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Les professionnels doivent s'approprier l'AMO
Publié dans L'Economiste le 13 - 03 - 2007


· Ils ont à être des acteurs du système
· Maladies longue durée: Des référentiels de prise en charge
A la tête de la Haute autorité française de la santé, Laurent Degos. Il était la semaine dernière en visite de travail à Rabat. Pour ce professeur en médecine, aucune réforme du système d'assurance maladie ne peut réussir sans son appropriation par les professionnels.
· L'Economiste: Dans quel contexte s'inscrit votre visite au Maroc et quels en sont les objectifs?
- Laurent Degos: Il s'agit d'un accord entre la Haute autorité de la santé et l'Agence nationale d'assurance maladie. L'objectif est de mieux évaluer le service des médicaments rendu dans le cadre de l'assurance maladie et maîtriser ses apports réels. Ceci, à travers ce que nous appelons en France la commission de transparence. Celle-ci est en charge d'étudier la valeur d'un médicament après sa mise sur le marché et de savoir s'il doit être remboursé ou pas. L'autre versant de notre partenariat est le travail que nous menons sur les maladies longue durée, très coûteuses, et prises en charge à 100%. La finalité est de mettre en place des guides, ou référentiels, auprès des médecins et patients comprenant les médicaments et soins couverts à fournir.
· D'après votre expérience, comment peut-on verrouiller un système d'assurance maladie et faire en sorte qu'il soit valable, mais aussi tenable sur le plan économique?
- Le progrès médical s'accélère sans cesse. Mais chaque innovation a un coût. Et nous ne pouvons pas tout couvrir. La question est de savoir comment nous devons trouver le juste équilibre entre la qualité scientifique intrinsèque et les exigences économiques.
En France, nous évaluons d'abord la valeur d'un produit en vie réelle et nous étudions ensuite son poids financier avant de trancher avec les décideurs. En Grande-Bretagne par exemple, les deux éléments sont intégrés d'emblée dans un rapport coût-efficacité. Dans l'un comme dans l'autre schéma, des arbitrages sont nécessaires. Seules les priorités changent.
· La qualité de l'information est capitale dans tout système d'assurance pour éviter les dérapages financiers. A quel niveau cet élément devra-t-il se situer?
- A tous les niveaux. A commencer par les institutionnels, décideurs politiques ou financeurs. La Haute autorité de la santé a d'ailleurs été créée pour les aider, en toute impartialité et transparence, à faire des choix de remboursements. Les professionnels sont également concernés puisqu'ils doivent disposer des bonnes pratiques à mettre en œuvre. L'information des usagers et citoyens est également importante dans le sens où elle permet de les orienter vers des services et soins de qualité.
· La France a engagé plusieurs réformes de son système d'assurance maladie. Avec le recul, quelles sont les erreurs à ne pas répéter?
- La première des choses est d'avoir l'adhésion des professionnels et des citoyens sur ce qu'on veut améliorer. Dans la quête d'efficacité, il ne faut pas s'acharner à chercher les erreurs en invoquant l'opposabilité des pratiques médicales, mais laisser les professionnels faire leur devoir en insistant sur la démarche qualité. De même, la maîtrise du système d'assurance par le seul critère comptable a montré ses limites. L'idéal serait de privilégier une maîtrise médicalisée, tout en expliquant les limites de l'assurance maladie.
· Au Maroc, les producteurs de soin ne sont pas suffisamment sensibilisés aux notions d'économie de santé devant accompagner l'assurance maladie. Qu'en dites-vous ?
- Changer de comportement ou de situation exige du temps et l'implication de tous. Il est impératif d'amener les professionnels à s'approprier l'assurance maladie. Cela suppose la prise en compte de leurs recommandations. La certification des établissements de soins et d'accréditation des médecin doivent avoir, parmi leurs critères, l'application des dispositions de l'assurance maladie. Les parcours de soins des maladies longue durée doivent faire l'objet de guides clairs et précis. En France, le fait que le médecin traitant, le médecin conseil et le malade signent tous les trois le protocole à suivre n'est pas une simple formalité mais s'inscrit dans ce même souci de respecter les règles. Il ne s'agit pas de transposer l'expérience française sur le Maroc, dont nous sommes partenaires, mais d'en tirer le meilleur et l'adapter à la réalité du pays.
"Pour le Professeur Laurent Degos, président de la Haute autorité de la santé, deux principales erreurs sont à éviter en matière d'assurance maladie. Il s'agit de l'opposabilité des pratiques médicales et de la maîtrise du système de santé par les seules considérations comptables (Source: HAS)"
Propos recueillis par


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