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Casablanca
Chaque jour, un bébé meurt abandonné
Publié dans L'Economiste le 08 - 02 - 2007


· L'association Insaf se dote d'un nouveau centre
· 620 mamans et bébés hébergés
A Casablanca, la situation est désolante. Plus de 5.000 mères et bébés se retrouvent sans ressource chaque année. La conséquence n'en est que désastreuse: un bébé abandonné meurt chaque jour. L'association Insaf, créée en 1999, vient en aide à ces mamans en détresse. Elle s'est donnée pour mission de responsabiliser ces mères et de favoriser leur réinsertion et celle de leur enfant. Reconnu d'utilité publique et sans but lucratif, l'organisme s'est donc mobilisé pour venir à bout de ce fléau social, qui touche surtout de jeunes filles, souvent abandonnées, abusées ou, pire, violées.
C'est ainsi que l'association, qui hébergeait 620 mamans et de leurs bambins, a ouvert un nouveau centre d'hébergement et de réinsertion des mères célibataires et leurs bébés en 2006 à Hay Hassani. D'une superficie de 800 m2, le centre est doté d'une crèche, d'un foyer d'hébergement, d'un cabinet médical, d'une salle de formation multidisciplinaire, d'un siège administratif et d'ateliers de formation.
Insaf, dont les principales actions visent à donner un nouveau départ à ces femmes, a pu également mettre en place de nouvelles formations en cuisine, coiffure et informatique.
«Pour ces jeunes femmes, le travail est la seule issue contre la pauvreté et la précarité» déclare Meriem Othmani, présidente de l'association. «Notre association peut être vue comme un centre de relais. Nous veillons à ce que ces femmes fragiles en sortent telles des battantes. Elles doivent retrouver la force de se prendre en charge», souligne Othmani. Dans cette optique, les mères augmentent leur qualification, peuvent trouver des emplois convenables et assurer leur autonomie. Et c'est dans un objectif d'accompagnement de la mère que l'association les aide aussi à chercher un emploi stable. Par ailleurs, Insaf assure le paiement du premier mois de loyer ainsi que l'équipement, les frais de transport et de nourriture et place le bébé dans une crèche partenaire.
Insaf aide ces jeunes mères à travers plusieurs activités. Tout d'abord, ces dernières bénéficient d'une assistance psychologique et médicale. Ainsi, elles peuvent dépasser le sentiment d'exclusion et renforcer les liens avec leurs bébés. Elles peuvent également être hébergées avec leur enfant pendant une durée variant de 2 à 8 mois, à condition de répondre aux critères d'admission.
Bénéficiant d'un encadrement administratif et juridique, les jeunes mamans sont assistées pour l'établissement d'une carte d'identité nationale, de manière à faciliter par la suite la reconnaissance de leur enfant par le père.
L'association prend contact avec le père biologique pour tenter une intégration familiale. Plus de 50 femmes ont pu être mariées au père de leur enfant, et plus de 1000 bébés ont été enregistrés à l'état civil.
Dirigée par un conseil d'administration de 15 élus, dont des médecins, des chefs d'entreprises et des sociologues, l'association Insaf avait été nommée en 2005 organe consultatif des Nations unies. Les comptes sont audités par des cabinets internationaux, et toutes les décisions sont prises de façon collégiale, en veillant à impliquer les mères dans la gestion du foyer.
Ses principales ressources matérielles proviennent de dons d'organismes internationaux, d'ONG, d'entreprises privées et publiques, de collectivités locales ainsi que de personnes physiques.
En vue d'assurer une rigueur en matière de gestion, un guide de procédures administratives est en cours de finalisation cette année.


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