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Ils sont démocrates, nous non plus
Publié dans Les ECO le 05 - 06 - 2011

Mes amis, depuis quelques jours, nous sommes vraiment gâtés. Dans tous les sens du terme. D'abord, par le temps. Il fait tellement chaud et humide qu'on se croirait en Afrique. Je voulais dire en... Afrique noire, l'Afrique subsaharienne, quoi. Au fond, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose que la météo nous rappelle de temps en temps que ce n'est pas parce que nous sommes des «Africains du Nord» que nous ne sommes pas des Africains comme les autres. Au-delà de l'affection que j'ai pour mes frères continentaux du Sud, pourquoi se cacher qu'aussi bien eux que nous, nous avons encore beaucoup de chemin à faire, avant d'atteindre cet état tant sublimé et tant galvaudé qu'on appelle «modernité» et qu'on veut absolument, chez nous du moins, toujours accoler à ce truc indéfinissable et passe-partout qu'on surnomme «authenticité».
N'y voyez, je vous en prie, aucune cynique allusion à quelque astre jadis lumineux et aujourd'hui visiblement en voie d'extinction, car je n'ai pas l'habitude de tirer sur les ambulances, et encore moins sur les corbillards. Revenons en Afrique. Si j'insiste autant, en passant par cette histoire de temps, c'est pour nous pousser, tous, à ne pas trop nous prendre pour ce que nous ne sommes pas encore - et j'ai l'impression que ce n'est pas demain la veille - à savoir des gens «développés». Moi, j'aimais bien quand on nous appelait «pays en voie de développement», parce qu'au moins là, on savait que, certes, on n'y était pas encore, mais qu'on y serait, peut-être, un jour... Mais, depuis qu'on a inventé pour nous cette si confuse appellation de «pays émergent», c'est le flou le plus total. On y a mis presque tout le monde, peut-être, pour faire plaisir au... tiers-monde. On y trouve de tout : ça va de la plus archaïque des républiques bananières de notre jeune continent incontinent, jusqu'aux redoutables dragons d'Asie en passant par le Brésil des carnavals, l'Australie des kangourous, ou bien encore l'Arabie où l'on continue de traiter les femmes comme pas permis. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pour le beau temps qui se gâte, les pauvres gens qu'on mate et, surtout, pour les occasions qu'on rate.
Ne soyons pas trop pessimistes et forçons-nous à dire : «les occasions qu'on est en train, stupidement, de rater».
Comment voulez-vous, avec ça, que ce pays, si «exceptionnel» soit-il, puisse «émerger» du lot et ne plus être assimilé, à juste titre, aux pays les plus ringards, parce que, entre autres, les plus fouettards ? Oui, c'est vrai, nous, nous avons des autoroutes magnifiques, nous venons d'avoir un tram avec de jolies rames, nous allons bientôt avoir un TGV, qui va aller plus vite que le vent, lequel vent on en fait parfois de l'énergie, de l'énergie qu'on dépense sans compter pour tenter d'obtenir un jour notre place au soleil, un soleil qui ne brille pas, hélas, pour tout le monde, et qui donne souvent de sacrés coups à tous ceux qui manquent de pot. Et à propos de coups - j' y reviens - justement, ceux qui en donnent aujourd'hui ou qui ont donné l'ordre d'en donner, sont en train de rater complètement leur coup. Ils veulent nous persuader, en bons néo-démocrates qu'ils ne sont même pas encore, qu'à la veille des «gros chantiers de changement», tous les coups sont permis. D'ailleurs, nous précisent-ils par aboyeurs et répétiteurs interposés, que «ça se passe comme ça aussi dans les pays démocratiques». Ah bon ? Dans quel «pays démocratique», avez-vous vu déjà un gosse ou une femme qui n'ont que leurs cris ou leurs écrits pour armes, en train d'être tabassés à coups de matraque et de brodequins par plusieurs fous furieux venus, soit disant, les protéger d'autres fous furieux qui seraient, eux, barbus, et donc, plus hargneux ? Voire ! Maintenant reste à savoir si tous ces gens qui nous veulent du bien savent que ces frappes, aussi «justifiées et démocratiques» soient-elles, sont passées en boucle dans le monde entier, quelques minutes à peine après avoir été «exécutées».
Et savent-ils qui les ont vues en premier ? Nos amis de là-haut qui, à peine avaient-ils fini de nous congratuler pour notre «exceptionnalité», ont re-commencé à nous gronder, et bientôt, à nous tirer les oreilles, et, vous allez voir, à nous retirer l'oseille. Et je ne crois pas que c'est en leur annonçant, même sous le sceau imprudent et impatient de la confidence, les dates des prochaines votations qu'ils vont fermer les yeux sur nos revirements déboussolés et nos dérives incontrôlées. En attendant que nos donneurs d'ordre reviennent à la raison, et que nos bastonneurs retournent à la maison, je vous souhaite un bon week-end et je vous dis vivement le vrai changement et vivement vendredi prochain.


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