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Communales 2009
Casablanca: Des ordures qui pèsent 277 millions de DH
Publié dans L'Economiste le 30 - 04 - 2009


· Trois concessionnaires se partagent la collecte
· Insatisfaction des Casablancais
Combien payent les Casablancais aux sociétés chargées de la collecte des déchets ménagers? Pour l'année 2008, le montant était de 277 millions de DH pour le ramassage d'un million de tonnes d'ordures. En 2007, il n'était que de 260 millions de DH. C'est qu'entre-temps, précisément dans une session du Conseil de la ville (2007), les élus ont décidé d'accorder une rallonge de 30 millions aux délégataires. Mais la ville est-elle pour autant propre? A en juger par l'état des rues et boulevards, avenues et quartiers, la prestation est modeste. Dans les quartiers populaires comme la médina et Hay Mohammadi mais aussi dans les quartiers périphériques comme Moulay Rachid et Sidi Othmane, le service de collecte est encore plus médiocre.
La gestion déléguée du nettoiement à Casablanca n'est pas une décision du Conseil de la ville. C'est une mesure déjà prise du temps de la communauté urbaine sous la présidence de Saâd El Abbassi (RNI). A l'époque, la stratégie était de scinder la métropole en cinq zones dont chacune sera prise en charge par un concessionnaire. Il s'agissait d'éviter à la métropole d'être à la merci d'un seul délégataire. Le service en souffrira en cas de grève du personnel. L'autre raison qui a motivé la division du marché du nettoiement en cinq lots n'est rien d'autre que d'attiser l'émulation entre les concessionnaires. Si la décision de concéder le secteur a été prise par la communauté urbaine, la gestion du dossier a été faite par le Conseil de la ville (appels d'offres, négociations, examens des offres, etc). Une gestion, soit dit en passant, qui a fait l'objet d'une lettre adressée à la cour d'appel par le premier adjoint du maire, Mohmmed Adnane, lui demandant d'ouvrir une enquête sur les dépassements qui ont entaché la passation du marché. Action qui lui a coûté son siège puisqu'il a été relevé de ses fonctions par le ministère de l'Intérieur. Finalement, ce sont uniquement quatre zones qui ont suscité l'intérêt des postulants. En fin de parcours, seules les offres de trois sociétés ont été jugées conformes au CPS (Cahier de prescriptions sociales). Autrement dit, la zone 5 reste sans soumissionnaire. La solution était soit de la prendre en charge directement par les services de la collecte de la commune, soit de lui consacrer un appel d'offres à part ou encore de négocier avec les adjudicataires des quatre zones d'élargir leur champ d'actions vers la cinquième. Et c'est la solution préconisée.
Le résultat de tout le processus a donné le français Sita El Beida à Anfa, Sidi Belyout, Moulay Youssef, Mâarif et Hay Hassani. L'espagnol Tecmed opère à Aïn Sbâa, Hay Mohammadi, Sidi Bernoussi, Mers Sultan, Bouchentouf, El Fida, Idrissia, Roches Noires, Moulay Rachid, Sidi Moumen et Ahl Loghlam. Le dernier opérateur en matière de collecte est l'autre français Sogedema qui prend en charge Aïn Chock, Sidi Moumen, Lissasfa, Ben M'sick, Sbata, Salmia et Sidi Othmane.
Les responsables du dossier, autorités et élus, ont défendu avec vigueur le principe de la multiplicité des lots dans la gestion déléguée du nettoiement. Et ce, pour éviter l'arrêt du service en cas de grève du personnel du délégataire. Mais le principe n'a pas pour autant produit l'effet escompté: la propreté de la ville. Partout dans la métropole, les bacs sont défoncés à cause de leur surcharge et du non remplacement. Ils ne sont pas non plus nettoyés et sont en conséquence source d'odeurs nauséabondes. Les lieux où sont déposés les bacs deviennent avec le temps des points noirs. Les camions de ramassage traînent des tas de saletés et en causent d'autres à la voie publique.
Ce n'est pas seulement la collecte qui est à la charge des concessionnaires. Ils ont aussi la tâche du balayage et celle du nettoiement des voies. Sont-elles effectuées dans les règles? Apparemment non. Rien que le ramassage des ordures paraît vaincre les trois opérateurs. Pendant tout le mandat, les élus de la majorité et de la minorité ne cessent de décrier l'état de saleté des quartiers de la métropole. Les présidents d'arrondissements qui sont les premiers concernés, car en fin de compte le ramassage est une prestation de proximité, font pression sur Mohammed Sajid, président du Conseil de la ville, afin de rappeler à l'ordre les concessionnaires. Les six longues années du mandat n'ont pas suffi pour répondre aux doléances.
De leur côté, les délégataires s'en défendent. Les gens ne font pas preuve de civisme à même de les dissuader de voler les bacs. «Les familles aussi ont cette habitude de se débarrasser de leurs ordures n'importe quand et n'importe où», affirme un responsable auprès d'un concessionnaire. Il reconnaît que «dans les quartiers populaires, les familles habitent dans des logements exigus, parfois dans une seule chambre, et il ne leur est pas facile de garder des déchets chez eux jusqu'à passage du camion de ramassage». Ils s'en débarrassent alors en les jetant sur la voie publique.


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