Justice : le parquet appelle à renforcer le recours à la médiation et à la conciliation    Polisario, le Front aux connexions dangereuses    Justice : vers un encadrement plus strict de l'expertise judiciaire    Info en images. Tourisme : 894.000 emplois directs en 2025, les objectifs dépassés    Rabat: trois nouveaux parkings pour répondre à la demande en stationnement    Ministère de l'équipement-ANEF : Une convention pour lutter contre l'envasement des barrages    Bourse de Casablanca : ouverture en territoire positif    Toyota, leader du marché hybride au Maroc    Les pays du CCG représentent 21,8 % de la production mondiale de pétrole brut    CGI : Didier Thérond nommé président pour la France, chargé des centres de services mondiaux au Maroc    Huawei lance la Watch GT Runner 2 pour les sportifs    Le Roi Mohammed VI préside la veillée religieuse de Laylat Al Qadr bénie    Guerre au MO : le Qatar affirme qu'une issue diplomatique est possible si l'Iran "cesse les attaques"    Municipales en France : l'heure est aux alliances pour préparer le deuxième tour    Mondial 2030 : une autre ville espagnole retire sa candidature    CAN 2025 au Maroc : une audience mondiale en hausse de 61 %    Finalissima 2026 annulée : tensions entre l'Argentine et les instances européennes    Lionceaux U15 : qui est Achraf Hanzaz, le nouveau sélectionneur ?    PSV : Vers un transfert record d'Ismaël Saibari au prochain mercato    Lions de l'Atlas : quel avenir pour Rabie Hrimat face à la nouvelle génération ?    Coupe de la CAF: L'Olympic Safi et le Wydad Casablanca terminent sur un match nul (1-1)    France: Consulat mobile en faveur des Marocains établis dans le département du Jura    Cyberattaque : Microsoft corrige des vulnérabilités dans Windows 11    Cannabis licite : l'AMMPS et l'ANRAC simplifient l'enregistrement des produits    Théâtre Royal de Rabat : la Fondation reconnue d'utilité publique    Egalité professionnelle : ce que la loi impose vraiment aux entreprises    Les températures attendues ce lundi 16 mars 2026    Le temps qu'il fera ce lundi 16 mars 2026    Météo : Des chutes de neige prévues mardi et mercredi    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    DS automobiles lance le « DS Café culturel » à Casablanca    Tiznit accueille une veillée ramadanesque entre Madih et Samâa    Salon international des inventions de Genève: l'UIR remporte 4 médailles et le Prix de la Délégation chinoise    Jazzablanca révèle la programmation de la Scène 21, écrin de jazz et d'explorations musicales    Des transformations en Amérique latine... le recul du soutien de Cuba et du Venezuela au Polisario reflète un changement du rapport de forces en faveur du Maroc    De l'Iran à l'Algérie... comment le Maroc a choisi la confrontation diplomatique avec ses adversaires    Football. Ayoub Bouaddi jouera pour le Maroc    L'Egypte accorde aux Marocains un visa à entrées multiples valable 5 ans    Plus de 1,6 billion de dollars pour l'économie maritime chinoise    Sénat des Etats-Unis : Ted Cruz accentue la pression sur le Polisario en évoquant ses liens avec l'Iran    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Désarmement chimique : le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'OIAC    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Le Maroc prépare un plan pour rapatrier ses ressortissants liés à l'Etat islamique depuis l'Irak    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Marsa Maroc ouvre 30% de son capital
Publié dans Les ECO le 27 - 11 - 2013

L'évènement est très commenté, mais aussi très attendu chez les spécialistes du domaine martitime: Marsa Maroc entend ouvrir son capital à des actionnaires privés. La société d'exploitation des ports, jusque-là détenue à 100% par l'Etat, devrait bientôt rejoindre le club des entreprises publiques privatisées. Pour le moment, «cette ouverture de capital ne va pas dépasser les 30%», fait-on savoir au sein de l'entreprise. Le président du directoire, Mohamed Abdeljalil, aurait déjà tenu plusieurs réunions à ce sujet. Il faut dire que Maroc Marsa figure depuis quelques années sur la liste des entreprises à privatiser, mais cette fois, la décision semble plus ferme et le rythme beaucoup plus cadencé afin d'accélérer le dossier. Il reste à savoir si cette opération se fera via une introduction en bourse ou par l'entrée de nouveaux actionnaires dans le tour de table. Les potentiels acquéreurs intéressés ne sont pas encore connus, mais au vu de la prédominance des multinationales dans le secteur maritime au Maroc, il y a de fortes chances que cette entreprise détentrice du monopole de la manutention sur une dizaine de ports du Maroc tombe sous l'escarcelle de mastodontes étrangers, d'où la particularité de cette manœuvre. Celle-ci doit être menée avec une vision, mais aussi avec des clauses préférentielles, une fois que Marsa Maroc sera sous la commande de mains étrangères.
2 MMDH de chiffres d'affaires
«Il faut qu'il y ait des garde-fous afin de ne pas pénaliser l'armateur marocain», conseille le professeur Najib Cherfaoui, expert maritime. Le principal enjeu consiste à ne pas perdre le contrôle des ports nationaux, après la faillite du pavillon national. Aujourd'hui, le Maroc dépense une vingtaine de milliards de dirhams par an pour l'acheminement de ses importations. Plus de 90% de ce montant est accaparé par les armateurs étrangers qui en sont les transporteurs. Si à présent la manutention (on parle, dans le monde de l'aviation, de «handling») est assurée sous influence étrangère, c'est finalement tout le contrôle de l'activité maritime que le pays se mettrait à perdre. Cela pourrait constituer, à terme, une éventualité à risques pour la souveraineté étatique. Il faut d‘ores et déjà signaler que, malgré sa position géostratégique qui lui permet de voir transiter 75% du transport maritime mondial près de ses côtes, le royaume peine à tirer profit de l'activité maritime. L'attention doit être de mise dans cette opération qui suscite la question suivante: quelles en sont les réelles motivations pour une entreprise dont le chiffre d'affaires annuel tourne autour de 2 MMDH ?
Najib Cherfaoui,
Expert maritime et portuaire
Les Eco: Qu'est-ce qui justifierait une ouverture de capital de Marsa Maroc ?
Najib Cherfaoui : À mon avis, cela se justifie par un besoin de liquidités pour soutenir les caisses de l'Etat, ainsi que le besoin de financer les chantiers de Tanger Med II, ce qui dans l'ensemble n'est pas mauvais. Toutefois, on aurait beaucoup à perdre dans cette affaire. En cas d'entrée de puissants armateurs étrangers (qui peuvent financer des sociétés écran), c'est le commerce extérieur du Maroc qui sera menacé. Autre conséquence, les armateurs marocains seront conditionnés par ces manutentionnaires-actionnaires ou propriétaires. Les ports marocains vont, dans ce cas, rouler pour l'économie d'autres acteurs. Il ne faut pas déléguer l'industrie maritime du Maroc à d'autres acteurs concurrents.
Faut-il prévoir des clauses préférentielles ?
Bien évidement! Les responsables doivent surtout penser à l'avenir de la flotte marocaine. Il faut faire attention à l'impact d'une telle décision. Avec la vente ou l'entrée d'actionnaires étrangers dans le tour de table, c'est l'armateur marocain qui est handicapé. Par conséquent, il faut placer des garde-fous, insister pour des clauses préférentielles comme c'est le cas entre les Etats-Unis et l'armateur émirati DP World.
L'activité de Marsa Maroc est-elle rentable ?
Oui, mais elle est handicapée par ses investissements importants sur Tanger Med II. Je dirais même que c'est une société prise à la gorge. Cela dit, l'activité de la manutention dans la dizaine de ports nationaux gérés par la société rapporte, notamment dans les plateformes de Casablanca, Agadir, Jorf Lasfar, Mohammedia, ainsi que Tanger Ville avant sa fermeture.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.