Le Roi félicite Mohamed Chouki à l'occasion de son élection président du RNI    Sahara : Washington impulse une étape décisive pour le règlement à Madrid    Lutte contre la corruption : L'INPPLC et l'ANGSPE s'allient pour renforcer les principes de probité    Ministère public : nouvelles directives sur les règles d'interrogatoire des personnes déférées    Droit à l'information : l'urgence d'une réforme    Ramadan : Adoption de l'horaire continu par les administrations, les établissements publics et les collectivités territoriales    France : 2025, année du réveil du crédit immobilier    Office des changes : le système d'information au cœur d'un tournant stratégique    Energie et compétitivité économique : l'industrie en transformation    Béni Mellal-Khénifra : Forte reprise de la production agrumicole pour la campagne 2025-2026    Renforcement de la connectivité entre le Nord du Maroc et l'Europe    Intempéries : le groupe Al Barid Bank mobilise un dispositif exceptionnel au service des populations sinistrées    Xi Jinping : l'autonomie en sciences et technologies..clé de la construction de la Chine moderne    Sénégal: Un étudiant tué après des affrontements avec les forces de l'ordre    Inondations : les Emirats arabes unis expriment leurs condoléances et leur solidarité avec le Maroc    Zone OCDE : l'inflation globalement stable à 3,7% en décembre 2025    CAN 2025 : beIN SPORTS annonce une audience record    OM : l'avenir de Medhi Benatia de plus en plus incertain à l'OM    Les matchs en retard bousculent la Botola avant le Ramadan    José Mourinho en pole position pour diriger le Portugal après le Mondial 2026    Les fortes pluies ont endommagé 163 routes et fermé plusieurs axes dans le Nord    Maroc-Etats Unis : Un consulat mobile au Texas pour accompagner les MRE    Nord-Ouest du Maroc : Alerte rouge aux pluies extrêmes et risques d'inondations    Recherche scientifique : le CNRST et l'UMP d'Oujda lancent la première unité régionale d'appui technique    Le Marché dar Essalam enrichit le quotidien avec l'ouverture de son aile ouest et du cinéma pathé    Liga : Villarreal à l'affût pour Sofyan Amrabat ?    Le retour d'Azzedine Ounahi se précise après des semaines d'absence    Arsène Wenger tranche : le Maroc au niveau des géants européens    Les échanges éducatifs et culturels riches et diversifiés entre le Maroc et les Etats-Unis célébrés à Washington    Maroc : La tempête Marta perturbe le réseau routier, quatre axes restent fermés    Mondial 2030 : Le co-investissement au cœur du partenariat Maroc-Espagne-Portugal    Washington intercepte un pétrolier défiant le blocus sur le Venezuela    Maroc : La Cour des comptes pointe les retards et failles des programmes de développement territorial    Essaouira dans le top 10 mondial des destinations pour les retraités français pour 2026    Températures prévues pour le mercredi 11 février 2026    Grève ferroviaire en Espagne : un accord trouvé pour améliorer la sécurité des conducteurs et du réseau    Personnes déférées: Le parquet encadre l'interrogatoire    Elam Jay signe son retour avec « BAN SHITA NO »    Amara : Le chantier de généralisation de la protection sociale, un choix stratégique impulsé par le Roi    José Manuel Albares reçoit Nasser Bourita et Staffan De Mistura à Madrid dans le cadre des consultations sur le Sahara marocain    L'Année au Galop    SNRT unveils Al Aoula's Ramadan 2026 schedule with diverse programming    Des tombes musulmanes datées d'Al-Andalus découvertes à Estepona    Présidentielle au Portugal: Large victoire du candidat Antonio José Seguro    Xi Jinping en visite dans un complexe d'innovation en technologies de l'information à Pékin    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    Al Aoula mise sur l'émotion et l'engagement pour Ramadan    Les Afropéennes célèbrent la diversité à Lomé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Eau potable : Pas d'augmentation des tarifs en vue
Publié dans Les ECO le 06 - 01 - 2015

Même si l'équilibre économique et financier du secteur de l'eau potable est «menacé», le gouvernement n'envisage pas une augmentation des prix.
Le ministre camerounais de l'Eau et de l'énergie (MINEE) a publié dans la presse, le 29 décembre dernier, un communiqué pour démentir une rumeur persistante faisant état d'un projet de révision à la hausse des tarifs de l'eau potable produite et distribuée par la Camerounaise des eaux (CDE), filiale de l'Office national de l'eau potable (ONEP) du Maroc. Dans ce communiqué, Basile Atangana Kouna martèle qu'«aucun dossier d'augmentation des tarifs de l'eau au Cameroun n'est en cours d'examen au niveau du gouvernement». Dans son communiqué pourtant, le MINEE reconnaît qu'«une révision des tarifs restés bloqués depuis plus d'une quinzaine d'années déjà, pourrait effectivement s'expliquer». En effet, dans un article paru le 23 décembre 2014 dans les colonnes de Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental, Basile Atangana Kouna indiquait déjà que «l'équilibre économique et financier du secteur est aujourd'hui menacé». Mais, rassure-t-il dans son communiqué, «le gouvernement qui est soucieux du pouvoir d'achat des populations trouve qu'il est, pour le moment, inopportun d'ouvrir des discussions relativement à une éventuelle restructuration tarifaire de l'eau au Cameroun». Pour autant, l'on sait que les réunions se sont multipliées ces derniers temps entre les différents acteurs intervenant dans le secteur de la production et de la distribution de l'eau potable au Cameroun. La communication du MINEE est d'ailleurs la seule information émanant d'une session du Comité de suivi des contrats d'affermage et de concession du secteur de l'eau potable, qui a eu lieu le 22 décembre 2014 à Yaoundé sous la présidence du ministre lui-même.
Selon le Cameroon Tribune, l'ordre du jour de cette réunion comportait, entre autres, l'évaluation des coûts de production des entreprises du secteur ; mais aussi «la situation des impayés de l'administration, idem pour les dettes croisées entre l'Etat, la Camwater (Cameroon water utilities corporation) et la CDE, ou encore le rapport final d'une commission chargée d'apprécier l'impact du surcoût de la convention collective». Cette réunion intervient dans un contexte marqué par la mobilisation d'une organisation de la société civile contre la hausse des tarifs. En effet depuis le début du mois d'octobre 2014, la Ligue camerounaise des consommateurs (LCC), présidée par Delor Magellan Kamseu Kamgaing, a lancé une pétition afin de recueillir le maximum possible de signatures des citoyens s'opposant à une revue à la hausse des prix de l'eau potable. Le plaidoyer de la LCC repose sur le prix actuel de l'eau qui est de 364 FCFA (0,76 dollar) le mètre cube. «Ce qui est déjà très élevé par rapport à la tranche sociale de l'électricité qui est de 100 FCFA (0,2 dollar)». Cette organisation dénonce aussi les frais de coupure qui se chiffrent à 4.590 FCFA (9,18 dollars) et qui sont jugés «exorbitants». Sans oublier les 780 FCFA (1,56 dollar) de frais d'entretien du compteur, «alors que le compteur n'est jamais entretenu».
Mais, l'organisation s'insurge surtout contre le faible taux d'accès à l'eau potable. À titre d'exemple, d'après ses propres statistiques, la CDE ne totalise qu'un peu plus de 90.000 abonnés à Douala, ville principale du Cameroun, avec près de 3 millions d'habitants. Dans sa pétition, le leader de la LCC menaçait enfin d'engager une grève de la soif au cas où le gouvernement ne renoncerait pas à son projet au 31 décembre 2014. Le communiqué du MINEE est donc intervenu à temps pour empêcher cette grève de la soif ; même s'il est vrai que le gouvernement n'avait jamais reconnu officiellement l'existence de ce projet de révision du prix de l'eau potable. Laissant à Camwater (société de patrimoine chargée de rechercher les financements et de réaliser les investissements dans le secteur de l'eau) le soin de démentir une information qui court depuis plusieurs mois.
Thierry Ekouti,
Dir. pub - Le Quotidien de l'Economie (Cameroun)
Conditions prohibitives
Des efforts considérables et indéniables ont été réalisés ces derniers temps dans le secteur de l'eau potable au Cameroun. À Douala par exemple, le niveau de production a été augmenté de 100.000 m3 il y a à peine deux semaines à la faveur de la fin des travaux d'augmentation des capacités de la station de captage de Yato sur le fleuve Moungo. Dans certains quartiers, des populations dont les robinets n'avaient jamais vu passer de l'eau depuis leur installation ont poussé un ouf de soulagement en voyant couler le précieux liquide. À Yaoundé, ce sont 50.000 m3 supplémentaires qui sont venus s'ajouter à l'offre en avril 2014. Pour autant, il ne faut pas s'attendre à voir s'estomper les plaintes et les critiques à l'endroit du service de l'eau potable au Cameroun. Car, ces réalisations ne représentent en réalité rien à côté de la gravité du problème. En ne considérant que les populations effectivement connectées au réseau, la faiblesse de l'offre par rapport à la demande est telle que dans certains quartiers, l'eau ne coule que pendant quelques minutes par jour. Ailleurs, elle ne coule même pas ; c'est le cas de Yaoundé où des camions citernes sont souvent réquisitionnés pour distribuer de l'eau dans les quartiers. La situation est encore pire si l'on regarde du côté des citoyens ayant accès à l'eau. En effet, la CDE compte à peine 500.000 abonnés dans un pays de plus de 22 millions d'habitants. Les conditions d'abonnement jugées prohibitives y sont pour quelque chose.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.