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Réaction
Affaire Atlas TV: Une lettre d'El Quandili
Publié dans L'Economiste le 05 - 11 - 2002

A la suite de notre article, paru le 1er novembre, concernant les difficultés de la société française Atlas TV, Khalid El Quandili, président d'Atlas TV aujourd'hui en liquidation judiciaire, nous a adressé le courrier suivant, et bien qu'il n'ait pas été adressé selon la procédure normale, nous le mettons à la disposition de nos lecteurs. Nous avons conservé en l'état les "fautes" (orthographe, expression et grammaire), car pour certaines d'entre elles, il nous a semblé que l'erreur pouvait avoir été faite de manière à ce que la phrase puisse avoir deux sens opposés. En effet, les contacts que nous avons eus avec Khalid El Quandili nous ont parfaitement montré qu'il est très avisé, parfaitement au fait des subtilités linguistiques, financières et juridiques. Par contre, les mots infamants ont été remplacés systématiquement et par nos soins, par ce signe typographique: (…).
Beaucoup de choses se disent sur le projet que j'ai mené pendant cinq ans et qui devait voir le jour en 2001, la télévision privée française Atlas TV. Je souhaiterais par cette mise au point dénoncer les difficultés, les coups bas et le règlement de compte dont je suis victime afin de protéger les miens. Je n'aurai jamais pu imaginer, même dans mes plus pires cauchemars me retrouver dans une situation aussi grotesque, digne d'une (…).
Ahmed Ghayet m'avait contacté en décembre 2000, pour me dire que Monsieur Alihima souhaitait me rencontrer pour atlas TV. Par la suite, ce Monsieur me proposa de me donner un coup de main pour le tour de table, en échange d'une place importante pour le Maroc au sein de la chaîne. J'étais ravi de cette proposition car de toute façon j'avais prévu de mettre un coup de projecteur particulier sur le Maroc. Il me dirigea vers la BCP et la RAM. Pour la petite anecdote lorsque je rencontre le président de la BCP, la première fois à ce sujet, il n'était même pas au courant et avait refusé de s'engager. Je rappelle M. Alihima pour des explications et il me demande de retourner le voir. Ce fut pour moi la grande surprise, M. Omary s'excusa en me disant qu'il n'avait pas reçu les instructions auparavant. J'ai compris par la suite que c'était M. Hassad qui devait prendre en charge le dossier. Ce dernier me proposa de créer une société dans laquelle seraient associé mon entreprise Canal Atlas Production, la BCP et la RAM. Dans l'attente de sa constitution et pour ne pas bloquer le lancement d'atlas TV, les deux entreprises marocaines m'accorderaient un découvert à la BCP Paris.
Aujourd'hui la Royale Air Maroc et la Banque Populaire font le (…) boulot pour me nuire. Elles ont pris les plus grands cabinets d'avocats, les plus grands cabinets d'audit et payer des sommes importantes pour me reprocher une mauvaise gestion du lancement d'atlas TV. Elles m'ont mis en faillite car je n'ai pas les moyens d'un état pour me défendre.
Les obstacles délibérément créés résultent du fait que je me sois braqué contre un journaliste français et un capitaine de gendarmerie, pour défendre l'intérêt d'une Haute Personnalité.
J'ai rencontré ce capitaine (un militaire qui a le (…) qu'un général de division) dans le cadre de mes activités associatives en direction de la communauté marocaine à l'étranger. Il occupe des fonctions au sein du cabinet de Son Altesse Royale La Princesse Lalla Meryem. J'ai eu affaire à lui pour certaines opérations organisées sous le parrainage de Son Altesse Royale. J'ai organisé des déplacements de personnalité au Maroc pour soutenir l'action exemplaire de Son Altesse Royale dans le cadre de l'Observatoire National des Droits de l'Enfant. (…) en Europe pour développer des actions pour l'enfance marocaine. Le contact étant devenu direct avec Son Altesse Royale, je me suis rendu compte que ce capitaine m'avait utilisé pour ses affaires personnelles en me faisant croire qu'il agissait pour Son Altesse Royale. Lorsque je lui ai fait par de mon indignation par ma découverte de ses (…), les problèmes commencèrent pour moi.
Il a utilisé notamment un journaliste français proche de Son Altesse Royale et dont j'avais refusé les services au sein d'Atlas TV. Ce journaliste trouva le moyen de me (…) sous je ne sais quel prétexte qui lui a été "soi-disant" rapporté par le capitaine, en juin 2001 au Hilton. Il se sentait très fort appuyé par le capitaine et des agents de police attachés à la sécurité de Son Altesse Royale. Il était heureux comme un (…) avec tout ce petit monde à son service. J'ai été, par la suite, menacé et suivi jusque chez moi. J'ai eu une altercation avec une personne en bas de mon immeuble. Le gardien qui discutait avec moi quelques minutes auparavant, s'est fait agresser le soir même.
On m'a appelé pour me dire que j'allais avoir d'autres surprises. Je souhaitais porter plainte contre tout ce petit monde, mais on m'en avait dissuadé en me disant que tout allait s'arranger.
On m'a très clairement fait comprendre par la suite qu'il était de mon intérêt d'étouffer toute cette affaire; mon refus pouvant m'apporter des difficultés supplémentaires… et notamment dans mes démarches professionnelles auprès de mes futurs associés. A partir de la, j'ai commencé à enregistrer toutes les communications téléphoniques et rencontres avec les différents protagonistes de cette affaire. C'était pour moi la meilleure manière de prouver certaines choses au cas où il y aurait des difficultés. L'avenir me confirma que j'avais raison en agissant de la sorte. Comment aurais-je pu prouver tout le montage et l'implication de certaines personnalités qui tirent les ficelles de cette affaire. Je pense que messieurs Berrada, Omary et Zouiten ne se rendent pas compte de leur (…) dans cette affaire (…) où l'on veut me liquider par tous les moyens. Un règlement de comptes dans lequel on utilise l'argent du contribuable marocain, les services de l'administration marocaine, des hauts commis de l'état (qui ont des choses à se reprocher dans leur passé pour certains) et tous les (…) dignes d'une série B. Un très haut responsable du ministère de l'intérieur a participé au pourrissement de la situation en tenant un double discours. Il n'a pas su calmer certaines personnes et il a donné le champ libre au capitaine pour nous faire du mal.
L'article en Une du journal Akhbar Al Ousboue en date du 07 juin 2002 réalisé par l'ami intime du capitaine, monsieur Tadili, où je suis présenté comme l'ennemi public numéro 1, prouve cela. Dans aucun pays au monde des responsables gouvernementaux peuvent laisser dire des choses pareilles sans réaction. Madame Tadili une des personnes influentes de la RAM, puisqu'elle a en charge la billetterie pour le Palais, peut remercier son mari. La Banque Populaire n'a même pas réagie au contenu car cela l'arrange qu'on me salisse de cette manière. Comment une institution qu'on accuse de s'être fait escroquer 40 milliard ne réagi pas pour dénoncer cela? Cette passivité prouve l'esprit de (…) qui anime toute cette affaire. Cet article confirme tous les coups bas que je reçois après la disparition d'Atlas TV. Il y a certaines personnes qui confondent journaliste et auxiliaire du Makhzen, et il y en a d'autre qui essaie de faire le métier en leur âme et conscience.
Ce capitaine a téléphoné pour faire arrêter l'exploitation de deux agréments appartenant à des proches et suivi d'un courrier émanant d'une haute personnalité. Ces personnes sont aujourd'hui dans une grande difficulté vis à vis de leurs locataires. Une mère et sa fille qui ont été touchées dans leur chair à la triste époque de Skhirat et qu'on persécute aujourd'hui en les expropriant de leur bien. Quelle honte et quelle indignation pour ceux qui participent à cela et en premier lieu l'exécutant le ministre du transport. L'un des locataires a porté plainte contre elles. Tout ceci est arbitraire est hors-la-loi. Je me pose une question simple dans quelle pays sommes-nous ou un ministre peut recevoir des ordres en dehors du chef du gouvernement ou du chef de l'état? Nous avons reçu anonymement par une personne dégoûtée de ces actes injustes copie du courrier adressé au ministre. Son contenu est scandaleux et indigne du Maroc d'aujourd'hui, que souhaite Sa Majesté ouvert sur le monde et juste. J'ai même eu copie d'un courrier scandaleux “fabriqué” que j'aurai soi-disant écrit. Je comprends maintenant comment des gens de pouvoir peuvent nuire aux autres avec des procédés aussi (…). Personne ne m'empêchera de vivre comme je le souhaite au Maroc et personne ne réussira à me chasser. Ils ont réussi à briser une entreprise, un projet, une chaîne de télévision mais pas les personnes.
J'ai été déçu de l'excès de zèle de certaines personnes que je considérais comme des amis. Et notamment le Président de la Royal Air Maroc Berrada qui a organisé une réunion mascarade de 5 heures pour qu'à la finale, il dise des choses désagréables sur ma personne. Ce monsieur que j'ai aidé à plusieurs reprises lorsqu'il était en poste à Paris dans ses activités en direction des jeunes et médiatisant tout ce qu'il organisait en ce sens. Il fut la première personne dès 1998 à être au courant du projet ATLAS TV. Il m'a toujours pris comme exemple dans le combat que je mène pour la communauté marocaine. Il sait mieux que personne tous les sacrifices que j'ai fait pour créer ATLAS TV, et aujourd'hui il dit partout que je suis quelqu'un de pas fiable, d'irresponsable en tant qu'entrepreneurs et non professionnel dans le domaine audiovisuel. Les paroles de ce monsieur, comme celles d'autres personnalités du makhzen sont graves de conséquences. Dans un courrier qu'il m'avait adressé le 10 avril 2001, il écrit tout le contraire de ce qu'il colporte sur moi aujourd'hui. Il m'avait à l'époque invitée en présence de M. Abraham SERFATI à l'O.C.P pour me présenter à tous ses cadres, car il était fier de l'aboutissement de mon projet Atlas TV. J'ai mal pour le Maroc lorsque je vois avec quelle méchanceté et quelle irresponsabilité se comportent certains de ses hauts fonctionnaires, cela contre toute logique et humanisme.
Concernant Atlas TV, j'ai signé un accord avec Messieurs Hassad et Omary le 4 mai 2001. Ils devaient, comme prévu initialement, me soutenir pour lancer la chaîne et participer au bouclage final. Le non-respect des engagements pris par la banque Chaâbi et la Royal Air Maroc seront tirés au clair devant la justice. Je regrette que ces entreprises importantes ne respectent pas leurs engagements sous la pression d'irresponsables qui mêlent des affaires de courtisans, de cœurs et de hautes personnalités.
Comment deux grandes entreprises peuvent-elles faire croire aujourd'hui qu'elles se sont trompées en s'investissant dans ATLAS TV. Comment peuvent-t-elles posaient des questions et des conditions après avoir signés un protocole, après avoir signés des statuts, après avoir domicilié tous les comptes à la BP Paris afin de tout contrôler, après avoir encore une nouvelle fois confirmé leurs engagements par courrier, après avoir créer la société en novembre 2001, après avoir reçu l'autorisation en 20 jours du premier Ministre pour s'investir en février 2002 et crier sur tous les toits à partir de mars 2002 que je n'ai pas fait ce qu'il fallait pour le fonctionnement de la chaîne. Elles auraient pu dénoncer tout cela dés les premières semaines et les premiers mois et non attendre un an après avoir tuer ATLAS TV et vouloir décrédibiliser Khalid EL QUANDILI. Ils m'ont obligé à prendre des découverts en attendant leur participation financière. Ces découverts m'ont été accordés à la banque chaabi à Paris sur instruction de M. OMARY. Aujourd'hui c'est le monde à l'envers M. OMARY m'assigne en justice pour me réclamer en tant que caution solidaire le règlement du découvert. Cet acte est une façon de vouloir me liquider financièrement, alors que pendant un moment la BCP et la RAM ont fait croire à mon avocat en France qu'ils souhaitaient régler tout cela à l'aimable pour ne pas nuire à l'image du Maroc.
La RAM et la BCP ont demandé la liquidation unilatérale de la société sur une requête pleine de mensonges et qui sera dénoncée. Elle pensait que de cette manière me faire couler complètement et me faire porter le chapeau d'une faillite qu'elles ont provoquée par le non-respect de leurs engagements initiaux. Les dettes accumulées par leurs fautes atteignent la somme de 1 627 278 EUR (dont 166 139 EUR de retard de loyer satellitaire et 544 243 EUR de pénalités pour la résiliation du contrat satellitaire). Elles n'ont débloqué que 728 842 EUR sur les engagements initiaux qui devaient être de l'ordre de 1 830 000 EUR. Le budget de lancement de la chaîne pour la première année représentait 3 811 225 EUR.
J'avais réussi à obtenir des engagements à hauteur de 2.500.000 EUR pour atlas TV. Ces derniers devaient être concrétisés dès la diffusion de la chaîne. La RAM et la BCP savaient donc qu'à partir du moment où elles respectaient leurs engagements j'étais capable de boucler le financement et la programmation de la chaîne. Cela ne les arranger certainement pas pour effectuer leur (…) besogne à mon égard.
Nous n'avions pas besoin d'autorisation du CSA au départ. Cela devenait obligatoire à partir de la création effective de la SAS Atlas TV. J'avais d'ailleurs fait les démarches nécessaires à ce sujet auprès du président Hervé Bourges qui avait accepté de parrainer la chaîne. Il m'avait d'ailleurs assuré par courrier de tout cela et avait participé à l'enregistrement des premières émissions d'Atlas TV. Les images et son témoignage sont là pour le prouver.
On a utilisé mon dévouement et ma confiance envers mon pays pour me nuire. Je suis un homme respectable et respecté, je ne permettrais à personne de continuer à me nuire sans réaction et c'est aussi l'objectif de cette lettre. J'ai les preuves de ce que j'avance. On nous fait passer des messages et menaces par des soi-disant amis. Les menaces n'impressionnent que ceux qui nous les transmettent. On n'a pas eu le courage de dire à une certaine personne qu'elle s'est faite (…) par un journaliste (…) et un capitaine (…). Il pensait vraiment que j'allais encaisser tous les coups sans rien dire et ne pas me rendre compte des coups bas. Plusieurs personnes qui sont dégoûtés de certaines manœuvres de personnages (…) de pouvoir m'ont pris en amitiés et m'ont donné les éléments prouvant tous mes dires. Ils me témoignent par leur soutien qu'ils veulent un Maroc plus juste et je les comprends.
Je veux simplement aujourd'hui vivre loin de ces choses qui me dépassent et qui ne m'intéressent pas. Mes parents m'ont élevé dans le respect et l'attachement à mes racines et à la famille Royale. J'ai rencontré beaucoups de gens issus de l'immigration qui avaient un regard brouillé et négatif sur leur pays et j'ai été heureux d'avoir pu les convaincre du contraire et de les voir à leur tour défendre le Maroc. C'est aussi une des principales missions que je m'étais fixées en créant Atlas TV; et j'ai été très honoré lorsque Sa Majesté m'avait reçu en Mai 2001, pour lui présenter la chaîne.
On m'a mis dans une situation de faillite qui me frappe tant à l'échelle de ma personne qu'à celle de mon entreprise. Je ne veux pas, en taisant la vérité sur cette affaire rocambolesque, que l'on pense que j'ai échoué dans mon entreprise télévisuelle “Atlas TV”. Je n'ai pas réagi jusqu'à présent par égard pour mon pays et au profond dévouement que je porte à Sa Majesté. Je suis écoeuré de cette histoire dont les conséquences sont dramatiques et injustes à mon égard. J'ai appris avec stupéfaction que le contenu d'un des courriers que j'ai adressés à (…) a été divulgué à un fonctionnaire du ministère de l'intérieur français pour lui faire croire que j'aurais dit des choses négatives à son encontre. Je me pose donc la question, comment peut-on dérouter des courriers adressés (…)? On essaie de me faire du mal au Maroc et maintenant on utilise des procédures de (…) en voulant y associer des fonctionnaires français. Dans quel film nous vivons?
Il n'y a aujourd'hui, que Sa Majesté qui puisse remédier à tout cela. Je me suis battu toute ma vie contre les injustices, voilà ce que je peux dire avec l'espérance d'être entendu. Je compte sur l'impartialité, la protection et l'arbitrage de Sa Majesté pour éviter une situation qui risque de finir par déraper, afin que le nécessaire soit fait pour qu'on nous (…) la paix, qu'on arrête de nous menacer et enfin, que la vérité soit rétablie. Il est difficile d'arrêter ceux qui pensent avoir les pleins pouvoirs.
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Note de la Rédaction
A la lecture du courrier de M. El Quandili, il s'impose que l'auteur évite soigneusement de traiter des faits, des aspects juridiques et commerciaux du différend qui l'oppose à la RAM et à la BCP. Il veut donner une dimension autre au différend judiciaire qui a éclaté entre lui et ses partenaires. De cette dimension particulière qu'il souhaite accréditer, à aucun moment, il n'en fournit la preuve. Il préfère s'en tenir à des sous-entendus et des insinuations, ou encore à des accusations vagues, parfois anonymes, auxquelles il est difficile de donner crédit.
En d'autres temps, un tel texte n'aurait pas mérité publication. Mais nous vivons aujourd'hui une époque où n'importe qui peut dire n'importe quoi. Pour se faire entendre et se faire apprécié, il suffit qu'il vise "les gens d'en haut, comme on dit en Afrique subsaharienne.
Cependant, il faudrait tout de même que les questions de fond soient posées.
Lorsqu'une affaire commerciale capote, que ce soit à cause de la mauvaise gestion, de la conjoncture ou de tout autre raison, il n'y a malheureusement là rien d'extraordinaire: les entreprises naissent, meurent et il y en a qui meurent prématurément.
La situation se complique sérieusement lorsque la politique se mêle aux affaires. M. El Quandili, dans son courrier, veut absolument cultiver cet amalgame. Nos lecteurs, avertis de la marche des affaires, sauront apprécier.


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