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Sable: La surexploitation sévit, la loi trébuche
Publié dans L'Economiste le 27 - 06 - 2003

· Différents textes attendent toujours leurs décrets d'application
· Les experts tentent de trouver des solutions alternatives
«Il est nécessaire de réviser et de créer les normes et les règlements afin de protéger le sable de la surexploitation». Réunis pendant deux jours à l'Ecole Hassania des Travaux Publics (les 25 et 26 juin), différents experts se sont penchés sur cette problématique. Et ce, lors du colloque sur le sable et l'environnement organisé par la Section africaine de la Central Dredging Association (CEDA), en partenariat avec la FNBTP et la FMC (Fédération des matériaux de construction), sous l'égide du ministère de l'Equipement et du Transport. Unanimes, les spécialistes estiment que cette situation ne peut plus durer. D'où l'urgence d'une stratégie pour réguler le commerce du sable et l'accélération des différents textes de loi afin de mettre fin à la gabegie qui existe autour de ce commerce. S'ajoute également la recherche de solutions alternatives.
Parmi ces dernières, le sable de dragage, lequel est extrait sous l'eau. Selon les spécialistes, il s'agit d'une technique parfaitement maîtrisée au Maroc et reste une solution au problème dans la mesure où il est contrôlé et sa fiabilité garantie par des laboratoires. «Le Maroc est un pays riche en sable maritime de dragage», ont rappelé les experts. Les gisements varient entre 15 et 20 millions de m3.
Reste que les besoins en sable sont importants. Ils sont estimés à près de 10 millions de m3 de sable par an (www.leconomiste.com). Bien plus, la croissance de la consommation se situe entre 6 et 7% annuellement. Les interventions humaines (il existe aussi des contraintes naturelles telles que la houle, le vent, courants et marées...), peuvent s'avérer fatales pour «cette denrée rare», affirment les différents intervenants à ce colloque. En effet, les extractions de sable ainsi que le dragage sont autant d'interventions qui peuvent avoir un effet néfaste sur l'équilibre d'une plage ou d'un cordon dunaire. Les conséquences peuvent être la dégradation, l'érosion, voire la disparition de certaines plages et le recul du trait de côte.
Par ailleurs, les spécialistes ont pointé du doigt la surexploitation dans les carrières de sable (concassage). L'informel y sévit fortement et représente, est-il indiqué, plus des trois quarts de l'extraction. Une loi réglementant les carrières a été adoptée. Mais elle attend toujours son décret d'application. Entre-temps, “c'est l'anarchie”, lance un participant au colloque. Les sociétés formelles “ne déclarent pas tout ce qu'elles extraient”, ajoute-t-il. Pour rappel, les sociétés opérant au niveau des carrières s'acquittent d'une taxe auprès des communes. Celle-ci “représente un dédommagement sur la perte des ressources naturelles de la commune”, indique un responsable du département de l'Environnement. Fixée en moyenne à 10 DH par m3, réplique pour sa part un expert, “cette taxe ne correspondrait pas forcément aux dégâts occasionnés par l'extraction”.
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Faune et flore
Dans le cadre du projet de dragage du sable de l'embouchure de Tahaddart (30 km au sud de Tanger), Drapor a confié à l'INRH, l'étude d'impact de cette opération sur l'environnement de cette zone. Des résultats probants ont été obtenus, est-il indiqué auprès de Drapor. Ainsi, il a été démontré que les 2/3 de la zone de Tahaddart peuvent faire l'objet d'opération de dragage sans aucun impact notable sur la faune et la flore du lieu. L'opération reste donc bénéfique tant qu'elle respecte les recommandations formulées par cette étude.


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