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Attentats de Casablanca
D'autres cellules terroristes seraient toujours en activité
Publié dans L'Economiste le 22 - 05 - 2003

· Les autorités veulent "neutraliser" toutes les personnes potentiellement dangereuses
· Des policiers marocains en stage au FBI, la semaine prochaine
La cellule de crise installée dans les locaux de la préfecture de police de Casablanca continue de recevoir les informations concernant l'enquête sur les tenants et les aboutissants des attaques terroristes perpétrées à Casablanca le 16 mai. Sur le terrain, des dizaines d'agents-enquêteurs ont été déployés. Ils sont accompagnés par leurs homologues européens et américains. Le préfet de Casablanca ainsi que des hauts responsables sécuritaires participent activement à l'enquête sur le terrain. A noter qu'une équipe de démineurs du FBI a quitté le Maroc hier matin. Et des agents de police marocains sont attendus la semaine prochaine, aux Etats-Unis, afin de participer à un stage de formation au siège du FBI.
Jusqu'à présent, les arrestations opérées dans les rangs du groupuscule Assirat Al Moustakim ont atteint des activistes et leur lien direct avec les attentats de Casablanca est en passe d'être clairement déterminé. Une éventuelle connexion avec le terrorisme international est la piste privilégiée par les enquêteurs. Toujours est-il, la filière n'a pas encore été complètement démantelée. Pour cela, il va falloir arrêter le cerveau des attaques terroristes. Une ou deux personnes, actuellement en fuite, mais selon la police, toujours au Maroc.
Hormis les arrestations déjà effectuées et qui concernent une trentaine de personnes environ, plusieurs autres suspects sont activement recherchés. Il s'agirait des artificiers qui ont préparé les bombes ayant servi aux attentats terroristes ainsi que les financiers de toute l'opération. Parmi ces derniers, certains seraient les véritables instigateurs, chargés notamment du choix des sites à attaquer et du timing.
Certains estiment justement que les lieux visés à Casablanca seraient en fait une sorte de diversion. C'est, paraît-il, classique dans le domaine du terrorisme. En d'autres termes, les terroristes avaient l'intention de s'attaquer par la suite à des lieux totalement différents de ceux visés vendredi 16 mai. Probablement dans d'autres villes et contre des intérêts étatiques. Les services de sécurité se sont empressés de mettre en place, devant les bâtiments publics, des dispositifs de sécurité draconiens, mais discrets pour ne pas alarmer les populations. Par ailleurs, au lendemain des attentats, les enquêteurs soupçonnaient l'existence d'autres explosifs. Ils ont déjà mis la main sur plusieurs charges.
En outre, en démantelant les cellules de Casablanca, les services de sécurité ne sont pas sûrs d'avoir mis la main sur toutes les cellules éventuellement installées dans le pays. Pour ce faire, un gigantesque travail de renseignement a été lancé afin de "geler" l'activité de plusieurs réseaux, qualifiés avant les attentats du 16 mai "d'inoffensifs". Aujourd'hui, tous ceux qui représentent un "danger potentiel" sont dans le collimateur. Jusqu'où peut aller cette politique? Seuls les prochains jours le diront. En tout cas, le plus évident, c'est que la chasse à l'homme ne fait que commencer et certains prédisent un été assez chaud sur le plan sécuritaire.


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