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«Un ALE entre le Maroc et la Cemac serait pertinent»
Publié dans Les ECO le 16 - 07 - 2013


Lahcen Sail,
Ambassadeur du Maroc au Cameroun.
Le Cameroun est un grand chantier. Des opportunités d'investissements se présentent pour le Maroc. Le regard de l'ambassadeur du Maroc, Lahcen Saïl, à Douala.
Le Quotidien de l'Economie : Pourquoi les investisseurs marocains sont-ils si actifs ces dernières années au Cameroun ?
Lahcen Sail : C'est une constante qui procède d'une stratégie renouvelée de la politique africaine du royaume envers son continent. Elle se justifie par les relations économiques, culturelles et spirituelles multi-séculaires tissées avec notre espace vital, l'Afrique, dont la République du Cameroun, pays riche d'histoire, de culture, connu, entre autres, pour sa stabilité et sa tolérance et le dynamisme de sa jeunesse.
Je rappelle à cet effet que depuis son indépendance, le Maroc a joué et ne cesse de jouer un rôle primordial dans la mise en œuvre des bases de la solidarité et de la coopération africaine. Je signale à titre d'exemple que grâce à cette politique, le Maroc est actuellement le premier pays africain investisseur en Afrique de l'Ouest et le deuxième au niveau continental.
Le Cameroun est une plaque tournante de la sous-région. On vient de le constater une nouvelle fois à travers l'organisation du Sommet réussi de la sûreté et de la sécurité dans le Golfe de Guinée. C'est un pays qui aspire à l'émergence pour le bien-être de son peuple, entreprend des réformes politiques et économiques importantes pour atteindre cet objectif. Le Cameroun est actuellement un grand chantier, et c'est tout à fait normal et naturel que le Maroc, fidèle à sa politique de coopération Sud-Sud et à ses amitiés, s'intéresse au Cameroun et s'active à l'accompagner dans ce grandiose processus qui attire l'adhésion d'autres pays amis et investisseurs étrangers qui ont confiance dans le Cameroun.
Le niveau des échanges entre les deux pays vous paraît-il déjà satisfaisant ?
En termes de chiffres, les échanges commerciaux entre nos deux pays ont connu une nette progression, ils sont passés de 17 millions de dollars en 2006 à 48 millions de dollars us en 2011. Le volume des échanges pour l'année 2012 est resté globalement dans la même fourchette que 2011. En termes d'espérance et d'ambition, elles sont, malgré cette amélioration, en deçà de nos espérances et de nos ambitions, vu les potentialités de nos deux économies respectives.Pour soutenir cette dynamique et développer nos relations commerciales, nos deux pays ont procédé tout au long de 2012 et 2013 à l'échange de visites entre opérateurs économiques des deux parties ainsi qu'à l'organisation de missions économiques (au Maroc, mai 2012 et au Cameroun, septembre 2012).L'année 2013 a également connu un échange de visites entre les élus locaux (maires, gouverneurs, acteurs socioéconomiques) marocains et camerounais, dont l'objectif est de renforcer les échanges et la coopération entre les communes et régions des deux pays dans les différents domaines. Ces missions ont retenu des actions de coopération et ont abouti à la signature d'accords. Je cite à titre indicatif le mémorandum d'entente entre Kénitra et Yaoundé et le jumelage entre la ville de Bangangte et celle de Laâyoune.
À votre avis, que faut-il faire pour développer davantage les échanges entre les deux pays ?
Il ne faut négliger aucune piste. Toutes les propositions visant le renforcement des relations économiques entre les deux pays sont les bienvenues. Dans le court terme, il faut à mon avis renforcer le cadre juridique favorisant les échanges commerciaux par l'accélération de la signature de l'accord de tarification préférentiel en cours de négociation entre les deux parties, mettre en place le Conseil d'affaires maroco-camerounais, dont la mission principale consiste en la représentation et la commercialisation des produits de services dans chacun des deux pays, notamment à travers un Show Room d'exposition permanente. Voilà une initiative novatrice.Dans le moyen terme, il y a lieu d'envisager la conclusion d'un accord de libre-échange entre le Maroc et la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, NDLR), dont les retombées seraient profitables à toutes les parties. Un exemple important est à citer à ce niveau. Il s'agit de la levée au mois de mai 2013, suite à la visite royale en mars 2013 au Sénégal et en Côte d'Ivoire, des dernières réserves à la signature de l'accord commercial préférentiel et d'investissement entre le Maroc et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), paraphé en 2008.
Thierry Ekouti
Dir.pub-Le Quotidien de l'Economie (Cameroun)
Fatigués des fausses promesses
Le gouvernement camerounais a annoncé que l'offre en eau potable de la capitale économique recevra 100.000 m3 supplémentaires par jour dès 2014 à la faveur de l'entrée en service du deuxième module de la station de pompage de Yato, sur le fleuve Moungo. De l'eau à distribuer par la Camerounaise des eaux (CDE), filiale du marocain ONEP. Si cette promesse venait à se réaliser, elle porterait à plus de 225.000 m3 par jour l'offre dans cette ville. Contrairement au discours officiel, cela ne pourra pas satisfaire la demande d'une ville de 2,5 millions d'habitants pour moins de 100.000 branchements. Doit-on rappeler que la première augmentation de la production de 50.000 m3 par jour à Douala, n'a pas été ressentie par les consommateurs ? Puisque les mêmes quartiers continuent de souffrir d'une absence permanente d'eau... Qu'est-ce qui peut donc faire croire qu'en 2014, il n'en sera pas de même ? Le gouvernement camerounais n'en serait d'ailleurs pas à son premier échec quant à traduire en actes concrets ses promesses de projets de développement. Pour rester à Douala, c'est en novembre 2012 que le marché de la construction de la pénétrante a été attribué à la société Razel pour un délai d'exécution de trente mois. Huit mois après, soit un peu moins du tiers du temps imparti, le chantier n'a toujours pas démarré...En janvier 2013, l'on apprenait l'attribution à Sogea Satom, par une procédure des plus brumeuses, le marché de la construction du deuxième pont sur le Wouri. Il y a quelques jours, la tribune qui avait même été érigée pour la cérémonie de pose de la première pierre a été démontée, renvoyant tout le monde dans l'incertitude. À quand finalement le début des travaux ? Impossible de le savoir... D'où l'attitude de cette maman qui, en écoutant l'annonce du gouvernement, s'est spontanément exclamée : «Laissez-nous ! Nous sommes fatigués de vos fausses promesses».


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