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ALE: Attention à la volatilité des avantages
tarifaires!
Publié dans L'Economiste le 12 - 04 - 2006

· S'ils ne sont pas exploités rapidement, ils risquent d'être caducs
· Si les ALE se multiplient, les préférences seront perdues
Trois mois après son entrée en vigueur, l'ALE avec les USA n'en finit pas de faire parler de lui. «Le temps est capital: ce qui est un avantage aujourd'hui ne le sera plus demain», déclare d'emblée, le 5 avril dernier, El Aid Mahsoussi, l'ex-chef du groupe de négociation des tarifs douaniers pour l'ALE, lors d'une rencontre autour de cet accord. Et qui a été organisée par l'Association des anciens élèves de Casablanca (ADEC).
Selon Mahsoussi qui est aussi le directeur de la coopération internationale à l'Administration des douanes, «l'érosion des préférences tarifaires est le piège à éviter». La tendance internationale du commerce penche vers le multilatéralisme des accords. Le démantèlement tarifaire est devenu la règle. Et les Etats-Unis se trouvent actuellement dans cette mouvance dans l'objectif de contrecarrer la concurrence chinoise. Conséquence: les concessions tarifaires acquises par l'ALE conclu avec le Maroc, à moyen terme, pourraient purement et simplement disparaître. Pour Mahsoussi, «l'interférence entre les accords multilatéraux et bilatéraux risque, à terme, de faire perdre des avantages tarifaires».
Le danger est de «se retrouver dans une situation similaire à celle d'un pays qui n'a pas signé d'accord de libre-échange sur les Etats-Unis», explique Mahsoussi.
C'est pourquoi ce dernier, sur un ton alarmiste, prône la réactivité économique. «Au lieu de polémiquer sur l'ALE, il faut activer la mise à niveau de notre économie», lance-t-il. Mais, comment y parvenir? Certaines niches offrent des possibilités d'exportation. «C'est le cas pour les produits maréchaux, la culture biologique…», précise-t-il, mettant l'accent aussi sur la mise en conformité avec les standards qualité US. En d'autres termes, il s'agit aussi d'être à cheval sur la réglementation sanitaire. Sur ce dernier point, le consommateur américain est intraitable. C'est d'ailleurs l'une des difficultés de pénétration du marché US. Et pour cause «celui-ci est fragmenté en plusieurs Etats ayant chacun sa législation sanitaire», explique-t-il. A ce niveau, les opérateurs marocains ont des efforts à faire: emballage, étiquetage, présentation… Si la mise à niveau ne s'opère pas, «l'accord risque de rester sur le papier», ajoute le directeur de la coopération.
Faut-il encore le répéter, le Maroc demeure confronté au double enjeu de la compétitivité et de l'attractivité. Vu que la polémique sur la nature politique ou économique de l'ALE est dépassée. «Un accord ne remplace pas les réformes économiques», souligne le responsable de la Douane. L'économie marocaine parviendra-t-elle à tirer profit de l'ALE? Mahsoussi n'en doute pas. D'autant plus que «les Etats-Unis ne sont pas seulement un marché d'exportation mais aussi d'approvisionnement», argumente-t-il. Dans quels délais l'économie marocaine y parviendra-t-elle? Toute la question est là.
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Quadrature du cercle
Durant la conférence, certains opérateurs économiques ont souligné le manque de communication sur l'ALE. «Relativement compliqué, il est difficile d'en discerner tous les contours», affirme un financier. C'est ce que le directeur de la coopération internationale surnomme la quadrature du cercle. «Vulgariser l'ALE, c'est exploiter son contenu. Cette maîtrise va permettre de mieux cibler le marché américain et donc de gagner du temps. Objectif: éviter l'érosion des préférence tarifaires».


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