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10 ans de règne
Changer la société
Publié dans L'Economiste le 31 - 07 - 2009

· Moudawana, INDH, IER, champ religieux: les leviers
· Guerre à l'inégalité des chances, à l'injustice et aux fatwas
INTRONISATION de SM le Roi Mohammed VI en 1999. Mais l'année 2003 est le vrai point de départ d'une longue liste de réformes sociales majeures. Des réformes s'attelant à moderniser le pays et le doter de programmes pour lutter contre la pauvreté, l'inégalité et l'injustice. Cela démarre avec la création de l'IER (Instance équité et réconciliation) qui mènera une série d'audiences publiques des victimes des «années de plomb». L'objectif étant d'établir la vérité sur les atteintes aux droits de l'Homme depuis l'indépendance du Maroc en 1956. L'élément déclencheur de cette fièvre réformatrice est sans doute les attentats de mai 2003 perpétrés à Casablanca par des islamistes radicaux. Retour sur ces grandes réformes du règne de SM le Roi Mohammed VI.
Octobre 2003: Annonce par SM le Roi de la révision de la Moudawana. Un évènement qui a même décroché sa journée nationale le 10 octobre. Cette réforme emblématique comprend notamment l'élévation de l'âge minimum du mariage, la modification des procédures de divorce et de répudiation, la pénalisation du harcèlement sexuel, partage des biens acquis pendant le mariage en cas de divorce. Le tout pour garantir la protection des droits des femmes. Sans oublier l'entrée en vigueur du nouveau code du travail fondé sur le principe de la non-discrimination en matière d'emploi et de salaires. Le code de la nationalité est également un pas supplémentaire vers une société de droit. Toute mère marocaine pourra désormais transmettre sa nationalité à ses enfants, tout comme le père. Cette réforme revêt une grande importance du fait notamment de l'augmentation du nombre de mariages mixtes. Même si certains ont exprimé leur désaccord face à cette «menace pour l'identité nationale». Mais les avancées ne suffisent pas à améliorer significativement la position des femmes dans la société. «Les acquis sont confrontés au problème de l'application des nouvelles dispositions», martèlent sans cesse les associations de défense de droits des femmes. Résistances dans le système judiciaire et absence de mécanismes efficaces de suivi de la mise en œuvre de ces droits, difficultés quant à la perception des traditions et des prescrits religieux. Quant au volet politique, il y a une avancée démocratique: la participation des femmes est plus importante. Son ascension, dans la hiérarchie de l'Etat, s'est traduite par la nomination par le Souverain de la première conseillère auprès de Sa Majesté. La participation politique restait symbolique jusqu'aux dernières élections communales. De nombreuses ONG féminines avaient d'ailleurs réclamé l'instauration d'un quota garantissant l'accès des femmes à au moins le tiers de sièges. Cause gagnée puisque pour booster la représentativité au sein des communes de 2009, le législateur a adopté le système des quotas, qui a réservé aux femmes 3.260 sièges, soit une moyenne nationale de plus de 12%, contre 0,56% en 2003. En 2006, SM le Roi a nommé la première femme au poste de gouverneur (préfecture d'Aïn Chock), la femme a intégré divers domaines, avec un renforcement de sa présence au sein du gouvernement, dans le cycle diplomatique (ambassadrices), des forces de sécurité…
2004: Réforme du champ religieux en pleine montée des courants islamistes radicaux. Un travail de fonds est réalisé sur la foi musulmane, rétablissant le monopole de la monarchie sur l'espace religieux. Une réforme qui intervient dans une conjoncture également caractérisée par l'anarchie des fatwas. Cette réforme porte sur la restructuration du ministère des Affaires islamiques, la révision de la législation sur les lieux de culte ainsi que la modernisation de l'enseignement religieux dans le Royaume. Une commission a aussi été créée pour donner des avis religieux sur des questions d'intérêt général et réglementer les fatwas. En 2008, le Souverain a annoncé une réforme du Conseil supérieur des oulémas, des imams et des mosquées. Une place de choix est accordée aux mourchidates en ce qui concerne l'encadrement de la vie familiale et la prise en charge des questions propres à la femme. SM le Roi les a exhortées à inculquer aux femmes les «valeurs d'un islam tolérant». La réforme s'est aussi concrétisée par le lancement d'une chaîne de télévision et une radio dédiées à l'islam. L'octroi de bourses de recherche pour les imams, les prédicateurs et les lauréats de l'université Quaraouiyine de Fès pour étudier dans des universités anglo-saxonnes sont quelques-unes des autres facettes de cette réforme.
Mai 2005: Lors du discours à la nation, le Souverain annonce la création de l'INDH (Initiative nationale pour le développement humain). Le programme vise la lutte contre la pauvreté, contre l'exclusion sociale en milieu urbain ou encore la lutte contre la précarité. Le plan initial prévoyait une enveloppe de 10 milliards de DH, à répartir entre 2006 et 2010. Une présentation de l'état d'avancement du chantier de développement en mai 2009 (cf. www.leconomiste.com) a révélé que sur la période 2005-2008, plus de 16.000 projets ont été lancés. L'investissement s'élève à 9,7 milliards de DH avec une contribution de 5,5 milliards de DH du budget de l'INDH. Le reliquat a été mobilisé auprès des communes concernées et plusieurs bailleurs de fonds publics et privés. Près de 4 millions de personnes appartenant aux communes ciblées ont déjà bénéficié du programme. Même si les résultats ne sont pas encore tous palpables, ces réformes ont contribué à aligner le Maroc sur les lois internationales d'égalité entre les citoyens. Cependant, des «défis majeurs» restent à surmonter. En priorité l'éducation, la formation et le développement des infrastructures sanitaires.


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