pacific Solution”: payer les Etats les plus démunis de la région pour en faire les geôliers de l'ordre australien. En mai, 430 millions de dollars supplémentaires ont été inscrits au budget pour faire tourner la “Pacific Solution” jusqu'en 2006.
“La majorité des derniers boat people venait du Moyen-Orient, explique l'un d'eux. Après le 11 septembre, beaucoup d'Australiens se moquaient bien de savoir ce qui pouvait leur arriver...” Sans compter que la dernière vague d'immigrants est toujours celle qui attire les railleries ou les foudres des précédentes. Dans les années 50, les Britanniques et les Irlandais se moquaient des Italiens et des Grecs. A partir des années 70, ils s'unirent pour dénoncer l'“invasion” asiatique. Mais tous ont oublié que des centaines de chameliers afghans et leurs montures précédèrent la plupart d'entre eux quand ils vinrent, au XIXe siècle, participer à la construction du chemin de fer et de la ligne de télégraphe à travers le désert...
Ce désert où se dressent les barbelés de Woomera, le plus tristement célèbre des six centres de détention pour illégaux que compte l'Australie. Ce lieu a laissé, en mars, l'envoyé de l'ONU, Prafullachandra Bhagwati, abasourdi. “La plupart des enfants qui y vivent sont traumatisés, plongés dans un environnement qui affecte leur santé physique et mentale.” Quatre mois plus tard, Michel Gabaudan, représentant en Australie de la commission pour les réfugiés de l'ONU, a renchéri: “Le système de détention des Australiens est le plus sévère du monde occidental.”
Le gouvernement australien semble pourtant avoir, en toute discrétion, accéléré la mise en liberté de ces immigrants illégaux. Au cours des neuf derniers mois, la population de Woomera est passée de 1.000 détenus à 300. Selon le département australien de l'Immigration, deux tiers des détenus ont été relâchés avec des visas temporaires de trois ans. Resteraient donc au total 1.500 personnes, dont 150 enfants, dans les camps. Un nombre légèrement inférieur à celui des demandeurs d'asile détenus dans les centres de Manus et de Nauru. Expédier les immigrants illégaux aux îles comme les Britanniques envoyaient les forçats aux colonies semble être désormais la politique de Canberra en attendant de construire un nouveau centre de détention sur Christmas Island.


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