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ONE: Qui doit payer le milliard d'arriérés?
Publié dans L'Economiste le 14 - 02 - 2008


· L'Intérieur sollicité pour arbitrage
· La Lydec et le Conseil de la ville se rejettent la responsabilité
Le conflit fait rage ente la Lydec et le Conseil de la ville sur 1,2 milliard de de DH d'arriérés dus à l'ONE depuis la cession de la RAD (ex-régie autonome de distribution). Or la Lydec s'était engagée à récupérer les créances de la RAD et de les déposer sur un compte spécial affecté aux règlements des différents fournisseurs. Ce qui a été fait, puisque l'autorité délégante (ministère de l'Intérieur) avait mandaté le repreneur (la Lydec) sur une période de trois ans (de 1997 à 2000) d'encaisser les impayés de l'ex-RAD et de régulariser les fournisseurs à hauteur de ce qui a été collecté, sous le contrôle de la tutelle. L'article 49 du contrat de concession y est consacré d'ailleurs. Il en ressort également que les dettes de la régie vis-à-vis de l'ONE se chiffrent à 1,192 milliard de DH et à 431 millions de DH pour l'ONEP. «Durant cette période de recouvrement, la Lydec a perçu près d'1 milliard de DH qu'elle a reversé aux différents bénéficiaires dont l'ONE», explique-t-on au sein de la Lydec. Et d'ajouter, «c'est l'autorité délégante qui a déterminé la proportion pour chaque débiteur». Ce mandat a-t-il été reconduit pour venir à bout de la totalité des arriérés? En effet, après une période de flottement, la reconduction du mandat est intervenue en décembre 2003. Celui-ci prendra fin avec l'adoption du bilan de clôture de la RAD. Entre-temps, la Lydec continue de recouvrer les impayés. A ce jour, aucun chiffre de recouvrement n'a été avancé. Cependant, il est indiqué que la répartition des règlements se fait sur la base de réunions régulières avec le département de tutelle. Apparemment, ce dossier des arriérés n'avance pas d'un cran. Les raisons sont à chercher ailleurs. Probablement au niveau de la balance des négociations (de reconduction de la concession) que mènent actuellement la Lydec et le Conseil de la ville.
Du côté du ministère de l'Intérieur, on ne parle pas du même montant. Pour ce département, il s'agit tout au plus de 900 millions de DH. Et au-delà, on précise que la Lydec n'est plus concernée par le dossier. «Il incombe à la commune de s'acquitter de la dette», affirme une source autorisée au sein du ministère de l'Intérieur.
Pour ce qui est du Conseil de la ville de Casablanca, c'est le silence radio. Le chargé du cabinet du Conseil est resté injoignable. Au cœur de cette tourmente, c‘est l'ONE qui paie les pots cassés. «A force de se jeter la pierre aucun des deux ne veut régler le différend», fait-on valoir auprès de l'Office. «Cela conduira certainement l'ONE à solliciter un coup de pouce de l'Etat».
Quel que soit l'angle selon lequel ce problème est abordé, c'est le statu quo. En attendant, les comptes de l'Office sont toujours au rouge. Rappelons qu'en 2006, l'établissement public a enregistré une perte sèche de 1,734 milliard de DH. Celle de l'année précédente n'était que de 240 millions de DH. Idem pour la capacité d'autofinancement qui est passée de 2,45 milliards de DH en 2005 à 215 millions en 2006. Cette érosion de la santé financière de l'Office a alerté plusieurs députés. Cela a même valu à son directeur général, Younès Maâmar, une convocation au Parlement pour explication.
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Optimisme
Le déficit de l'ONE se justifie par le redressement portant sur le traitement fiscal de Jorf Lasfar dans les comptes de l'Office ainsi que sur la fiscalisation du PERG (programme d'électrification des régions rurales). De plus, l'Office reste optimiste. Il cible un compte d'exploitation équilibré, et ce malgré un contexte énergétique international difficile et un gel des tarifs de vente de l'électricité.
Concernant la restructuration financière, il convient de rappeler qu'un schéma approprié a été proposé par l'ONE et validé par son conseil d'administration. Ce schéma est en cours de mise en œuvre.


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